Un second fugitif recherché par la police

Les enquêteurs poursuivent la traque de Salah Abdeslam. Des images de vidéosurveillance ont permis d'affirmer la présence d'un autre individu, pour le moment non identifié, présent dans la même voiture. Il aurait également participé aux attaques de terrasses de bars à Paris.
  • Bonne soirée!

    Nous refermons ici notre live.

    Rendez-vous demain pour le suivi de l'enquête des attentats de Paris.

    Bonne nuit!

  • La Marseillaise reprise en choeur à Wembley

    ©AFP
    ©Photo News
    ©AFP
    ©Photo News
    ©AFP
    ©Photo News
    ©Photo News

  • Un second fugitif recherché par la police

    Les enquêteurs sont à la recherche d'un homme qui était dans la Seat noire qui a attaqué les terrasses de bars et restaurants lors des attentats de vendredi à Paris, a-t-on appris de sources proches du dossier.

    Après examen d'images de vidéosurveillance, ils ont en effet établi "avec certitude" qu'il y avait trois hommes à bord: Brahim Abdeslam, auteur de l'attentat suicide contre le Comptoir Voltaire, dans le 11e arrondissement de Paris, son frère Salah, qui est activement recherché depuis samedi, et un troisième homme non identifié, précisent ces sources.

    La Seat noire avait été retrouvée dimanche à Montreuil, dans la banlieue de Paris, avec trois Kalachnikov à bord.

  • Appel à témoins

    La police diffuse un appel à témoins pour identifier un des kamikazes des attentats de vendredi passé.

  • Le match Allemagne/Pays-Bas annulé

    La rencontre amicale de football opposant l'Allemagne aux Pays-Bas a été annulée à moins de deux heures du coup d'envoi, a annoncé la police allemande. Le stade de Hanovre a été évacuée en raison d'une menace "d'explosion", ont ajouté les forces de l'ordre. Mais après vérification, aucun explosif n'a été trouvé et aucune interpellation n'a eu lieu.

    ©REUTERS

  • 1.500 personnes réunies à Liège en hommage aux victimes de Paris

    Plus de 1.500 personnes se sont réunis place du Marché à Liège pour rendre hommage aux victimes des attentats de Paris. Un tapis de bougies et de fleurs a pris place le long de l'Hôtel de ville, à la façade duquel trônait un drapeau à l'image des deux Liégeois tués lors des attentats de vendredi. Les familles d'Elif Dogan et de Milko Jozic étaient d'ailleurs présentes. 

    Peu avant 18h00, une minute de silence a été observée suivie par le chant de la Marseillaise, entonné par la foule sur la musique de l'orchestre philharmonique de Liège.  

    ©BELGA


  • Le cortège de la Saint-V déplacé

    Après le match des Diables Rouges mardi, ce serait au tour du traditionnel cortège de la Saint-V de devoir être annulé en raison de la menace terroriste. Finalement, l'événement estudiantin qui devait se dérouler vendredi dans les rues de Bruxelles va juste déménager dans les palais 3 et 4 du Heysel. Le cortège est remplacé par un cantus et un banquet.

  • Les supporters d'Anderlecht interdits à Monaco le 26 novembre

    Les supporters d'Anderlecht ne pourront pas encourager leur équipe au Stade Louis II le 26 novembre à l'occasion du match AS Monaco - RSC Anderlecht, qui figure à l'affiche de la 5e journée du groupe J de l'Europa League de football. 

    "Étant donné les circonstances actuelles, notre club comprend cette décision, et demande aussi avec insistance à ses supporters de ne pas se rendre en France et à Monaco. Afin de garantir la sécurité, ils ne pourront assister en aucune manière à cette rencontre. Les supporters qui étaient déjà en possession d'un ticket pour cette partie seront évidemment remboursés", affirme la direction anderlechtoise. 

  • Un deuxième homme en fuite?

    Trois responsables français ont déclaré, sous le couvert de l'anonymat, être à la recherche d'un deuxième fugitif directement impliqué dans les attentats de Paris. Il n'a pas été identifié.

    Les autorités belges et françaises ont par ailleurs délivré un mandat d'arrêt au nom de Salah Abdeslam, suspecté d'avoir participé aux attentats et actuellement en fuite.

  • Le point sur la situation à 18h00

    • Les enquêteurs poursuivent la traque de Salah Abdeslam, qui serait le huitième homme des attentats aux côtés des autres assaillants morts. Ils n'excluent pas la thèse d'un autre fuyard. Mahomed Abdeslam a publiquement demandé à son frère de se rendre pour "faire la lumière sur cette histoire". 

    • Le niveau d'alerte terroriste a été relevé au niveau 3 sur l'ensemble du territoire belge. La plupart des concerts sont maintenus à Bruxelles, mais le match amical prévu ce soir au stade Roi Baudouin entre les Diables rouges et l'Espagne a été annulé. 

    • La police allemande a interpellé sept suspects à Alsdorf, près d'Aix-la-Chapelle. Le ministre de l'Intérieur a déclaré que ces arrestations n'étaient pas liées directement aux attentats.

    • Deux suspects ont été inculpés lundi soir. Originaires de Molenbeek, Mohammed Amri (27 ans) et Hamza Attouh (21 ans), auraient été chercher Salah Abdeslam à Paris avant de le déposer samedi matin à proximité du stade Roi Baudouin.

    • L'Union européenne et ses Etats membres ont "unanimement" apporté leur soutien à la demande d'assistance militaire faite par la France. François Hollande a invoqué l'article 42-7 des traités européens, prévoyant une clause de solidarité en cas d'agression contre un pays de l'UE. Cet article n'a jamais été utilisé dans l'histoire de l'Union. 

    • Au moins 129 personnes (dont 3 Belges) sont mortes dans les six attaques simultanées qui ont frappé Paris, dans la soirée du vendredi 13 novembre. 352 personnes sont blessées, dont une centaine en "urgence absolue". 7 assaillants sont morts en se faisant exploser. 

  • Les arrestations à Aix-la-Chapelle pas liées directement aux attentats

    "On n'a pas encore terminé d'examiner les choses, mais à ce stade, il ne semble pas qu'ils soient directement liés aux attaques à Paris."
    Thomas de Maizière
    Ministre allemand de l'Intérieur

    Sept personnes interpellées en Allemagne près d'Aix-la-Chapelle, dans le cadre de la traque de Salah Abdeslam, recherché pour son rôle clé dans les attentats de Paris, ont été toutes libérées en l'absence d'éléments à charge. "Nous pouvons établir que nous n'avons aucun élément montrant que ces personnes ont un lien avec les attentats", a déclaré en début de soirée un porte-parole de la police locale.

  • Mohamed Abdeslam conseille à son frère de se rendre

    Mohamed Abdeslam ©Photo News

    Salah Abdeslam est activement recherché par la police. Il est un suspect dans l'enquête autour des attentats de Paris. Son frère, qui avait été interpellé dans un premier temps et puis relâché, lui recommande de se rendre, dans une interview accordée à BFMTV.

    Mohamed Abdeslam pense que son frère serait revenu en Belgique vers 4h du matin mais ignore où il se trouve aujourd'hui.

    "Évidemment, je lui conseille de se rendre à la police afin que la justice puisse faire toute la lumière sur cette histoire."
    Mohamed Abdeslam
    Frère de Salah Abdeslam

     

  • 7 arrestations à Aix-la-Chapelle

    La police allemande a procédé à plusieurs arrestations à Alsdorf, près d'Aix-la-Chappelle au cours de la journée de mardi. Ces arrestations ont été effectuées en trois temps. "Nous avons reçu des indications selon lesquelles l'un des fugitifs se trouve actuellement dans la région", a affirmé un porte-parole de la police. Il pourrait s'agir de Salah Abdeslam.

    • Deux femmes et un homme ont été interceptés dans la matinée devant une agence pour l'emploi. Le journal Der Spiegel Online aurait identifié ces personnes: Lava M. (un femme de 28 ans), Didem A. (une femme de 32 ans) et Kamal A. (un homme de 29 ans).

    • Deux autres individus ont ensuite été arrêtés plus tard dans la journée.

    • Enfin, deux nouvelles arrestations ont eu lieu dans un immeuble à appartements en fin d'après-midi.

  • Salah Abdeslam n'avait pas de véhicule pour quitter Paris

    Salah Abdeslam, qui serait le huitième homme des attentats aux côtés des autres assaillants morts, n'aurait pas prévu de revenir de Paris. Cette information, révélée par le Nouvel Obs, est issue d'amis des deux individus qui ont été interpellés samedi après-midi. Salah Abdeslam aurait téléphoné à des connaissances à Molenbeek leur demandant de venir le chercher à Paris. 

    "Est-ce que tu sais me dépanner, venir me chercher à Paris? Je te paie les péages et l'essence."
    Salah Abdeslam

    Mohamed Amri et Hamza Attou se seraient rendus à Paris dans la nuit de samedi à dimanche. La gendarmerie française a confirmé avoir identifié trois hommes à bord du véhicule lorsqu'ils ont repassé la frontière vers la Belgique dont Salah Abdeslam. Celui-ci a ensuite réussi à s'enfuir avant qu'un lien ait pu être établi entre lui et les attentats. Les deux autres ont été place en garde à vue.

