La menace terroriste augmente en Belgique

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Une étude pointe la menace terroriste croissante en Belgique. Au cours de l'année écoulée, cette menace a augmenté en Belgique et dans huit autres pays occidentaux. La Belgique figure à la douzième place des pays d'où partent le plus de candidats au djihad.

La "Carte annuelle du terrorisme et de la violence politique", publiée jeudi par le conseiller en gestion de risques Aon, place la Belgique parmi les pays occidentaux les plus menacés par le terrorisme.

Avec l'Australie, le Canada, le Danemark, l'Estonie, la France, l'Allemagne, l'Irlande et la Norvège, la Belgique fait partie des neuf pays occidentaux dans lesquels la menace terroriste a augmenté en raison, dans la plupart des cas, de l'influence croissante du groupe Etat islamique (EI) et du danger que représentent les adhérents à Al-Qaida et aux groupes affiliés.

440
Les départs vers la Syrie préoccupent toujours les autorités belges. La Belgique figure en 12e position du classement d'Aon, avec 440 ressortissants partis rejoindre les djihadistes depuis avril 2014. Notre pays se situe derrière la France (1.200), l'Allemagne (600), le Royaume-Uni (600) et le Pakistan (500), mais devant l'Australie (250), les Etats-Unis (entre 100 et 300) et le Danemark (150).

A l'échelle mondiale, c'est l'Irak qui pâtit le plus du terrorisme. Le pays a été la cible de 30% des attaques perpétrées à travers le globe.

Selon Aon, les risques d'attentats terroristes et de violence politique ont en revanche diminué dans une vingtaine de pays, dont le Brésil, Cuba, l'Égypte, la Mauritanie, le Maroc, ou encore la Tunisie.

Il est toutefois à noter que cette liste a été dressée avant les attentats terroristes perpétrés à Sousse et à Tunis, précise-t-on chez Aon Belgium. "Mais si on ne considère que le nombre d'incidents - sans tenir compte de leur gravité et de l'implication éventuelle d'occidentaux - la Tunisie obtient un meilleur résultat, comparé à la période qui a suivi la destitution du président Ben Ali. A cette époque, les tensions, la violence et l'instabilité politique étaient plus nombreuses."

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