SAB InBev, les marchés y croient

AB InBev compte racheter son concurrent SABMiller, pour former un géant qui produirait environ un tiers de la bière consommée dans le monde entier et afficherait une capitalisation boursière supérieure à 200 milliards d'euros. Les titres des deux brasseurs ont bondi en Bourse.
  • Sept ans après Anheuser-Busch, le brasseur belge repart à l’assaut

    Où s’arrêtera-t-il? La question concerne AB InBev. Le brasseur belgo-brésilien, qui était déjà installé dans le fauteuil de leader mondial du secteur depuis le rachat de l’américain Anheuser-Busch, s’apprête à lancer une offre sur SABMiller, son principal rival. Ces dix dernières années, le groupe de Louvain avait déjà dépensé une centaine de milliards de dollars en acquisitions, dont 52 milliards pour le brasseur de la Budweiser. La nouvelle cible qu’il a officiellement placée dans son viseur vaut entre 90 et 100 milliards de dollars.

    L’information est tombée en trois temps mercredi. Un: le "Financial Times" a relancé les spéculations sur un rapprochement entre AB InBev et SABMiller en relevant différents signaux. Deux: SABMiller a dit avoir été informé qu’AB InBev avait l’intention de lui soumettre une proposition. Trois: AB InBev a confirmé avoir approché le conseil d’administration de SABMiller concernant une fusion des deux sociétés. Les deux intéressés n’ont rien ajouté, laissant les marchés dans l’expectative quant aux termes et conditions de l’offre.

    Ces annonces mettent fin à des années de spéculations. Le deal aura-t-il lieu ou fera-t-il flop, comme la tentative de rachat du néerlandais Heineken par SABMiller il y a un an? Les marchés y croient. L’action SABMiller a bondi de 19,9% en Bourse de Londres, tandis que le titre AB InBev a terminé en hausse de 6,4% sur Euronext Bruxelles. Quant au candidat acquéreur, il a habitué les investisseurs aux réponses positives en réussissant à boucler quasi toutes les transactions qu’il a entamées.

    Le nouvel ensemble pèserait 275 milliards de dollars en Bourse. Il réaliserait un chiffre d’affaires d’environ 70 milliards de dollars et aurait une part de 30% du marché mondial. Des chiffres colossaux, qui donnent le vertige. Bruxelles et Louvain sont-ils encore formatés pour accueillir le siège d’un groupe d’une telle dimension? Et Euronext Bruxelles continuera-t-elle d’être sa première place de cotation? Les semaines à venir nous le diront.

     

    Notre suivi en direct s'arrête ici. Merci de nous avoir suivis. Retrouvez toutes les informations sur le rapprochement entre AB InBev et SABMiller dans notre journal de ce jeudi et sur le site de LEcho.be 

  • La CSC ne s'attend pas à un impact sur l'emploi à court terme

    Un mariage éventuel entre AB InBev et SABMiller ne devrait pas avoir de conséquences négatives sur l'emploi à court terme en Europe, en Asie et en Afrique, en raison de la complémentarité des deux protagonistes, estime le secrétaire syndical Kris Vanautgaerden (ACV-CSC). "Pour l'Amérique, c'est une autre histoire parce que, là-bas, pour des raisons de concurrence, certaines activités pourraient être abandonnées", a-t-il ajouté.

    "On peut comparer le scénario actuel avec la reprise il y a quelques années d'Anheuser-Busch. AB n'était ainsi pas vraiment présent en Europe. Cette reprise a eu des résultats positifs pour la Belgique car cela a ouvert la voie à de nouveaux canaux de distribution. Stella Artois, par exemple, la bière d'exportation par excellence d'AB InBev, a eu l'occasion de pénétrer un peu plus en profondeur les marchés américains", explique le syndicaliste.

    Il rappelle à ce titre les 55 millions d'euros d'investissements annoncés la semaine dernière par la filiale belge d'AB InBev, à injecter dans la brasserie louvaniste Stella Artois. Le brasseur a précisément justifié sa démarche par la demande croissante pour sa pils à l'étranger.

    A plus long terme, le représentant syndical peut difficilement pronostiquer le développement du futur groupe éventuel. "De tels rapprochements s'accompagnent de façon inhérente de nouvelles manières de travailler avec une volonté de créer une valeur ajoutée pour les actionnaires. Des tentatives de rationalisation peuvent bien sûr avoir certaines conséquences négatives à long terme sur l'emploi", a précisé Kris Vanautgaerden.

