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Les Etats-Unis, la France et la Grande-Bretagne ont frappé la Syrie

©EPA

Des frappes de missiles ont été menées samedi matin par les Américains, les Français et les Britanniques, contre l'arsenal chimique syrien.

Le président américain Donald Trump avait promis des frappes en Syrie. Il l'a fait, samedi à l'aube, avec l'appui de la France et de la Grande Bretagne. Pour rappel, le régime de Bachar el Assad est suspecté d'être derrière la récente attaque chimique sur la ville de Douma. Le président français Macron avait dit qu'il suivrait les Etats-Unis, ainsi que Theresa May, la Première ministre britannique. D'autres, comme les Allemands ou les Belges, préféraient une réponse politique ou d'attendre d'avoir une véritable preuve de l'auteur de l'attaque.

Les frappes ont visé le principal centre de recherche chimique et deux sites de production. "C'est la capacité de développer, de mettre au point et de produire des armes chimiques qui est atteinte", a fait savoir la ministre française des Armées Florence Parly. "Le but est simple: empêcher le régime de faire à nouveau usage d'armes chimiques", a-t-elle dit.

Les réactions ont fusé de toutes parts suite à cette attaque. Retrouvez-les ici

• Côté belge, le Premier ministre Charles Michel a déclaré "comprendre" l'intervention occidentale, condamnant "fermement" l'utilisation d'armes chimiques. Le détail de la réaction belge.

Le Kremlin de l'opération qui allait avoir lieu. Histoire d'éviter que des soldats russes présents sur le sol syrien ne soient touchés. De leur côté, les Américains ont précisé qu'aucune autre opération militaire visant la Syrie n'était prévue à ce stade.

Pour rappel, la Russie avait mis en garde contre les danger d'une nouvelle guerre de grande envergure en cas de telles frappes. Moscou a réagi sans attendre après le raid allié: "Plus de 100 missiles de croisière et missiles air-surface ont été tirés par les Etats-Unis, la Grande-Bretagne et la France depuis la mer et l'air sur des objectifs syriens militaires et civils", a indiqué le ministère russe de la Défense. "Un nombre significatif" de ces missiles ont été abattus par la défense aérienne syrienne, a ajouté le ministère russe. Par contre, toujours selon le ministère russe de la Défense, la Russie n'aurait pas utilisé ses systèmes de défense antiaérienne en Syrie pour contrer les frappes occidentales.

• Depuis la fin de la guerre froide, plusieurs crises ont éclaté entre l'Occident et la Russie. On vous les rappelle ici

Le régime syrien a lui  dénoncé une "agression barbare et brutale". Ces frappes visent à "entraver" une mission de l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC), qui devait entamer ce samedi son enquête à Douma sur une attaque chimique présumée.

       • Pour l'expert militaire belge Joseph Henrotin, la riposte russe sera probablement indirecte, en ciblant par exemple les rebelles syriens. Retrouvez ici son interview.

Pour rappel, le régime d'Assad est suspecté d'être derrière la récente attaque chimique sur la ville de Douma. Le président français Macron avait dit qu'il suivrait les Etats-Unis, ainsi que Theresa May, la Première ministre britannique. D'autres, comme les Allemands ou les Belges, préféraient une réponse politique ou d'attendre d'avoir une véritable preuve de l'auteur de l'attaque.

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