  • François Hollande travaille sur sa grande coalition anti-EI

    François Hollande s'est entretenu au téléphone avec son homologue russe de la "coordination des efforts" de lutte contre les jihadistes de l'EI, selon l'Elysée. Le Kremlin a indiqué de son côté que les deux dirigeants étaient favorables à "une coordination plus étroite" entre services secrets sur la Syrie.

     Le président français rencontrera Barack Obama à Washington mardi 24 et Vladimir Poutine deux jours plus tard, dans le cadre de la lutte contre l'organisation Etat islamique et du règlement de la situation en Syrie.

    Lundi soir, le chef de l'Etat français avait annoncé qu'il souhaitait parvenir à "une grande et unique coalition" contre le groupe jihadiste EI en Syrie, qui a revendiqué les sanglants attentats de Paris. 

     

  • Renforcement de la sécurité à Molenbeek

    ©Photo News

    Les auxiliaires de la zone de police Bruxelles-Ouest, qui comprend la commune de Molenbeek-Saint-Jean, ne pourront désormais plus patrouiller seuls en rue. Toutes les équipes devront comporter au minimum deux personnes, dont au moins une armée, a indiqué un porte-parole de la zone. 

    Les auxiliaires de police, qui s'occupent principalement de la régulation du trafic, du suivi des accidents de la route et du travail de quartier, ne peuvent pas porter d'armes. Le syndicat policier Sypol veut relancer le débat sur l'armement de ces agents qu'il avait initié en début d'année.

  • La FGTB annule ses manifestations

    Suite au relèvement du niveau de la menace terroriste en Belgique, la FGTB a décidé d'adapter son plan d'action des semaines à venir.

    > Toutes les manifestations et concentrations publiques prévues seront suspendues au cours des prochaines semaines.
    > Elles seront remplacées par des réunions d'information au sein des entreprises.
    > "Celles-ci peuvent s'accompagner d'interruptions de travail. Les grèves planifiées seront par conséquent maintenues."

    "Dans les circonstances données, nous devons prendre les mesures de précaution qui s'imposent. Nous prenons nos responsabilités. Nous devons tenir compte de la sécurité de nos militants, de nos membres et de l'ensemble de la population" a annoncé le syndicat socialiste qui assure que cette "suspension de quelques actions ne porte en aucun cas atteinte à la résistance sociale". 

  • Un proche de Mohamed Merah revendique les attentats au nom de l'EI

    Le texte de revendication des attentats sanglants de Paris, au nom du groupe Etat islamique (EI), a été lu dans un enregistrement diffusé sur internet samedi par un jihadiste français, Fabien Clain, ont indiqué des sources proches de l'enquête. Agé de 35 ans, cet homme originaire de Toulouse (sud-ouest) est un proche de Mohamed Merah.

    Mohamed Merah a tué trois militaires, un professeur et trois jeunes élèves d'une école juive en mars 2012. Vétéran des filières islamistes françaises, il avait été condamné en juillet 2009 à cinq ans de prison, au terme desquels il est parti en Syrie.

    Fabien Clain, alias Omar, a été considéré comme un des organisateurs d'une filière d'envoi de combattants islamistes en Irak, pour y combattre l'armée américaine. Jugé en juillet 2009, il avait été condamné à cinq ans de prison. 

  • Les concerts à Bruxelles maintenus

    Les concerts programmés dans les jours à venir dans les cinq principales salles de spectacles situées à Bruxelles sont tous maintenus, malgré le relèvement du niveau de la menace de terroriste par l'Ocam. Elles demandent toutefois aux spectateurs de ne pas emmener, dans la mesure du possible, de sacs afin de faciliter les contrôles de sécurité mis en place.

    • Au Botanique, sous le label #ShowMustGoOn, les "concerts prévus auront bien lieu", affirme la salle de spectacles qui a renforcé les mesures afin d'assurer la sécurité du public, des artistes et du personnel.

    • Le Cirque royal, qui a également pris des mesures renforcées, avait été contraint d'annuler la prestation de dimanche soir du groupe californien Eagles of Death Metal, qui jouait au Bataclan vendredi soir. Les artistes ont décidé de rentrer aux Etats-Unis. Aucun autre concert n'est toutefois annulé dans la programmation à venir.

    Du côté du Palais 12, le dispositif de sécurité sur les événements programmés a été renforcé dès samedi. Il a confirmé sur son site internet que tous les concerts planifiés étaient maintenus. Maître Gims (18 novembre) et Johnny Hallyday (20 et 21 novembre) y sont notamment attendus.

    A l'Ancienne Belgique, la sécurité a été renforcée dans et autour du bâtiment depuis ce week-end "pour rassurer le public, les artistes et le personnel". Des agents de sécurité supplémentaires sont dès lors présents à chaque concert pour fouiller les visiteurs et contrôler le contenu des sacs. Le groupe de métal Slayer se produira mardi soir tandis que Marilyn Manson envahira la salle de l'AB mercredi soir.

    Enfin, Forest National précise qu'il redouble de vigilance sur ses spectacles, soutenu par les autorités locales avec un renfort policier. Les événements se dérouleront comme prévu et les visiteurs sont invités à répondre aux éventuelles demandes des services de sécurité. Charles Aznavour et Rudimental seront bien sur scène mardi et vendredi. 

  • Deux nouvelles arrestations à Aix-la-Chapelle

    La police allemande fait état de deux autres arrestations à Aix-la-Chapelle, ce qui porte à 5 le nombre de personnes interpellées dans la ville allemande. "Nous avons reçu des indications selon lesquelles l'un des fugitifs se trouve actuellement dans la région", a affirmé un porte-parole de la police.

    Le journal Der Spiegel Online ajoute lui que les trois autres personnes interpellées près d'Aix-la-Chapelle seraient Kamal A., un jeune homme de 29 ans, Lava M et Didem A, des jeunes femmes de respectivement 28 et 32 ans.

    Les personnes étaient dans un centre de demandeurs d'emploi local. Les autorités auraient été alertées par un commerçant qui aurait cru reconnaître Abdeslam, qui fait l'objet d'un mandat d'arrêt international.

     

    ©REUTERS

  • Les dernières positions connues ou présumées de Salah Abdeslam

    Salah Abdeslam a laissé des traces de son passage dans plusieurs pays. Voici une ébauche de son parcours (zoomez sur la carte pour voir les différents points à Paris et à Bruxelles).

  • Charlie Hebdo répond aux jihadistes

    "Ils ont les armes, on les emmerde, on a le champagne" : le dessin de Une de Charlie Hebdo à paraître mercredi est une réponse directe aux attentats parisiens de la part de la rédaction décimée par une attaque islamiste le 7 janvier.

    Un homme, buvant et dansant le corps troué de balles et une bouteille de champagne à la main, fait un pied de nez aux auteurs des attentats qui ont visé des endroits festifs de la capitale.

    La dessinatrice Coco le représente sur fond rouge, le champagne coulant à flots par les trous laissés par les balles.

     

    "Du sang et des larmes, prophétisait Churchill. Nous y sommes", écrit aujourd'hui le rédacteur en chef du journal, Riss, dans son éditorial.

    "Sans s'en apercevoir, les Parisiens de 2015 sont un peu devenus des Londoniens de 1940, déterminés à ne pas céder, ni à la peur ni à la résignation, quoi qu'il leur arrive sur le coin de la figure", poursuit-il.

    L'édito appelle aussi à relancer le débat sur l'islam qui, "depuis une vingtaine d'années, est devenu un champ de bataille où les radicaux veulent exterminer les incroyants et soumettre par la force les modérés".

    "Eviter l'écueil de la division ne doit pas nous faire renoncer au droit à critiquer la religion au prétexte que son exercice irrite parfois. Parmi toutes les libertés fondamentales qui font nos vies, c'est aussi cette liberté que les tueurs ont voulu éliminer ce vendredi soir", analyse Riss.

  • Abdeslam toujours en fuite

    Selon l'hebdomadaire allemand Der Spiegel Online, Salah Abdeslam ne ferait pas partie des trois personnes appréhendées à Aix-la-Chapelle.

  • Interpellations à Aix-la-Chapelle

    La police d'Aix-la-Chapelle confirme l'interpellation de deux femmes et un homme. Ces arrestations font suite à des renseignements liés aux attentats de Paris. Les trois suspects ont été interceptés à Alsdorf lors d'une opération menée par les troupes spéciales d'intervention. Ils sont actuellement entendus. Rien n'a filtré quant à leur identité ou les circonstances exactes de leur appréhension. "Nous avons reçu des indications selon lesquelles l'un des fugitifs se trouve actuellement dans la région", a affirmé un porte-parole de la police.

    ©EPA

  • 520 militaires dans les rues

    Jusqu'à 300 militaires en plus des 220 déjà mobilisés seront déployés dans les rues en Belgique, principalement dans les grandes villes, à la suite du relèvement du niveau de la menace terroriste, selon le cabinet du Premier ministre Charles Michel.   

    A la suite de la décision du Centre de crise, la police a demandé, à titre temporaire et ponctuel, un appui supplémentaire de la Défense pour la surveillance statique de certains lieux. La Défense déploiera des militaires supplémentaires, en priorité dans les grandes villes, selon un communiqué du Premier ministre.

    L'engagement de militaires doit permettre à la police de se concentrer de manière optimale sur ses missions policières, dans le contexte d'un niveau général de menace relevé à 3, justifie le chef du gouvernement. Les modalités qui prévalent sont les mêmes que celles prévues en mars 2015, à savoir l'engagement - temporaire et en appui à la police - de militaires à des fins de surveillance statique de lieux, bâtiments ou périmètres sensibles.