    Il rappelle enfin qu'à chaque extension du groupe, l'impact des actionnaires belges dans la politique de l'entreprise s'amoindrit et que Louvain devient dans la pratique de moins en moins la référence opérationnelle du groupe.

  • Tout le secteur est monté sur les marchés

    Le marché semble croire à une issue favorable des pourparlers. L'action SAB a gagné 19,9% à 36,14 livres. AB InBev a pris 6,4%. Les concurrents Heineken, Carlsberg et Diageo ont également pris des points, dans l'idée que SAB pourrait rechercher une autre proposition comme stratégie de défense comme il l'avait fait sans succès en 2014 lorsqu'il avait proposé de racheter Heineken.

    L'indice Stoxx paneuropéen de l'alimentation et des boissons a progressé de 4,27%.

    AB InBev avait une part de marché mondiale de 21,1% en 2014 et SABMiller 15%, selon l'expert Plato Logic. Heineken occupe la troisième place mondiale

    Aux cours de clôture de mardi, SABMiller affichait une capitalisation boursière de 49 milliards de livres (67 milliards d'euros), alors que celle d'AB InBev dépassait 152 milliards d'euros. Un mariage entre SABMiller et AB InBev combinerait notamment la domination d'AB InBev sur le marché latino-américain avec la forte présence de SABMiller en Afrique, deux zones géographiques dans lesquelles la croissance des ventes de bière est supérieure à celle enregistrée dans les pays les plus avancés.

  • SABMiller est ouvert pour des négociations avec AB InBev

    SABMiller ne voit pas d'un mauvais œil l'offre de son principal rival. Selon l'agence Bloomberg, qui est parvenue à interroger des sources proches de SABMiller, la voie qui mène à la fusion n'est plus entravée par un "non" catégorique.

    La question est maintenant de savoir jusqu'où SABMiller considérera cette offre comme amicale. Selon Bloomberg, le président d'AB InBev, Olivier Goudet, et son homologue chez SABMiller, Jan du Plessis, se rencontreront cette semaine pour discuter des premiers détails de cette offre.

  • "Une offre d'AB InBev peu attirante"

    "Nous n'avons jamais été favorables à une fusion entre AB InBev et SABMiller" explique dans une note Rabobank, un peu à contre-sens du consensus des analystes.

    Dans ses projections, Rabobank part sur un rachat au prix de 38,125 livres sterling l'action, soit le bas de la fourchette envisagée par de nombreux investisseurs.

    Sur base d'une série d'hypothèses ( comme par exemple les économies sur les coûts de l'ordre de 2,5 milliards de dollars, une série de désinvestissements, une augmentation de capital, ...) Rabobank arrive à la conclusion que le retour sur investissement 4 ans après la fusion serait seulement de 8%. "Pas attirant", souligne la banque néerlandaise. "Moins concluant que les deals conclus dans le passé."

  • L'Afrique, un motif important pour AB InBev

    Pour Carlos Brito, le patron d'AB InBev, les raisons qui expliquent l'appel du pied de son groupe vers SABMiller sont nombreuses. Mais l'ancrage du concurrent de Brito en Afrique est certainement la raison la plus importante. C'est en effet l'un des rares territoires sur la planète qui échappe encore à AB InBev.

    Le marché africain de la bière est aussi celui qui présente actuellement la croissance la plus rapide au monde. De plus, quelque 65 millions d'Africains atteindront l'âge légal pour consommer de l'alcool d'ici 2023.

    Toutefois, le marché africain n'est pas simple. L'économie informelle, en particulier dans le secteur de la boisson, est encore très présente et le continent se caractérise par une très grande hétérogénéité. La connaissance du marché local est donc essentielle et c'est en ce sens que le groupe aux origines sud-africaines SABMiller peut jouer un rôle important dans les désirs d'expansion du géant AB InBev.

    SABMiller domine déjà le marché au Mozambique, en Tanzanie ou encore au Botswana. Un tiers de son chiffre d'affaires est d'ailleurs réalisé sur le contient africain, soit 7 milliards de dollars . Cela représenterait encore 12% du chiffre d'affaires de la nouvelle entité en cas de fusion.

  • "Le bon timing pour AB InBev"

    Les analystes se penchent avec soulagement sur le rapprochement entre AB InBev et SABMiller. "Enfin!" entend-t-on dans les salles de marchés. En effet, les analystes rappellent d'emblée que les deux groupes n'arrêtent pas depuis 2001 soit d'alimenter les rumeurs de rachat, soit de démentir une possible fusion. 

