Publicité

Avignon fête sa 75e édition

"Kingdom" , mise en scène d'Anne-Cécile Vandalem dans la cour du lycée Saint Joseph. ©PHOTOPQR/LA PROVENCE/MAXPPP

La Cité des papes célèbre cet anniversaire en mode "covid-proof", avec plusieurs productions belges d’envergure au programme du IN.

Alors qu’on vient d’apprendre sa nomination comme successeur d’Olivier Py à la tête du célèbre festival, le metteur en scène portugais Tiago Rodrigues ouvre les festivités du IN avec "La Cerisaie" de Tchekhov, coproduit par le Théâtre de Liège, avec Isabelle Huppert dans le rôle de Lioubov. Cette édition quelque peu singulière oblige les festivaliers à porter le masque intramuros et à emprunter certaines rues piétonnes dans un sens précis; quant à ceux qui souhaitent accéder à la cour d’honneur du palais des papes, ils doivent fournir un test négatif de moins de 48h… Hormis ces mesures de prévention, la cité avignonnaise accueille comme chaque été sa foule de spectateurs, et les salles peuvent remplir leur jauge à 100%.

Autre bonne nouvelle: cette année, le IN accueille trois productions du Théâtre National: au cloître des Célestins, Fabrice Murgia incarne "La dernière nuit du monde" sur un texte de Laurent Gaudé; à La FabricA, Caroline Guiela Nguyen signe "Fraternité, conte fantastique"; au Lycée Saint-Joseph, Anne-Cécile Vandalem appose le point final à la trilogie initiée par "Tristesses", avec "Kingdom".

Dans la cour de la Collection Lambert, c’est une production du Théâtre de Namur qui rassemble l’économiste sénégalais Felwine Sarr et le metteur en scène rwandais Dorcy Rugamba autour de René Char et Frantz Fanon sous le titre "Liberté, j’aurai habité ton rêve jusqu’au dernier soir".

Dans le IN toujours, la création belge néerlandophone n’est pas en reste avec "Lamenta" de Koen Augustijnen, scénographie coproduite par Charleroi danse et Mons arts de la scène, ainsi que deux productions du NT Gent signées Milo Rau et Angélica Lidell. La performeuse espagnole a été invitée à créer le troisième volet d’"Histoire(s) du Théâtre", qui repense le théâtre en tant que forme d’art, tandis que Milo Rau montre "The New Gospel", film documentaire réalisé pendant la pandémie, présenté en avant-première au Festival international du film de Venise et récemment choisi comme Documentaire de l’Année en Suisse. Pour cet "évangile moderne", le directeur du NT Gent s’est rendu à Matera, dans le sud de l’Italie – la ville où Pasolini et Mel Gibson avaient filmé la vie de Jésus: Rau y a trouvé son propre Christ et ses apôtres parmi les migrants travaillant dans les champs pour un salaire de misère.

75e édition du Festival d’Avignon, jusqu’au 25 juillet.

Lire également

Publicité
Publicité
Publicité
Publicité

Messages sponsorisés

Messages sponsorisés