  • Bruxelles demande plus de moyens au Fédéral

    Le ministre-président bruxellois Rudi Vervoort et les bourgmestres des 19 communes bruxelloises ont demandé des moyens supplémentaires et importants tant pour pouvoir assumer les tâches que le pouvoir fédéral demande aux zones de police bruxelloises que pour garantir la sécurité des Bruxellois, particulièrement dans le cadre des grands événements qui se déroulent sur le territoire de la capitale.   

    "Vu l'ampleur du phénomène, un support supplémentaire du fédéral apparaît plus que justifié pour aider nos zones de police tant en matière de suivi et d'appui pour assurer les missions de maintien de l'ordre à la suite des mesures de vigilance prises dans le cadre du niveau 3 de la menace."
    Rudi Vervoort
    Ministre-président bruxellois

    Ils ont formulé une demande explicite: reconstituer les effectifs de la réserve fédérale de policiers en appui aux zones bruxelloises de police.

    La Région bruxelloise mobilise déjà énormément de moyens, mais il est impossible d'assumer seul, a souligné le ministre-président dans un communiqué diffusé à l'issue de la réunion.

  • "Au lieu de bombarder Raqqa, la France devrait bombarder Molenbeek"

    Le chroniqueur français Eric Zemmour a tenu des propos choquants sur les ondes de RTL:

    "Au lieu de bombarder Raqqa, la France devrait bombarder Molenbeek"
    Eric Zemmour

     

    Eric Zemmour

  • Les frères Abdeslam avaient loué des chambres à Paris

    Abdeslam Salah, qui était toujours recherché ce mardi matin, aurait loué deux chambres à Paris. Il s'agit d'une location à Alfortville, près de la porte de Bercy. Selon les informations de BFM TV, au moins deux personnes auraient séjourné dans ces chambres. 

    Brahim Abdeslam avait lui loué un maison à Bobigny. Sur Europe 1, la propriétaire des lieux, qui dit avoir loué la maison pour une semaine, jusqu'à ce mardi, a fait état de son choc. "Ils n'ont rien laissé apparaître, c'est des gens sympas, corrects, bien habillés", a-t-elle dit sous couvert d'anonymat.

    Enfin, une Renault Clio noire immatriculée en Belgique a été retrouvée lundi dans le 18e arrondissement de Paris, a-t-on appris de source policière. Ce véhicule a également été loué par Salah Abdeslam.

    "Une Clio noire, retrouvée place Albert-Kahn dans le 18e arrondissement de Paris, pourrait avoir servi à la préparation des attentats", ont expliqué des sources policières. "Cette voiture a été aperçue sur l'autoroute A1 (desservant le nord de la France), dans le cadre de ce qui pourrait être des liaisons préparatoires entre Paris et la Belgique", a précisé l'une d'entre elles. "Toutefois, seule l'analyse de la voiture par la police scientifique pourra déterminer son implication", a nuancé une autre source policière.

    A Bruxelles, des sources judiciaires proches du dossier ont confirmé que les deux individus qui ont déposé Abdeslam samedi à Bruxelles ont été placés sous mandat d'arrêt. Il s'agit de Mohammed Amri (27 ans) et Hamza Attouh (21 ans).

    L'avocat de Mohammed Amri, Xavier Carrette, a expliqué que son client avait reçu un coup de téléphone de Salah Abdeslam dans la nuit de vendredi lui demandant de venir le chercher à Paris. Il a dès lors pris la route en direction de la capitale française en compagnie de Hamza Attouh. Leur voiture, une Golf grise, a été contrôlée tant à l'aller qu'au retour vers Bruxelles, à hauteur de Cambrai. Sur le chemin, le trio n'aurait pas dit un seul mot sur les attentats de Paris perpétrés quelques instants plus tôt. Mohammed Amri et Hamza Attouh n'auraient, de plus, aperçu aucune arme.

  • L'Europe apporte son soutien à la France

    Les Etats membres de l'Union européenne ont répondu positivement mardi à la demande d'aide que la France a formulée en vertu de l'article 42.7 du traité de Lisbonne, après les attentats de Paris et Saint-Denis.

    "A Bruxelles, je viens d'invoquer à l'instant l'article 42.7 au nom de la France #UE", écrit le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian sur Twitter.

    L'aide européenne pourra se traduire par un soutien accru en Syrie, en Irak et en Afrique, a-t-il ajouté.

    L'article en question n'avait encore jamais été invoqué. "Au cas où un État membre serait l'objet d'une agression armée sur son territoire, les autres États membres lui doivent aide et assistance par tous les moyens en leur pouvoir, conformément à l'article 51 de la charte des Nations unies", dit-il.

    Dans son discours devant les deux chambres du Parlement réunies en Congrès à Versailles, François Hollande avait annoncé lundi qu'il demanderait au ministre de la Défense "de saisir dès demain ses homologues européens au titre de l'article 42.7".

  • Les raids français détruisent les centres d'entraînement de l'EI

    Les raids français, effectués cette nuit, ont détruit les centres d'entraînements et de recrutement de l'EI à Raqqa, annonce-t-on au ministère français de la Défense.

    De sources officielles françaises, on apprend aussi que la Russie mène actuellement des frappes sur Raqqa. La Russie qui vient de reconnaître que le crash aérien dans le Sinaï était un attentat. Le crash de l'Airbus de la compagnie Metrojet avait fait 224 morts le 31 octobre dernier.

  • La France plongée dans un état d'urgence pour 3 mois?

    La prolongation de l'état d'urgence pour trois mois sera au programme jeudi de l'Assemblée nationale et vendredi du Sénat français. Sur France Inter, le Premier ministre français, Manuel Valls, a dit espérer que la droite se rallierait à la mesure, n'envisageant pas que des "logiques politiciennes" fassent obstacle à la révision de la loi de 1955 que souhaite en outre François Hollande.
    "Il faut modifier la Constitution pour permettre, dans le cadre de notre état de droit, d'avoir - hors état d'urgence de toutes façons - les moyens nécessaires en termes notamment de perquisitions mais aussi de déchéance de la nationalité pour les binationaux", a-t-il poursuivi, un projet contre lequel Les Républicains se
    sont prononcés lundi.

    Alors que la France a poursuivi cette nuit ses opérations militaires en Syrie, le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian, a demandé ce mardi matin à Bruxelles aux pays de l'UE "une participation militaire accrue" sur certains théâtres d'opérations extérieurs et demandé leur "appui" à la France dans la lutte contre le groupe Etat islamique (EI) en Irak et en Syrie. "La France ne pourra pas être seule dans ces théâtres", a-t-il souligné.

    Aucune décision formelle n'était toutefois attendue ce mardi. La France ne demande pas une assistance militaire d'autres pays sur son territoire, a précisé l'entourage du ministre, mais "cela peut permettre de concrétiser la solidarité témoignée par la plupart de nos partenaires européens pour intervenir (par exemple) plus fortement contre Daech".

    Les 28 membres ont répondu favorablement à l'appel du ministre français.

    Les contributions "peuvent prendre la forme d'avions de transport, de ravitaillement, d'armements", a ajouté l'entourage du ministre, pouvant permettre de "partager le fardeau militaire" compte tenu du fait qu'une intensification des opérations en Syrie pourrait conduire la France à réduire sa présence sur d'autres théâtres d'intervention.

  • Le passeport retrouvé serait celui d'un soldat syrien tué

    L'identité figurant sur un passeport syrien retrouvé près d'un des kamikazes auteurs des attentats de Paris pourrait correspondre à celle d'un soldat de Bachar al-Assad tué il y a plusieurs mois, selon une source proche de l'enquête. Ce passeport est au nom d'Ahmad al Mohammad, né le 10 septembre 1990 à Idleb, dans le nord-ouest de la Syrie. Il a été découvert près du corps d'un des jihadistes qui s'est fait exploser vendredi soir aux abords du Stade de France, au nord de Paris.

    Tous les éléments correspondraient à un soldat des troupes loyales à Bachar el-Assad, selon la source qui avance deux hypothèses sans tirer de conclusion: ce passeport a été récupéré ou bien il s'agit d'un document fabriqué à partir d'une véritable identité.

    Ce que l'on sait du parcours de ce passeport

    Le document a été présenté par un migrant enregistré sur l'île grecque de Leros, en face des côtes turques, le 3 octobre dernier. Son détenteur, dont l'identité réelle reste donc à vérifier, a quitté la Grèce à une date inconnue et a été repéré pour la dernière fois en Croatie quelques jours plus tard.

    A propos de ce passeport, l'Allemagne a mis en garde contre de possibles "fausses pistes" laissées par l'Etat islamique "pour politiser et radicaliser la question des réfugiés en Europe". A la suite de sa découverte, la chef de file de l'extrême droite en France, Marine Le Pen, a réclamé lundi "l'arrêt immédiat de tout accueil de migrants" dans le pays.

  • Le niveau de la menace maintenu à la hausse tant qu'Abdeslam est en liberté

    Le niveau de la menace a été porté à trois parce que Salah Abdeslam, un des suspects des attentats de Paris, est toujours en liberté. Il avait été espéré qu'Abdeslam puisse être arrêté à Molenbeek lundi, mais en vain, si bien que la décision a été prise de préférer la certitude à l'incertitude, a affirmé le ministre d'Intérieur Jan Jambon à Radio Eén.

