Retour aux racines de Brooklyn

©Véronique Vercheval

À 45 ans, Eric Weiss connaît un succès international avec un livre inspiré de son enfance.

Eric Weiss est un écrivain dont les deux premiers livres n’ont pas rencontré leur public, comme on dit pudiquement. Mais, à 45 ans, il connaît enfin un succès mondial avec le livre inspiré de son enfance dans la communauté juive de Brooklyn. Pourtant, il a tout fait pour fuir ce monde et la pesante hérédité familiale en décrochant une bourse pour étudier. C’était une question de survie. Comme Houdini, il fallait qu’il se libère des chaînes de Brookyn. Il est même devenu athée et s’est marié à une non juive.

C’était une question de survie. Comme Houdini, il fallait qu’il se libère des chaînes de Brookyn.

On le découvre quand il rend visite à son père, avec lequel le courant n’est jamais vraiment bien passé, à l’hôpital. Bougon, de mauvaise foi, le vendeur de chaussures n’apprécie pas qu’il ait écrit un roman inspiré de leur histoire et surtout qu’il l’ait dédicacé d’un simple "pour mon père et ma mère", sans mentionner leurs noms. À la cafétéria du même hôpital – "le dernier refuge des juifs de Brooklyn" – il croise son copain d’enfance Ira, qu’il ne reconnaît pas, "sorti du contexte". Au gré des rencontres, il va se réconcilier avec son identité juive et renouer le dialogue avec son père, même de l’au-delà.

©Véronique Vercheval

Richard Ruben a flashé sur la pièce de Donald Margulies et a cherché un metteur en scène pour l’adapter. Armand Delcampe a répondu présent assumant également le rôle du père juif. Lors de la création au Festival de Spa, Richard Ruben, plus habitué des one-man-show que du théâtre de scène, peinait à habiter son personnage et l’on était plus proche de l’univers de Rabbi Jacob, que de celui de Woody Allen évoqué dans le programme. D.B.

"Brooklyn boy" à l’Atelier Théâtre Jean Vilar à Louvain-la-Neuve jusqu’au 15 octobre, 0800 23 325 www.atjv.be.

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