"Vous serez traités comme un virus, nous sommes le remède"

Capture d'écran de la video d'Anonymous ©anonymous

Anonymous a piraté les comptes Facebook et Twitter de jihadistes. Le collectif annonce qu'il n'en restera pas là.

"Vous serez traités comme un virus et nous sommes le remède. Nous possédons internet." C'est notamment par cette phrase que le groupe de hackers Anonymous met les terroristes de l'Etat islamique en garde. Leur traque ne fait que commencer. Le collectif avait annoncé la couleur dès le lendemain des attentats contre Charlie Hebdo: la vengeance passerait par eux.

C'est maintenant l'heure des comptes. Dans une video, Anonymous annonce avoir piraté les comptes Twitter et facebook d'une série de terroristes, recruteurs et autres jihadistes. La liste a été publiée sur pastebin.com #OpISIS.

Anonymous continue à mettre en garde l'EI.


"Nous serons toujours derrière vous, vos sites, vos comptes, vos mails. Vos données ne seront plus jamais sécurisées sur internet. Vous serez traités comme un virus et nous sommes le remède. Nous sommes Anonymous et nous ne pardonnons pas, nous n'oublions pas et nous vous attendons."

La vengeance d'Anonymous


Quelques jours après l'attaique contre les dessinateurs de Charlie Hebdo, Anonymous avait déjà attaqué des sites de propagande jihadiste. Mais pour certains enquêteurs, ce genre d'actions s'apparente aussi à une arme à double tranchant. "A partir du moment où on attaque les réseaux où ils (les jihadistes, NDLR) communiquent entre eux, on interfère dans le travail des enquêteurs", a prévenu Olivier Laurelli, blogueur qui travaille dans la sécurité informatique.

Olivier Bogaert, commissaire à la Computer crime unit de la Police fédérale craint, lui aussi, que la vengeance d'Anonymous n'entrave l'enquête. Des attaques "qui peuvent avoir comme conséquences que des informations s'effacent".

Pour la suppression de comptes Twitter prônant des idées djihadistes via une dénonciation des internautes, le risque ne semble pas si important: les données devraient être conservées par les réseaux sociaux et donc rester accessibles pour l'enquête.

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