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Théâtre brillant cherche salle où tendre son Rideau

Le divorce a été annoncé. Le Théâtre du Rideau de Bruxelles a décidé de quitter Bozar après 67 ans de vie commune et plus de 15.000 représentations. "Une décision fondée sur deux éléments, expliquait Jean-Marie De Backer, le président du Rideau. L’absence de salle pérenne suite à la destruction du Petit Théâtre en 2006. Et les conditions de travail au Palais des Beaux-Arts qui se sont fort, fort dégradées: bruits pendant les représentations, chaleur étouffante dans la salle, décors abîmés, infiltration d’eau, etc."

Après des années de discussions, le Rideau et Bozar n’ont pas trouvé de terrain d’entente. Le Rideau reproche à l’institution sa sourde oreille et ses silences. "Le Palais des Beaux-Arts, d’une certaine façon, ne nous veut plus", considère Jean-Marie De Backer qui n’exclut pas d’aller en justice pour demander réparation. Et Bozar considère avoir fait suffisamment de propositions pour satisfaire le Rideau. "Je suis très triste qu’on en soit arrivé là, déclarait Étienne Davignon, président du conseil d’administration du Palais, à notre confrère de La Libre Belgique. Mais tout ce que nous avons proposé ne les a pas satisfaits. Le problème de fond est que le nouveau directeur souhaite une salle de 400 places que nous n’avons pas." Chiffre que Michael Delaunoy, directeur du Rideau, dément. Pour lui, le Rideau a besoin de deux salles, l’une de 250 à 300 places, l’autre de 150 places.

Depuis juillet, le Rideau a déménagé ses bureaux. Et aujourd’hui il cherche activement un espace où déployer ses spectacles dès la saison prochaine. Et surtout mettre fin au nomadisme qui tue son image et freine ses abonnements. Cette saison, le Rideau joue au 210, au Varia, à Wolubilis, au Marni et à Bozar. Pour l’année prochaine, les idées sont bienvenues à rideaucherchetheatre@rideau.be.

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