Comptage des voix: la source du bug identifiée

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Deux jours après le bug informatique, la situation a été rétablie à Bruxelles. Une anomalie dans le système avait empêché le décompte des voix de préférence essentiellement à Bruxelles, mais aussi, dans une moindre mesure, en Wallonie et en Flandre.

Deux jours après le bug qui a faussé le comptage des votes dans la circonscription électorale de Bruxelles, la situation a été rétablie. Le bug informatique trouvait sa source dans le choix que les électeurs pouvaient effectuer dans l’isoloir. En effet, ces derniers avaient la possibilité de changer d’avis et de revenir en arrière. Résultat : la carte magnétique enregistrait le premier résultat et non pas le deuxième, rectifié. Le logiciel de comptage s’est rendu compte de l’anomalie.

Le SPF Intérieur tempère. Selon Stéphane De Mul, le porte-parole de la cellule élection, seuls 2.000 votes ont fait les frais de cette erreur informatique, c’est-à-dire 0,06% des votes.

Derrière le bug, une filiale d'Ethias

C’est Stésud, une filiale de NRB, qui a développé l’application. NRB est l’ancien département IT d’Ethias, qui compte toujours l’assureur mutualiste comme principal actionnaire. On trouve à ses côtés dans le capital de la société informatique quelques intercommunales, comme Tecteo ou la SWDE. Dans une interview qu’il nous avait récemment accordée, le directeur financier Henri Thonnart expliquait qu’il misait sur les élections pour doper son chiffre d’affaires.

Unanimité

Du côté des politiques, l’affaire fait grand bruit. "C’est la mort du vote électronique", a commenté Olivier Maingain interrogé sur La Première. Mais le président du FDF n’est pas le seul à émettre un avis aussi négatif. Toutes les formations politiques ont, évidemment, déploré le maintien du vote électronique après le bug rencontré dimanche soir.

Olivier Deleuze, coprésident d’Ecolo, a déclaré qu’il était favorable à un retour du vote papier pour les prochaines élections. Laurette Onkelinx et Charles Michel ont, semble-t-il, abondé dans le même sens.

L’association citoyenne pour une éthique du vote automatisé crie au scandale pour la démocratie. "Ce n’est pas la première fois qu’un bug informatique perturbe le dépouillement des votes. Ce système manque de transparence", tempête l’association dans un communiqué.

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