    Jan Jambon part du principe que le niveau rehaussé de la menace restera d'application tant qu'Abdeslam est en liberté. Le ministre n'a pas été en mesure de confirmer si l'individu recherché depuis les attentats de Paris a été signalé dans les environs du stade Roi Baudouin.

  • Reynders opposé à l'envoi de troupes belges au sol en Syrie

    Didier Reynders appelle à davantage de communication entre les services de renseignements des pays. "Depuis l'attaque du musée juif à Bruxelles, je demande systématiquement au sein de l'Otan et de la Communauté européenne un plus grand échange des informations. Cela progresse mais pas encore suffisamment quand je vois sur les télévisions françaises qu'un certain nombre de personnes étaient connues des services français. Pour les combattants étrangers partis en Syrie, s'ils reviennent, il faudra encore renforcer leur suivi".

    Alors que les ministres européens de la Défense se réunissent ce mardi, il affirme ne pas vouloir envoyer des troupes belges en Syrie. "Ce serait perçu comme une croisade", affirme-t-il.

     

  • Se procurer des armes de guerre, pas si compliqué

    Comment les terroristes arrivent-ils à mettre la main sur des armes du guerre, en particulier les kalachnikovs? D'après les spécialistes en la matière, il y a quatre façons de s'en procurer et le web facilite les transactions.

  • Quels sont les moyens de la Justice belge?

    La Belgique a renforcé le cadre juridique de la lutte contre le terrorisme après les attentats du 11 septembre 2001. En été, la loi a été renforcée, permettant par exemple la déchéance de la nationalité belge.

  • En France, l'enquête continue

    Bernard Cazeneuve, le ministre français de l'Intérieur, annonce la poursuite de l'enquête. Les forces de l'ordre françaises ont ainsi procédé à "128 perquisitions" dans la nuit de lundi à mardi dans le cadre de l'état d'urgence décrété après les attentats de Paris, a-t-il précisé à la radio France Info. Dix personnes ont été interpellées et placées en garde à vue, a précisé à l'AFP l'entourage du ministre.

    La nuit précédente, une vaste opération similaire avait conduit à 168 perquisitions administratives, dans 19 départements, donnant lieu à 23 interpellations et à la saisie de 31 armes.

    De son côté, le Président François Hollande se rendra la semaine prochaine à Washington en vue d'une rencontre avec les présidents américain, Barack Obama, et russe, Vladimir Poutine.  Objectif: bâtir une grande coalition visant à détruire l'Etat islamique.

  • Comment les Molenbeekois vivent-ils ces événements?

    Molenbeek est depuis plusieurs jours le théâtre d'importantes opérations de police dans le cadre de l'enquête relative aux attaques survenues vendredi à Paris. Les premiers éléments de l'enquête indiquent que ces attentats ont été organisés depuis la commune bruxelloise, qui a dès lors attiré l'attention de la presse internationale et suscité des réactions du monde politique.

    → Lire le reportage de Benoît Mathieu "La jeunesse de Molenbeek? Elle est comme un cul sans chaise"

    Le centre communautaire De Vaartkapoen à Molenbeek, mieux connu sous le nom de Vk, organise ce mercredi à 17h une action de solidarité sur la place communale en hommage aux victimes des attentats perpétrés vendredi à Paris. L'objectif des organisateurs est de placer une centaine de bougies sur la place "en mémoire des victimes du terrorisme et de la violence politique, à Paris et partout dans le monde".

    Avec cette initiative, les organisateurs désirent montrer que Molenbeek est également une commune chaleureuse. Plusieurs associations actives dans les secteurs de la jeunesse, du bien-être et du monde socio-culturelle vont ainsi se rassembler afin de formuler un plan d'action ambitieux. Cette plateforme appelle également à investir dans la commune bruxelloise afin de traiter les problèmes d'exclusion sociale et de radicalisation aux racines.

  • Où en est l'identification des terroristes?

    L'enquête a permis l'identification de cinq des sept kamikazes.

    Il s'agit de quatre Français:

    • Samy Amimour (28 ans)
    • Omar Ismaïl Mostefaï (29 ans)
    • Bilal Hadfi (20 ans)
    • Brahim Abdeslam (31 ans).
    • Le cinquième jihadiste était muni d'un passeport syrien dont l'authenticité "reste à vérifier", au nom d'Ahmad Al Mohammad, 25 ans, un migrant dont les empreintes concordent avec "celles relevées lors d'un contrôle en Grèce en octobre", selon la justice française.
  • La France poursuit ses frappes en Syrie

    L'armée française a mené de nouvelles frappes dans la nuit de lundi à mardi contre un centre de commandement et un camp d'entraînement de l'Etat islamique autour de Rakka, en Syrie, a-t-on appris auprès de l'état major.

    François Hollande a annoncé lundi devant le Parlement français réuni en Congrès à Versailles que la France intensifierait ses opérations en Syrie contre Daech après les attentats de vendredi à Paris, revendiqués par l'organisation.

    Il a  également précisé qu'il rencontrerait Barack Obama et Vladimir Poutine dans les prochains jours pour bâtir une grande coalition visant à détruire l'Etat islamique. "Nous poursuivrons ces frappes au cours des semaines à venir", avait-il dit, annonçant que le porte-avions Charles-de-Gaulle appareillerait jeudi pour le golfe arabo-persique.

  • Le niveau d'alerte terroriste relevé au niveau 3

    Le niveau d'alerte terroriste est passé du niveau 2 au niveau 3, selon le Centre de crise du ministère de l'Intérieur. Le troisième niveau de cette échelle qui en compte quatre définit la menace comme "possible et vraisemblable". Le Centre de crise recommande dès lors l'annulation du match de football qui doit opposer les Diables rouges à l'équipe nationale espagnole mardi soir au Stade Roi Baudouin.              

    "Dans ce contexte, le Centre de crise recommande l'annulation du match de football prévu ce mardi soir entre la Belgique et l'Espagne"

    Une surveillance renforcée des centrales nucléaires belges a également été mise en place directement après les attentats de vendredi soir à Paris, a confirmé mardi Electrabel. "Nous disposons déjà d'une sécurité stricte sur le site", rappelle la porte-parole de la centrale de Doel, Els De Clerck. "Il y a des caméras et nous travaillons sur base d'un contrôle d'accès biométrique (la main des travailleurs est scannée, NDLR). Mais nous pouvons prendre des mesures supplémentaires en fonction de l'analyse de la menace."Cette surveillance renforcée sera maintenue tant que le niveau d'alerte terroriste sera fixé à 3.

    Le relèvement du niveau de la menace intervient à la suite de l'analyse menée par l'Organe de coordination pour l'analyse de la menace (OCAM). "Une présence policière visible et renforcée a été demandée pour tous les grands événements avec une sensibilisation accrue de chacun. Une vigilance est également demandée à tous les citoyens", précise le Centre de crise.

    Une vigilance accrue des services de police avait déjà été demandée pour les grands événements dans la nuit de vendredi à samedi à la suite des attentats perpétrés plus tôt dans la soirée à Paris dont le bilan s'élève actuellement à 129 morts et plus de 300 blessés.

  • Didier Reynders veut renforcer la coopération en Europe

    ©Photo News

    Le ministre des Affaires étrangères, Didier Reynders, plaide pour un renforcement de la coopération en Europe dans la lutte contre le terrorisme. "Il faut que l'on puisse remonter toutes les filières, où qu'elles se trouvent, en France, en Belgique ou ailleurs en Europe, parce qu'on doit pouvoir regarder d'où venaient les auteurs de ces actes terroristes à Paris, et comment démonter les filières existantes", a plaidé M. Reynders. 

    Il compte sur la réunion d'urgence des ministres européens de l'Intérieur et de la Justice vendredi à Bruxelles pour avancer. "J'espère qu'il y aura des mesures concrètes. Je pense à des dispositifs sur ce contrôle des frontières externes, mais aussi ces échanges de données en matière de passagers", a-t-il dit.

    1. "Si on n'échange pas plus d'informations, si on n'est pas plus prompt à travailler ensemble, on n'arrivera pas à empêcher ce genre d'actes", mais il estime qu'il est impossible de "vivre dans une situation de risque zéro".

    2. "Ce que l'on doit surtout faire, c'est voir comment mieux contrôler les frontières extérieures de la zone (Schengen), et là il y a un rôle de l'UE", a-t-il affirmé. "On pourra travailler à la répartition de réfugiés à travers l'Europe, mais on pourra surtout vérifier qui vient, quelles sont les personnes qui viennent, est-ce qu'il y en a qui peuvent représenter un danger ou non".

    Maintenir la liberté de circulation

    En revanche, M. Reynders "ne souhaite" pas une remise en cause de la libre circulation des personnes dans l'espace Schengen. "Je crois qu'on doit pouvoir prendre des mesures d'exception pendant des périodes limitées. Je comprends l'état d'urgence décidé en France (...) vendredi. Nous avons nous-même renforcé les contrôles aux frontières, dans les aéroports, dans les gares. Mais ça c'est temporaire".