    Pour Rudy De Groodt de BNP Parisbas Fortis le moment est idéal. "C'est maintenant ou jamais. Leurs balances comptables sont en ordre et ils génèrent une quantité inimaginable de cash", précise Rudy De Groodt. "De plus, les taux sont encore très bas sur les marchés, ce qui rendra le financement de l'opération plus facile. C'est un deal bon marché".

    Un autre analyste, préférant garder l'anonymat, invoque aussi la crise monétaire dans les pays émergents, où SABMiller est très présent. "Les monnaies dans les marchés émergents ont fortement baissé ces derniers mois, ce qui a évidemment un impact sur la rentabilité des activités sur place. Les attentes quant aux bénéfices ont donc également diminué, ce qui a aussi affaibli le cours de bourse de SABMIller. C'est donc le bon moment pour AB InBev de procéder à un rachat de son concurrent."  

  • AB InBev en quelques dates

  • Le deal doit être conclu avant le 14 octobre prochain

    Selon le Takeover Code, un document long de 400 pages réglementant les opérations à la Bourse de Londres, les deux groupes brassicoles doivent formellement s'accorder dans les 28 jours.

    Autrement dit, d'ici le 14 octobre prochain, à 17 heures, heure britannique, AB InBev doit présenter une offre concrète ou, autre cas de figure, un des deux ensembles doit marquer son refus de continuer l'aventure.

    Cette disposition, appelée aussi la règle du "put up or shut up", permet d'éviter que les titres des deux entreprises ne fluctuent pendant des mois au gré des rumeurs et des spéculations.

    Si d'ici la date butoir du 14 octobre aucune décision n'est prise, le mariage ne sera pas pour autant annulé. Les deux tourtereaux devront juste attendre 6 mois avant de reprendre les négociations.

  • Ce serait - et de loin - le record belge

    ©Mediafin

  • Quelles marques de SABMiller connaissez-vous?

    Le groupe brassicole sud-africain et britannique SABMiller, approché récemment par le leader mondial du secteur, AB InBev, compte actuellement plus de 200 bières dans son portefeuille dont les plus connues sont Grolsch (Pays-Bas), Peroni (Italie), Miller (Etats-Unis), Pilsner Urquell (Tchéquie) et Foster's (Australie).

    L'année écoulée, qui se clôturait le 31 mars dernier pour SAB Miller, le groupe a vendu 324 millions d'hectolitres, bières, alcools et softs confondus. Son chiffre d'affaires est de 26,3 milliards de dollars.


    Apparues en 1895 dans un contexte d'industrie aurifère croissante, le premier public des South African Breweries (SAB) est précisément les travailleurs des mines. Au milieu des années '50, SAB acquiert deux concurrents nationaux, Ohlsson's et Chandlers, et contrôle ainsi quelque 98% du marché brassicole national.

    Le groupe a commencé à se développer à l'étranger dans les années '90, sur le continent africain mais également en Europe centrale et en Chine. En 1999, la société boucle son entrée à la Bourse de Londres. Cette décision va permettre à l'entité de développer son capital et poursuivre ses investissements. 2002 marque l'acquisition du 2e brasseur américain, Miller Brewing Company qui deviendra MillerCoors en 2008. Tombent ensuite dans son escarcelle la colombienne Bavaria S.A. (2005), Koninklijke Grolsch N.V (2007) et le groupe australien Foster's (2011).

    SABMiller est par ailleurs l'un des plus importants embouteilleurs de Coca-Cola.

    Le groupe, dont le siège est situé à Londres, emploie 69.000 personnes dans plus de 80 pays, allant de l'Australie à la Zambie en passant par la Colombie, la République tchèque, l'Afrique du Sud et les Etats-Unis.

    ©IMAGEGLOBE

  • Les chiffres du leader

    Né du rachat en 2008 du brasseur américain Anheuser-Busch par le Belgo-Brésilien InBev, AB InBev occupe la première place du marché brassicole mondial, avec un chiffre d'affaires en 2014 de plus de 41 milliards d'euros, et se présente comme "l'un des cinq plus grands groupes de produits de consommation" au monde.

    ©Hilz, Peter/Hollandse Hoogte

    • AB InBev a vendu en 2014 plus de 458 millions d'hectolitres dans le monde, dont plus de 411 millions d'hectolitres de bière produits dans 140 brasseries. En Belgique, le groupe a brassé près de 5 millions d'hectolitres dans ses quatre unités de production (Hoegaarden, Louvain, Jupille et Leeuw-Saint-Pierre).

