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Quand "La femme qui danse" s'empare des mots, Pietra se dévoile

Dans son nouveau spectacle, Pietragalla récite, au rythme de ses mouvements, les textes qu’elle a écrits ces quatre dernières années, et qui lui ont insufflé l'envie de monter cette œuvre. Crédit: Pascal Elliot.

À la croisée du mouvement et du texte, la danseuse Marie-Claude Pietragalla propose, dans son nouveau spectacle, une rétrospective de sa carrière et de son histoire personnelle.

Paris, Rome, Londres, New York, … Marie-Claude Pietragalla a conquis, sur la pointe des pieds, les scènes du monde entier. Le 17 septembre, l’ex-danseuse étoile de l’Opéra de Paris revient au Cirque Royal de Bruxelles pour présenter son nouveau spectacle, "La femme qui danse".

"C’est la première fois que je n’interprète aucun personnage, que je suis moi-même."
Marie-Claude Pietragalla
Danseuse et fondatrice de la compagnie le Théâtre du Corps

Un dialogue intime, physique et cérébral, proposé sous l’impulsion du Théâtre du Corps, la compagnie et société de production, qu’elle a créée avec son partenaire à la vie comme à la scène, Julien Derouault, il y a 16 ans.

Dans ce travail autobiographique, Pietra raconte, sans tabou, l’exigeante carrière qui l’a menée au firmament de la danse contemporaine. On y découvre une artiste seule sur scène, infiniment sensible et dédiée à son art, qu'elle vit comme une prestation de funambule: sur la corde raide, sans concession, mais pas sans passion. "Ce spectacle est particulier pour moi car c’est la première fois que je n’interprète aucun personnage, que je suis moi-même", avoue-t-elle.

Allier le geste à la parole

"La femme qui danse", Pietra la dévoile avec son corps, avec son âme, mais aussi avec ses mots. Face à la scène, le public est confronté à un objet artistique peu conventionnel.

Microtée, Pietra récite, au rythme de ses mouvements, les textes qu’elle a écrits ces quatre dernières années, et qui lui ont insufflé l'envie de monter cette œuvre. "J’ai commencé à écrire des textes sur la danse, mon rapport à la scène, à l’espace, (…) ces mots ont ensuite donné naissance au spectacle", dont ses textes sont le fil rouge.

Dans le monde de Pietra, le mouvement est langage, mais parler et danser simultanément était un challenge. "Il y a tout un travail du souffle à faire lorsqu’on effectue des mouvements et que l’on parle en même temps (…) il faut avoir une voix claire et nette et puis danser, c’est très exigeant", commente-t-elle. Car le souffle occupe, lui aussi, une place de choix dans son spectacle. "On n’entend jamais un danseur respirer (…) je trouvais que c’était intéressant de ramener de la vie et du souffle, car l’énergie, c’est le souffle", ajoute Pietra.

Dans son spectacle, Pietra accompagne ses mouvements d'images abstraites, qui laissent libre cours à l'imagination du public. Crédit: Pascal Elliot.

Mélange d'univers

À ces difficultés techniques se sont rajoutées d’autres contraintes: celle d'être seule sur scène ou encore, de devoir lâcher prise. Pietra a dû laisser parler ses émotions et ses souvenirs, pour que jaillissent, dans ses mouvements, la richesse de son expérience diversifiée, l'emprunte des grands maîtres qu’elle a rencontrés, comme Maurice Béjart, Roland Petit, Rudolf Nureyev, Forsyhte, etc.

Cette diversité, Pietra l'exprime au travers d'autres outils, comme des extraits de musiques aux univers hétéroclytes ou encore, des projections d'images abstraites.

Cette diversité, Pietra l’exprime également au travers d’autres outils, comme des extraits de musique, où des artistes aussi variés que Tchaïkovski ou Hildur Gudnadottir (qui a composé la bande originale de la série télévisée Chernobyl) s'invitent.

Pietra étoffe aussi sa scénographie d'images abstraites "en rapport avec le corps et le mouvement' pour laisser libre cours à l’imagination du public.

Car l'imagination et le renouvellement ont toujours guidé la carrière de Pietra. Celle qui fut tour à tour danseuse étoile de l'Opéra de Paris, puis directrice des Ballets de Marseille, avant de fonder le Théâtre du Corps, n’a de cesse de créer encore, toujours. "Cela a toujours été une question de choix, une opportunité pour sortir de ma zone de confort", explique-t-elle.

L'occasion aussi, de transmettre un héritage aussi varié que possible à la génération future au travers de ce voyage, qui promet un avenir encore plus beau à une artiste, déjà majuscule.

"La femme qui danse"

Le 17 septembre 2021, à 20h00, au Cirque Royal de Bruxelles.

Chorégraphie et production: le Théâtre du Corps ( Marie-Claude Pietragalla et Julien Derouault.

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