  • "Certains quartiers de Molenbeek sont un terreau fertile pour une radicalisation"

    Françoise Schepmans, la bourgmestre de Molenbeek, est consciente que des quartiers de sa commune ont "un terreau fertile pour une radicalisation". Malgré qu'elle estime avoir toujours été sensibilisée à cette problématique, elle affirme que "certains jeunes peuvent se radicaliser sans que les autorités politiques ne puisse le remarquer. C'est ça la difficulté aujourd'hui."

    "On a senti un repli identitaire très fort", au fil des années. Aujourd'hui, elle plaide pour une collaboration entre les différents niveaux de pouvoir. "Evidemment qu'on a besoin de plus de moyens, mais on a aussi besoin d'une approche pluridisciplinaire.

  • "Les Belges ne sont pas au niveau"

    "On a un souci de contrôle aux frontières Schengen, et un gros", assure Alain Chouet, ancien chef du service de renseignement de sécurité à la DGSE (services de renseignement extérieurs français).

    La raison de ce constat? Samy Amimour. Ce Français de 28 ans, inculpé en octobre 2012 pour "association de malfaiteurs terroristes", placé sous contrôle judiciaire, parti pour la Syrie, recherché internationalement et, malgré ça, il parvient à rentrer en France incognito pour participer aux attentats de vendredi. "S'il rentre par la Belgique, par exemple par un vol low-cost à Charleroi... Allez-y à Charleroi, vous verrez les contrôles", déclare Alain Chouet. 

    "Vous comprendrez bien que si les Belges ne nous préviennent pas, ici on ne peut rien faire."
    Source policière française


    D'autres membres du commando, installés en Belgique, étaient connus par ailleurs de la police belge. "Il y a trois hypothèses", explique un ancien spécialiste du contre-terrorisme à la DGSE, sous couvert d'anonymat. "Soit personne n'a rien vu, et c'est un gros souci; soit on a vu des trucs et on ne les a pas compris, ce qui est aussi un problème; soit on a vu des trucs et malgré tout l'équipe a pu passer à l'action".

    "Pour le renseignement anti-jihadiste, la Belgique est sous bouclier français. Et il faut bien le dire, alors qu'ils ont la plus grosse proportion de départs en Syrie des pays occidentaux, les Belges ne sont pas au niveau", poursuit-il. "Dans cette équipe beaucoup de mecs sont connus à Bruxelles, quelqu'un s'est manifestement planté".

  • Les frères Abdeslam et Bilal Hadfi connus de l'Ocam

    Le suspect en fuite Salah Abdeslam, son frère Brahim qui s'est fait exploser boulevard Voltaire à Paris et Bilal Hadfi, qui s'est lui fait exploser au stade de France, étaient connus de l'organe de coordination pour l'analyse de la menace (Ocam), rapporte lundi le magazine MO*. Les suspects figuraient sur une liste consolidée reprenant 800 noms de personnes ayant attiré l'attention des autorités pour leurs liens avec les combattants en Syrie.

    Les cabinets de l'Intérieur et de la Justice n'ont pas commenté l'information.

  • Les contrôles à la frontière française causent des embouteillages

    De gros embouteillages se sont formés en début de soirée aux postes frontaliers autoroutiers en direction de la France. Depuis vendredi, la France a rétabli des contrôles aux frontières après les attentats de Paris. 

    •  Sur l'E17 Gand-Lille, des files sont enregistrées depuis Albeeke vers le poste douanier de Reckem sur environ 5 km. Les automobilistes doivent s'attendre à un trajet rallongé d'une demi-heure environ. 
    • Sur l'E429 Tournai-Lille, des bouchons se sont créés depuis Froyennes vers la France. Le temps de parcours est rallongé d'une vingtaine de minutes.
    • Sur l'E19 Mons-Valenciennes, les embouteillages débutent à Dour en direction de la France. Il faut compter sur une demi-heure pour effectuer le trajet.
    • La circulation est par contre fluide à proximité de la frontière sur l'E40 Furnes-Dunkerque. Le passage aux postes frontaliers vers la France sur les axes secondaires s'effectue normalement.

  • Faut-il craindre des attentats lors de l'Euro 2016?

    L'UEFA garde sa confiance envers le comité d'organisation de l'Euro-2016 en France, pour prendre toutes les "mesures nécessaires" à la sécurité du tournoi l'été prochain.

    "Le tirage au sort de la phase finale se déroulera comme prévu le 12 décembre au Palais des Congrès de Paris et le tournoi final sera joué en France du 10 juin au 10 juillet", a répondu l'UEFA dans un communiqué.

    "Pendant trois ans maintenant, le comité d'organisation de l'Euro-2016 a travaillé étroitement avec les autorités concernées pour développer les mécanismes les plus appropriés, afin de garantir un tournoi en toute sécurité, et nous sommes confiants dans le fait que les mesures nécessaires seront prises", a conclu l'UEFA.

    Les attentats de Paris vendredi soir ont notamment touché le Stade de France, lieu de la finale de l'Euro-2016, pendant le match amical France-Allemagne (2-0).

  • Un Algérien avait évoqué des attaques à Paris la semaine passée

    La police allemande a interpellé un Algérien, dans un centre d'accueil pour réfugiés, qu'elle soupçonne de complicité dans les attentats de Paris. L'homme est l'objet d'une enquête car il aurait dit ces derniers jours à d'autres personnes dans le centre d'accueil que la terreur allait s'emparer de la capitale française.

    "Une enquête est ouverte pour déterminer si l'homme est un complice ou de quelque façon au courant."
    Ralf Jäger
    Ministre de l'Intérieur du Land de Rhénanie-du-Nord-Westphalie

  • Le frère de Salah Abdeslam se défend

    Mohamed Abdeslam a été relâché par la justice sans condition après son interpellation ce week-end.

    Un de ses frères, Brahim, s'est fait exploser dans un café parisien. L'autre, Salah, est également suspecté d'avoir participé aux tueries de vendredi soir. Ce dernier est activement recherché. Mohamed affirme qu'il ignore où est son frère, évoquant un "garçon tout à fait normal".

  • Contre l'EI, Al-Azhar propose de former des imams modérés en France et en Europe

    Le numéro 2 de la mosquée Al-Azhar, prestigieuse institution de l'islam sunnite basée au Caire, a appelé à engager une bataille "intellectuelle" et "idéologique" pour vaincre le groupe djihadiste Etat islamique (EI), proposant de former des imams "modérés" pour la France et l'Europe.
        "En premier lieu, le remède doit être intellectuel, pas seulement sécuritaire", a plaidé le vice-grand imam d'Al-Azhar, Abbas Shoman, dans un entretien avec l'AFP qui l'interrogeait sur les solutions pour éviter que l'EI gagne du terrain dans les esprits en enrôle notamment des jeunes dans les banlieues françaises.
         Le cheikh Shoman a assuré qu'Al-Azhar avait recommandé à la France, avant les attaques de l'EI qui ont fait au moins 129 morts à Paris vendredi, de former des imams modérés pour ses mosquées.
         "Le problème provient de ceux qui contrôlent le discours religieux, nous devrions nous assurer qu'ils n'aident pas à propager le terrorisme", a estimé le cheikh Shoman, regrettant qu'Al-Azhar n'ait que peu de place en Europe en comparaison à la présence de nombreux prédicateurs extrémistes. Pour lui, la multiplication des jeunes Européens qui rejoignent l'EI en est le symptôme et la conséquence.
         "Vous vous rendez compte que ces gens n'ont que peu de connaissances de la religion musulmane, qu'ils sont devenus religieux sur le tard et qu'ils considèrent que ce qu'ils font, c'est le djihad", commente le cheikh Shoman.
         Il propose qu'Al-Azhar "forme des imams, ou aille les former en France, afin de combattre l'extrémisme". "Vous devez ouvrir la voie à des imams modérés, et Al-Azhar y est prête", martèle le religieux. "Et si nous ne pouvons pas guider les terroristes vers une meilleure voie, nous devons au moins protéger les autres musulmans", plaide-t-il.

  • Bilal Hadfi, l'assaillant qui s'est fait exploser vendredi au Stade de France, aurait habité à Forest. D'après Télé Bruxelles, Il aurait bénéficié d'un logement social à la Ville de Bruxelles et aurait ensuite déménagé à Forest en juillet.

  • Les habitants de Molenbeek sous le choc

  • Les terroristes "ont exploité les migrations de masse", dit le Premier ministre hongrois

    Le Premier ministre hongrois Viktor Orban a estimé lundi, après les attentats de Paris, que les "terroristes ont exploité les migrations de masse" en cours depuis plusieurs mois vers l'Union européenne et il a défendu le droit des Européens à "l'autodéfense".
        "De façon délibérée et organisée, les terroristes ont exploité les migrations de masse, en se mélangeant à la foule des gens quittant leurs foyers en quête d'une vie meilleure (...)", a déclaré devant le parlement le Premier ministre, défenseur d'une ligne intransigeante en matière d'immigration. Il a également décrit "le droit à l'autodéfense" des Européens comme "plus fort que tous les autres (droits, ndlr)".
         "Nous ne disons pas que chaque migrant est un terroriste mais personne ne peut dire combien de terroristes sont déjà arrivés, combien arrivent chaque jour (...), a ajouté M. Orban.
         La Hongrie a été critiquée par ses partenaires européens pour avoir fermé ces derniers mois deux de ses frontières aux migrants, celle avec la Croatie et celle avec la Serbie, notamment en installant plusieurs dizaines de kilomètres de clôture barbelée.
            La Hongrie fait partie des pays membres de l'UE, notamment d'Europe de l'Est, qui ont refusé le plan de répartition de 160.000 réfugiés au sein de l'Union.
      

