Le gouvernement wallon rejette l'offre de l'Europe sur le Ceta

Ministre-président wallon, Paul Magnette ©AFP

Malgré les nouvelles propositions de la Commission européenne, le gouvernement wallon a décidé de dire non au Ceta. Le parlement se réunit vendredi matin pour prendre position.

La pression est maximale sur le Parlement wallon, qui doit se réunir ce vendredi matin pour statuer sur le Ceta alors que les chefs d’État et de gouvernement de l’Union européenne doivent aborder le même sujet dans la matinée.  Le gouvernement wallon a tenu une réunion d’urgence jeudi soir pour statuer sur les dernières propositions de la Commission européenne.  Des discussions houleuses qui ont débouché sur un rejet de l’offre de la Commission. Deux sources proches du Parti socialiste et au fait du dossier confiaient que ce que la Commission avait mis sur la table n’était pas suffisant pour répondre aux inquiétudes wallonnes

L’exécutif européen avait transmis dans l'après-midi ses dernières propositions pour tenter de déverrouiller le veto wallon. La Commission européenne n’envisage pas de modifier la substance du traité, ses propositions portent sur des notes interprétatives.  "La décision appartient au seul Parlement de Wallonie! La démocratie contre la technocratie..." a tweeté le président de l’assemblée, André Antoine (cdH).  Les Parlements de la Communauté française et de la Région bruxelloise doivent aussi s’exprimer.


Pression intense

Les ambassadeurs auprès de l’Union européenne se sont réunis en urgence en soirée sur le Ceta. La Région wallonne n’était pas représentée à leur table, mais le représentant permanent belge auprès de l’Union, François Roux, était en contact permanent avec Paul Magnette, le ministre-président wallon, pour affiner la position belge. "Le Ceta pourrait être notre dernier accord commercial si nous ne parvenons pas à convaincre les gens que nous négocions pour protéger leurs intérêts", s’est inquiété le président du Conseil européen, Donald Tusk. Le Premier ministre Charles Michel (MR) a souligné la difficulté dans laquelle cette situation mettait la Belgique: "C'est un moment délicat pour la Belgique, pour notre rôle dans les institutions européennes.

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