    • Le groupe possède un portefeuille de plus de 200 marques de bières dont les plus emblématiques sont en Belgique Stella Artois, Jupiler, Leffe, Hoegaarden et Belle-Vue et Budweiser, Corona, Brahma, Beck's ou Quilmes à l'étranger. Il affirme ainsi posséder six des 10 marques de bières dont la valeur est la plus importante dans le monde.

    • Anheuser-Busch InBev compte 155.000 employés et affiche une présence dans 25 pays tandis que ses boissons sont vendues dans plus de 100 pays.
    AB InBev est coté à la Bourse de Bruxelles mais également à New York. Sa capitalisation boursière se monte à près de 165 milliards d'euros.

  • Une histoire belge, venue d'Artois

    1366
    L'histoire d'AB InBev? Il faut remonter en 1366, à Louvain.

    Les origines du groupe AB InBev remontent au Moyen-Age, en 1366, avec la brasserie Den Hoorn établie à Louvain. Du côté d'Anheuser-Busch, les origines remontent à 1852 dans la ville américaine de Saint-Louis.
    Interbrew est créée en 1987 à la suite de la fusion des brasseries belges Artois (Louvain) et Piedboeuf (Liège-Jupille).

    ©REPORTERS

    Interbrew deviendra InBev en 2004, fruit du mariage avec le brasseur brésilien AmBev.

    ©BLOOMBERG NEWS

    Mais la soif d'acquisitions du groupe n'est pas étanchée. Loin de là. En 2008, une nouvelle étape est franchie avec la reprise d'Anheuser-Busch par InBev, ce qui donnera naissance au leader mondial du secteur. Pour s'offrir notamment la bière Budweiser, très populaire aux Etats-Unis, InBev a mis 52 milliards de dollars sur la table.

    Le géant, aux racines belges, né d'une soif inextinguible de fusions et acquisitions, a gardé son siège social à Louvain (Brabant flamand).

    Et donc, désormais, c'est son principal concurrent, l'Anglais d'origine sud-africaine SABMiller, qu'AB InBev lorgne.
        

  • "AB InBev a attendu le bon moment pour s'intéresser à SABMiller"

    Comme beaucoup d'autres observateurs, Sandra Vandermissen, equity analyst chez BNP Paribas Fortis, n'est pas surprise par l'annonce du jour.

    "Nous avons commencé à inclure les "acquistions-fusions" depuis avril dans nos thèmes d'investisssement. Et SABMiller se trouvait dans cette liste de cibles car AB InBev fait une grosse opération tous les 4 ans. Et avec SABMiller, AB InBev aura accès à l'Afrique, de nouvelles synergies, etc.", a-t-elle déclaré dans un livechat avec l'Echo.

    Elle a également abordé le problème du financement de ce méga deal. "Il faut savoir combien AB InBev (si c'est seulement en actions ou combien il y a aussi des actions) et combien de synergies AB InBev vise. En fait, AB InBev a attendu le bon moment pour s'intéresser à SABMiller. Le secteur a connu un 2e trimestre difficile et les actions ont dégonflé."

  • "AB Inbev est une machine à cash. Si la société décide de l'utiliser pour faire une grosse acquisition, cela aura forcément un impact sur la rétribution des actionnaires."
    Hans D'Haese
    Analyset à la banque Degroof

  • Où se situerait la nouvelle société?

  • Les spéculations sur un rapprochement entre les deux groupes sont récurrentes depuis un an; la concentration est en effet l'une des rares voies de croissance pour les acteurs d'un secteur dont la totalité des grands marchés sont déjà aux mains de multinationales.

    Les autorités de la concurrence pourraient toutefois poser des conditions à une fusion, notamment aux Etats-Unis, où la part de marché d'AB InBev est légèrement inférieure à 50% alors
    que celle de Molson Coors, la coentreprise locale de SABMiller, est d'un peu moins de 30%.

  • Petit portrait express du boss Brito

    Naissance en 1960 à Rio, Brésil
    Ingénieur en mécanique, Université fédérale de Rio; MBA à Stanford
    Débuts chez Shell puis Daimler Benz
    Débuts dans le secteur brassicole avec la reprise de Brahma (1989)
    CEO d'Ambev (2003)
    CEO d'InBev (2005) un an après la fusion entre Interbrew et Ambev (2004)
    CEO du groupe élargi AB InBev après l'acquisition d'Anheuser Busch (2008).