  • Disneyland Paris fermé jusqu'à mercredi

    Le parc d'attractions Disneyland Paris, situé à Marne-la-Vallée, à l'est de Paris, reste fermé jusqu'à mardi soir et rouvrira mercredi matin, en solidarité aux victimes des attentats commis vendredi soir à Paris, a-t-il indiqué sur son site internet.

    ©BELGA

    "Nous nous associons au deuil des personnes touchées par les horribles attaques à Paris. Nos pensées sont entièrement tournées vers les personnes touchées, les familles et les proches des victimes. Par respect des trois jours de deuil national, Disneyland Paris restera fermé jusqu'à Mardi 17 Novembre 2015 (inclus)", indique le Tom Wolber, Président de Euro Disney S.A.S. 

    Cette fermeture de quatre jours est une première pour le parc d'attractions ouvert depuis 1992. 

     

  • Sécurité renforcée aux abords des lycées français en Belgique

    Le consulat de France en Belgique a adopté des mesures de sécurité aux abords des implantations françaises situées sur le territoire belge, dont les deux lycées, a-t-il indiqué dans un communiqué. Il s'agit des lycées français Jean Monnet situé à Uccle et international à Anvers. L'ambassade et le consulat de France ont par ailleurs lancé un registre de condoléances en ligne pour permettre aux citoyens de "déposer (leurs) témoignages de soutien aux victimes et familles des victimes".

  • Poutine justifie ses bombardements en Syrie par les attentats de Paris

    Les attentats de vendredi à Paris montrent que la Russie a eu "raison" de vouloir organiser une coalition antiterroriste internationale, a déclaré le président russe Vladimir Poutine, appelant implicitement la France à revoir sa position sur la nécessité d'un départ immédiat du président Bachar al-Assad. "Il est indispensable" de former une coalition internationale antiterroriste, a déclaré M. Poutine à l'issue du G20 d'Antalya.

      "La France faisait partie des pays qui ont adopté une position très dure envers le sort du président al-Assad personnellement. Nous avons entendu tout le temps de nos amis français que le règlement de la question sur le départ du président Assad devait être une condition préalable pour des changements politiques", a-t-il ajouté. "Mais est-ce que cela a protégé Paris contre l'attentat terroriste ? Non", a asséné M. Poutine, soutien affiché du président Assad qu'il soutient militairement en Syrie.

     

    ©EPA

  • Seuls 12% des départs de Belgique vers la Syrie proviennent de Wallonie

    Sur la totalité des départs de ressortissants belges vers la Syrie, à peine près de 12% proviennent de Wallonie, soit proportionnellement trois fois moins que la part de la population wallonne dans la population belge, a appris lundi Belga à bonne source, qui cite sous couvert de l'anonymat une information de l'OCAM, l'Organe de Coordination pour l'Analyse de la Menace.
        Plus de 828 Belges sont considérés par les autorités du pays comme étant radicalisés, selon des chiffres dévoilés fin septembre par RTL-TVI. Parmi eux, 270 étaient en Syrie ou en Irak.
         Chaque mois, cinq à dix personnes quittent la Belgique pour aller combattre en Syrie ou en Irak aux côtés de l'Etat islamique, un nombre en baisse, mais qui nécessite encore des efforts pour le réduire, avait indiqué début novembre le ministre des Affaires étrangères Didier Reynders.

  • Le plan d'action de François Hollande

    Les attentats de Paris ont été "décidés, planifiés en Syrie, organisés en Belgique" et "perpétrés avec des complicités françaises", a déclaré François Hollande lors d'un discours au Parlement réuni en congrès à Versailles. Il s'est focalisé sur les mesures à prendre à l'avenir, tant en France que de manière internationale.

    Une grande coalition anti-EI

    François Hollande prône le rassemblement de tous ceux qui peuvent réellement lutter contre l'État islamique dans le cadre d'une grande coalition.

    ONU: Il a demandé au Conseil de sécurité une résolution marquant la volonté commune de lutter contre le terrorisme.
    UE: Il a souhaité que le ministre français de la Défense invoque la clause de solidarité de l'Union européenne en cas d'attaque contre un de ses membres. Il demande aussi à ses partenaires européens de mettre en place des contrôles coordonnés et systématiques aux frontières intérieures et extérieures de l'UE.
    USAIl parle aussi d'une solidarité outre-atlantique. Il rencontrera dans les prochains jours Barack Obama. Le président américain a d'ores et déjà annoncé qu'il renforcera l'échange d'informations entre les deux pays.
    RussieFrançois Hollande rencontrera son homologue russe, Vladimir Poutine à Moscou, "pour que nous unissions nos forces".

    8.500 emplois en France

    5.000 emplois seront créés d'ici deux ans dans la police et la gendarmerie; 2.500 dans le pénitentiaire et les services juridiques; 1.000 dans les douanes pour contrôler les frontières. "Ces mesures représenteront un surcroît de dépenses, mais le pacte de sécurité l'emporte sur le pacte de stabilité", a déclaré le président.

     Il souhaite également prolonger l'État d'urgence pour trois mois. Le Parlement sera saisi dès mercredi d'un projet de loi sur ce sujet qui devra prendre en compte l'évolution des technologies et des menaces. Il prône un nouveau régime juridique complet pour adapter l'État d'urgence et de faire évoluer la constitution pour permettre aux pouvoir publics d'agir contre le terrorisme.

    Le président français affirme par ailleurs que "la France intensifiera ses opérations en Syrie", après des raids intervenus dimanche soir sur le fief du groupe Etat islamique à Raqa. "Nous poursuivrons ces frappes au cours des semaines à venir."

     

    ©REUTERS

  • Marine Le Pen demande l'arrêt immédiat de tout accueil de migrants après les attentats

    La chef de file de l'extrême droite française, Marine Le Pen, a réclamé lundi "l'arrêt immédiat de tout accueil de migrants" en France à la suite des attentats de Paris, qui ont fait au moins 129 morts et 352 blessés.
        "Un des kamikazes (...) était arrivé en Grèce le 3 octobre parmi la masse des migrants qui affluent chaque jour en Europe. Il a ensuite pris la route de la France", a écrit la présidente du Front national (FN) dans un communiqué diffusé par son parti.
         Selon le procureur de Paris, qui dirige l'enquête sur les attentats commis vendredi, les empreintes digitales d'un des auteurs des attaques, près duquel un passeport syrien a été retrouvé, concordent avec celle d'un homme contrôlé le mois dernier en Grèce.
         "Nos craintes et nos avertissements sur la possible présence djihadiste parmi les migrants qui rejoignent notre pays sont donc une réalité malheureusement concrétisée par ces attentats sanglants", poursuit la dirigeante d'extrême droite.
         La France n'a accueilli qu'une faible proportion des réfugiés arrivés depuis l'été dans l'Union européenne, mais Marine Le Pen a fait de la dénonciation d'une "submersion migratoire" l'axe de sa campagne avant des élections régionales en décembre.
         La présidente du FN est la favorite des sondages pour ce scrutin dans le nord de la France, où elle est candidate. Son éventuelle victoire dans cette région serait une première historique pour son parti.

  • France: plus de 10.000 personnes fichées à surveiller

    Plus de 10.000 personnes, à l'instar d'Omar Ismaïl Mostefaï qui s'est fait exploser vendredi soir dans la salle de concerts parisienne du Bataclan après avoir tiré sur les spectateurs, font en France l'objet de fiches dites "S" de renseignement, notamment des islamistes radicaux.

    Fiche S pour "sûreté de l'État": la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) alimente quotidiennement ce fichier, qui vise des hooligans, des membres de groupes d'utra-gauche ou d'extrême-droite, etc.  "Il y a plus de 10.000 personnes qui sont sous cette fiche +S+", a rappelé ce week-end le Premier ministre Manuel Valls.

    Parmi elles, plus de la moitié sont fichées comme étant des islamistes radicaux ou des individus pouvant avoir un lien avec la mouvance terroriste.  La fiche S est surtout destinée à attirer l'attention des forces de sécurité si l'un des fichés est contrôlé ou interpellé. Elles doivent alors en référer aussitôt aux services de renseignement.  Sur ces personnes, certaines sont connues et ont été condamnées pour faits de terrorisme, depuis les attentats de 1995 notamment, d'autres sont considérées comme pouvant se radicaliser ou comme l'étant déjà.

    Cela avait été le cas de suspects cités dans les attaques commises ou déjouées en France depuis les attentats islamistes de janvier contre le journal satirique Charlie Hebdo et le supermarché parisien Hyper Cacher (17 morts). Ou de Mohamed Merah, l'auteur des tueries perpétrées en mars 2012 dans le sud-ouest du pays au nom du jihad.

    Yassin Salhi, qui a tué et décapité son patron Hervé Cornara en Isère (centre-est) en juin dernier, avait aussi été fiché "S" pendant deux ans sans avoir pour autant éveillé l'attention des services de police.
    Car être l'objet d'une fiche S ne signifie pas être surveillé en permanence ou même occasionnellement. "C'est plus souvent un indicateur, une espèce de thermomètre sur lequel il faut veiller en permanence et qu'il faut alimenter pour qu'elle soit efficace", selon un policier. Les fiches S, outre les antécédents judiciaires, sont alimentées par les services de renseignement français et étrangers. Il y a plusieurs degrés dans les fiches S classées de S1 à S15, non en fonction d'un degré de dangerosité présumé mais en fonction des actions à entreprendre quand on se trouve en présence d'un suspect.


  • Paris fait peur aux touristes

    "Depuis samedi, il y a une vague d'annulations conséquente dans l'ensemble du secteur de l'hôtellerie et qui concerne les deux ou trois mois à venir", a indiqué à l'AFP Didier Le Calvez, PDG du palace le Bristol, et président de l'Umih Prestige, branche du syndicat hôtelier qui regroupe les établissements très haut de gamme

    Selon lui, "les prochains mois vont être difficiles, comme cela a été le cas après les attentats du mois de janvier. On était tout juste en train de s'en remettre, avec des mois d'octobre, de novembre et de décembre qui avaient les clignotants au vert mais là c'est 50% de chiffre d'affaires en moins qui va être enregistré pour le mois de novembre pour l'hôtellerie", selon M. Le Calvez.

  • Deux interpellations

    Deux suspects ont été inculpés ce lundi pour participation à un attentat terroriste, selon le parquet fédéral. Les cinq autres, dont Mohamed Abdeslam, frère du suspect activement recherché Salah Abdeslam, ont été libérés.

    Selon plusieurs médias, les deux individus seraient le propriétaire et le convoyeur d'une voiture contrôlée samedi à Cambrai (nord de la France) sur l'autoroute entre Paris et Bruxelles. Ils avaient été interceptés à Molenbeek quelques heures plus tard.

    Le parquet a également confirmé qu'il n'y a pas eu d'arrestation lors de l'opération à Molenbeek qui visait à interpeller Salah Abdeslam, le suspect clé visé par un mandat d'arrêt international et activement recherché dans le cadre des attentats de Paris. Une perquisition a été exécutée, mais aucune arrestation judiciaire n'a été effectuée.

  • La Flandre ne donnera plus d'argent à Molenbeek

    Le centre d'intégration "Le Foyer" à Molenbeek "a totalement perdu le financement qu'il recevait de la Flandre parce que la Communauté flamande a jugé qu'un fonctionnement de première ligne tel que celui qu'offre le Foyer n'était plus nécessaire et qu'il ne fallait plus s'investir que sur les nouveaux arrivants", a déclaré Johan Leman, président de l'asbl, et ex-directeur du Centre pour l'Egalité des Chances et la Lutte contre le Racisme.

    Il ne comprend pas pourquoi il y avait aussi peu de collaboration à Molenbeek entre la police, la Sûreté de l'Etat et les services sociaux.

    Johan Leman se demande comment le ministre de l'Intérieur Jan Jambon va "nettoyer" Molenbeek et lui a souhaité beaucoup de chance: "Et si vous pensez que le parachutage depuis la Flandre d'une légion de travailleurs sociaux, sans contacts de plusieurs années avec les quartiers va tout résoudre, eh bien bonne chance", a-t-il ajouté.  

  • Serbie: Arrestation d'un migrant détenteur d'un passeport syrien au même nom que celui découvert à Paris


    La police serbe a arrêté un migrant en possession d'un passeport syrien portant le même nom que celui découvert à Paris sur un des lieux où ont été perpétrés les attentats, a rapporté lundi le quotidien Blic.

    "Le document, qui contenait le même nom et les mêmes données mais une photographie différente, a été découvert samedi dans le centre d'accueil à Presevo et la personne qui le détenait a été retenue pour être interrogée", a indiqué le journal qui ne cite pas de source.  Le ministère serbe de l'Intérieur n'a pas dans un premier temps souhaité commenter cette information.

    Un passeport syrien, au nom d'Ahmad alMohammad, 25 ans, a été retrouvé au Stade de France. Un migrant en possession de ce document a été enregistré sur l'île grecque de Leros le 3 octobre. Il a déposé une demande d'asile en Serbie, au centre d'accueil de Presevo (sud) et sa trace s'est perdue en Croatie.

    Son nom est inconnu des services antiterroristes français. Les enquêteurs restent prudents sur les conclusions à tirer de cette découverte: le passeport est-il authentique? Peut-il avoir été volé ou vendu? Les empreintes digitales du kamikaze, près duquel le passeport syrien au nom d'Ahmad alMohammad a été retrouvé, concordent avec celle d'un homme contrôlé en octobre en Grèce.
    Selon Blic, "il est fort probable que les deux hommes aient acheté, séparément, des faux passeports syriens, chez le même faussaire en Turquie".

  • Fouille négative du véhicule suspect immatriculé en France découvert à Bruxelles

    La fouille du véhicule suspect qui a été découvert lundi matin dans la rue Joseph II à Bruxelles, située à proximité de la rue des Deux Églises, n'a rien révélé de suspect, a indiqué la zone de police de Bruxelles Capitale-Ixelles.
        Le service de déminage de l'armée est descendu sur les lieux, a fouillé une Golf grise suspecte mal stationnée et retiré les documents de bord ainsi qu'une valise.
         Un périmètre de sécurité avait été installé sur la zone s'étendant depuis le carrefour rue Joseph II/rue du Commerce jusqu'à celui entre la rue Joseph II et le boulevard Charlemagne. Les rues adjacentes à la rue de la Loi ont également été fermées à la circulation.
       

  • Syrie: la coalition menée par les Etats-Unis détruit 116 camions-citernes de l'EI (Pentagone)

    La coalition antijihadistes conduite par les Etats-Unis a détruit 116 camions-citernes utilisés par le groupe Etat islamique (EI) dans l'est de la Syrie, a affirmé lundi le Pentagone.

    Ces camions ont été détruits dimanche près de Boukamal, une localité tenue par l'EI à la frontière avec l'Irak, selon le communiqué.

    L'EI contrôle la majorité des champs pétroliers de Syrie, notamment dans la province de Deir Ezzor. Selon une enquête publiée en octobre par le Financial Times, la contrebande de pétrole rapporte aux jihadistes 1,5 million de dollars par jour lorsque le prix moyen s'établit à 45 dollars le baril.

    Selon le site du New York Times, deux avions F-15 ont lâché des tracts une heure avant l'attaque appelant les chauffeurs à quitter leur véhicule.

  • La Chambre tiendra une séance plénière extraordinaire

    La Chambre se réunira en séance plénière extraordinaire mardi ou mercredi suite aux attentats de Paris, a confirmé lundi le président de la Chambre, Siegfried Bracke. L'horaire de la réunion n'est pas encore connu.

    Le président du cdH, Benoït Lutgen, a pressé lundi le Premier ministre de réunir les responsables des différents partis démocratiques du pays afin de "marquer l'unité du pays face aux actes terroristes comme l'a fait le Président de la République française, François Hollande", selon un communiqué. "Ces rencontres doivent aussi permettre d'entendre les propositions concrètes des différentes formations politiques dans la lutte contre le terrorisme. Il faut joindre toutes nos forces pour lutter contre la barbarie, mesurer les actions et évaluer l'ensemble du dispositif dont dispose la Belgique. Parallèlement, le débat doit être mené sereinement sur le rôle actif que doit occuper notre pays dans le combat à mener nationalement et internationalement contre Daesh", selon le parti centriste pour qui l'heure est à présent aux "actes volontaristes, aux modifications légales et aux incontournables renforcements budgétaires".

    Dans un communiqué séparé, Ecolo appelle lui aussi le Premier ministre à réunir les partis politiques démocratiques "afin que l'esprit de responsabilité et le souci de la cohésion sociale prévalent dans les discours et les actes posés". "La sécurité est un bien commun qui nous concerne tous. Il faut éviter que le débat public, nécessaire, ne bascule dans des joutes politiciennes stériles qui ne ne feraient qu'aggraver le sentiment de peur et d'insécurité des citoyens. Les surenchères médiatiques décrédibiliseraient l'ensemble de la classe politique qui, plus que jamais, doit être à la hauteur des événements. Le temps est aujourd'hui à la mesure, à l'unité, au rassemblement et à la dignité", conclut Ecolo.

  • L'opération policière à Molenbeek en images

    L'action policière menée dans la rue Delaunoy à Molenbeek-Saint-Jean s'est terminée lundi aux alentours de 14h00.

    Les forces spéciales sur le toit de l'immeuble où l'opération s'est déroulée entre 11h et 14h ce lundi 16 novembre. ©REUTERS
    ©Photo News
    ©REUTERS
    ©REUTERS
    ©REUTERS
    ©Photo News
    ©EPA
    ©Photo News
    ©BELGA
    Abdeslam Salah, frère d'un des kamikazes des attaques de Paris, est activement recherché. ©AFP

    L'information a été confirmée par la bourgmestre de la commune bruxelloise Françoise Schepmans. La police a procédé à une arrestation administrative, indique pour sa part le parquet fédéral, qui avait confirmé à l'agence Belga que l'action était menée en vue d'interpeller Salah Abdeslam, le suspect clé visé par un mandat d'arrêt international et activement recherché dans le cadre des attentats de Paris de vendredi.

    Selon plusieurs médias, l'intéressé n'aurait pas été retrouvé.

  • Attentats de Paris: 5 des 7 suspects relâchés à Bruxelles, dont le frère d'un des kamikazes

    Cinq personnes parmi les sept interpellées en Belgique dans le cadre de l'enquête sur les attentats meurtriers de Paris ont été relâchées, dont Mohamed Abdeslam, un frère de l'un des kamikazes, a-t-on appris lundi de sources judiciaires à Bruxelles.