  • Qui est qui?

    Le Belgo-brésilien AB InBev commercialise entre autres les marques Budweiser, Corona ou Stella Artois

    Le britanno-sud-africain SABMiller commercialise Pilsner Urquell, Peroni, Miller et Grolsch.

    Ils sont respectivement les numéros un et deux du secteur.

    • Numéro un mondial du secteur
    • 200 marques de bières dont les plus connues sont : Stella Artois, Corona, Budweiser, Brahma, Beck’s, Skol, Hoegaarden.
    • Des origines qui remontent à 1366, siège social à Leuven.
    • 459 millions d’hectolitres de bières en 2014.
    • 155.000 employés.
    • Chiffre d’affaires 2014 : 47,1 milliards de dollars.
    • Ebitda 2014 : 18,5 milliards de dollars.

    • Numéro 2 mondial du secteur.
    • Fondé en 1985 à Johannesburg, siège social à Londres.
    • 324 millions d’hectolitres de bières, boissons fraîches et alcoolisées.
    • 140.000 bouteilles de bières achetées par minute.
    • 69.000 employés dans plus de 80 pays.
    • Chiffre d’affaires 2014 : 26,3 milliards de dollars.
    • Ebitda 2014 : 6,4 milliards de dollars.

  • Reprise de cotation: +9,26%

    L'action d'AB InBev est à nouveau cotée depuis 12h15: + 9,26% à 103,20 euros.

  • Avec 3G Capital?

    Si le deal se réalise, AB InBev pourrait être épaulé par le fonds d'investissement 3G Capital. Il s'agit du véhicule de Jorge Paulo Lemann, Marcel Herrmann Telles et Carlos Alberto Sicupira, les 3 actionnaires de référence brésiliens d'AB InBev.

  • Selon la législation britannique, AB Inbev a jusqu'au 14 octobre à 16h00 GMT pour proposer une offre.

  • La cotation d'AB InBev reprend à 12h15

    La cotation d'AB InBev a été suspendue en attendant le communiqué. celui-ci étant publié, la cotation reprend à 12h15.

    A Londres, l'action de SABMiller bondit.

  • La 7ème plus grosse capitalisation au monde

    Si le rachat de SABMiller aboutit, AB Inbev deviendrait la 7e plus grosse capitalisation au monde, avec une valeur de 273 milliards de USD!— Marc Collet (@ColletMarc) 16 Septembre 2015

  • Un deal à 70 milliards de dollars?

    Une première estimation du côté de BNP Paribas

     

    Gros chèque en vue #ABInbev propose un rapprochement à #SABMiller Un deal potentiel à plus de 70Mds€ !— Bertrand Lamielle (@B_Lamielle) 16 Septembre 2015

  • L'action SabMiller a bondi à la Bourse de Londres.

     

    The 5-minute £11 Billion spike in #SABMiller shares... pic.twitter.com/AEQeCHOWiU— Mark Barton (@markbartontv) 16 Septembre 2015

  • Aucune certitude quant à l'issue des discussions

    Le brasseur SABMiller a annoncé mercredi que son concurrent Anheuser-Busch InBev, leader mondial du secteur, l'avait informé de son intention de lui soumettre une offre de rachat.

    Réagissant à des informations de presse, le numéro deux mondial de la bière précise dans un communiqué qu'il n'a pour l'instant reçu aucune proposition et que son conseil d'administration ne dispose d'aucune précision sur les modalités d'une offre éventuelle.

    "Le conseil d'administration de SABMiller étudiera toute proposition éventuelle et y répondra de manière appropriée", poursuit-il tout en soulignant ne pas pouvoir garantir qu'une offre sera faite.

    De son côté, AB Inbev a confirmé dans un communiqué avoir approché SABMiller mais ajouté qu'il n'y avait "aucune certitude que cette approche débouchera sur une offre ou un accord."

    Les rumeurs d'un rapprochement des deux géants de la bière sont récurrentes depuis un an et le Financial Times les a de nouveau évoquées mercredi en nota nt qu'Altria, le premier actionnaire de SABMiller, avait annulé sa participation à deux conférences cette semaine.

    L'action SABMiller bondit de 22,84% après le communiqué du groupe à 3.700 pence. A Bruxelles, le titre AB InBev prenait 7,4% à 101,45 euros avant d'être suspendu à la demande de la société.

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