    "Au total cinq ont été relâchés" et "deux continuent d'être détenus provisoirement", a indiqué le parquet fédéral belge à l'AFP. Mohamed Abdeslam a été relâché "sans la moindre inculpation", a précisé son avocate à l'AFP.

  • L'EI menace les Etats-Unis et ses alliés

    Une nouvelle vidéo de l'Etat islamique met en garde les pays participant aux frappes aériennes en Syrie qu'ils connaîtront le sort de la France et menace d'un attentat à Washington. 

  • La police à la recherche d'un véhicule dans la région d'Arlon

    Selon nos confrères de L'Avenir, un important dispositif de police serait en action du côté d'Arlon.

    Les polices belge, française et luxembourgeoise seraient à la recherche d'un véhicule immatriculé en France, repéré de l'autre côté de la frontière, dans la banlieu de Nancy, et qui serait occupé par trois hommes armés. 

    Selon des sources policières citées par L'Avenir, cette opération serait bien liée aux attaques de Paris.

    L'alerte aurait depuis été levée et le déploiement se serait terminé vers 13h.

  • L'opération à Molenbeek vise Salah Abdeslam

    L'importante opération de police en cours dans la commune bruxelloise de Molenbeek vise à interpeller Salah Abdeslam, le suspect clé recherché dans le cadre de l'enquête sur les attentats de Paris. Le parquet fédéral a confirmé l'information. 

    Seule une personne a été "interpellée administrativement", a encore précisé le porte-parole du parquet fédéral. Une petite détonation s'est fait entendre un peu avant 13h00.

    La police semble examiner un autre bâtiment que celui qui était visé lors de la première opération lundi matin. Une grande partie des opérations n'est plus visible pour la presse qui doit maintenant maintenir une certaine distance de sécurité.

    Entre-temps, Mohamed Abdeslam, le frère de Salah Abdeslam, a été libéré par le juge d'instruction de Bruxelles, celui-ci ayant un alibi "incontestable", a indiqué lundi son avocate, Nathalie Gallant. Mohamed Abdeslam a été interpellé samedi après que ses frères eurent été reliés aux attentats de Paris. Le troisième frère, Brahim Abdeslam, 31 ans, s'est fait exploser vendredi soir boulevard Voltaire, sans faire de victimes.

  • Le gouvernement bruxellois annonce des moyens supplémentaires pour les zones de police et communes

    Comme d'autres institutions et organes de décision dans le pays, le gouvernement bruxellois a observé lundi midi une minute de silence, en son siège officiel, situé Place Royale, au coeur de la capitale. A cette occasion, le ministre-président Rudi Vervoort a annoncé la mobilisation de "moyens financiers inédits pour les zones et les communes en 2016 et pour les prochaines années dans le cadre des politiques de prévention et de sécurité".

    De son côté, le parlement bruxellois a également organisé cette action silencieuse, son président Charles Picqué ayant invité les députés, les collaborateurs des groupes politiques membres du personnel à rendre hommage aux victimes des attentats de Paris, dans la prestigieuse salle des glaces de l'assemblée bruxelloise. 

  • La police demande aux médias de ne plus diffuser d'images en direct

    Suite aux fausses rumeurs sur l'arrestation de Salah Abdeslam et sur la fusillade qui aurait eu lieu à Molenbeek, la police fédérale demande aux médias d'arrêter de diffuser des images en direct de leurs interventions. 

     

    Nous demandons avec insistance que la presse ne diffuse plus d'images en direct de l'intervention à Molenbeek. Pour la sécurité de tous!— Police Fédérale (@PolFed_presse) 16 Novembre 2015

  • *** La personne arrêtée n'est pas Salah Abdeslam

    Le parquet fédéral a démenti l'information que Salah Abdeslam serait soit retranché dans un immeuble de la rue Delaunoy, soit aurait été arrêté et serait vivant selon RTL.

  • Une minute de silence en France et à travers l'Europe

    Dans le centre de la capitale française, des centaines de personnes se sont massées sur la place de la République, non loin des lieux de plusieurs des attaques.

    ©AFP

    Le président François Hollande a observé ce moment de recueillement à l'université de la Sorbonne, soulignant ainsi le grand nombre de jeunes parmi les 129 personnes tuées dans ces attaques.

    ©REUTERS

  • 23 interpellations dans la nuit

    ©Photo News

    Les autorités françaises ont interpellé 23 personnes et saisi 31 armes lors de vastes opérations de perquisitions dans la nuit de dimanche à lundi dans le cadre de l'état d'urgence décrété après les attentats de Paris, a annoncé le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve.

    Le ministre a prononcé au cours des dernières 48 heures "104 assignations à résidence à l'encontre d'individus qui font l'objet d'une attention particulière de nos services".

  • Véhicule suspect immatriculé en France rue des Deux Eglises à Bruxelles

    Un véhicule suspect a été découvert lundi matin dans la rue des Deux Églises à Bruxelles, non loin du siège du cdH. Le service de déminage de l'armée est sur place et un périmètre de sécurité a été installé, a indiqué lundi la police de Bruxelles Capitale-Ixelles. Selon un témoin, le véhicule suspect serait muni de plaques d'immatriculation françaises.

  • Ankara avait prévenu la France il y a près d'un an

    La Turquie a mis en garde à deux reprises en un an la France au sujet d'un des militants jihadistes qui s'est fait exploser vendredi soir lors des attentats de Paris, mais assure n'avoir reçu aucune réponse, a assuré à l'AFP un responsable gouvernemental turc.

    La police turque "a informé la police française deux fois, en décembre 2014 et juin 2015" au sujet d'Omar Ismaïl Mostefaï, un des assaillants de la salle de concert parisienne du Bataclan, a précisé ce responsable sous couvert de l'anonymat.

  • Edition spéciale RTL TVI

  • Une nouvelle opération policière est en cours à Molenbeek

    Selon des informations concordantes notamment relayées par la RTBF et Le Monde, une opération de police serait actuellement en cours à Molenbeek, dans la rue Delaunoy.

    Suspect taken away by police at #Molenbeek raid, in Brussels. pic.twitter.com/JcdhkxcyJB— Sándor Zsíros (@EuroSandor) 16 Novembre 2015

     

    Le 47, rue Delaunoy à Molenbeek.

    Les agents sur place, près d'une centaine d'hommes lancent des sommations et certaines sources ont évoqué un début de fusillade.

    Depuis, la bourgmestre de la commune, Françoise Schepmans, interviewée par nos confréres de RTL-TVi a expliqué qu'il ne s'agissait que de pétards lancés pour faire évacuer le périmètre. Une personne aurait été arrêtée.

    Rue Delaunoy, Molenbeek. ©MFN

     

     

     

    Une seconde opération de police serait en outre en cours rue Joseph 2, dans le quartier Loi à Bruxelles. Le quartier serait totalement bouclé, suite à une alerte à la bombe. Des équipes de démineurs sont sur place.

     

  • "La guerre est déclenchée" pour Anonymous

  • Le même leader que pour la cellule de Verviers ?

    Les services de sécurité belges soupçonnent qu'Abdelhamid Abaaoud se trouve derrière les attentats de Paris, indiquent lundi les journaux De Standaard et Het Nieuwsblad. Abaaoud est également considéré comme le cerveau des attaques avortées de Verviers.

    Trois des sept terroristes qui sont morts dans les attaques de vendredi ont été identifiés. Tous trois sont Français et deux d'entre eux habitaient à Molenbeek-Saint-Jean et Bruxelles. L'un de ces deux hommes, Bilal Hadfi, a quitté l'an dernier Bruxelles pour la Syrie et est mort en se faisant exploser à proximité du Stade de France vendredi soir. Le second est Brahim Abdeslam. Il habitait Molenbeek depuis plusieurs années et est décédé dans l'explosion de sa ceinture d'explosifs au café du boulevard Voltaire.

    Les journaux du Persgroep et de Sudpresse évoquent aussi la mort de ces deux hommes. Abdeslam et sans doute aussi Hadfi seraient, selon le Standaard et les journaux du groupe Sudpresse, des amis d'Abaaoud. Abdeslam et Abaaoud auraient commis ensemble certains faits criminels en 2010 et 2011 à Bruxelles.

    Abdelhamid Abaaoud

    Abaaoud s'est échappé en janvier vers la Syrie, après que deux candidats terroristes recrutés par ses soins eurent été abattus par la police alors qu'ils projetaient des attaques depuis leur cache à Verviers. Les services de sécurité le soupçonnent donc maintenant d'avoir organisé les attentats de Paris, après l'échec de ses projets à Verviers. L'homme est lui-même toujours en fuite. 

    Abdelhamid Abaaoud

  • Une centaine de perquisitions en France

    Les forces de l'ordre ont mené dans la nuit de dimanche à lundi une centaine de perquisitions en province, dans le cadre de l'état d'urgence en France, et une perquisition à Bobigny (Seine-Saint-Denis) aux fins de l'enquête sur les attentats de Paris et Saint-Denis, a-t-on appris auprès de la police et de la gendarmerie.

    110
    "Au moins 110 perquisitions ont été menées en province dans la nuit dans le cadre de l'état d'urgence dans les milieux radicalisés". Elles ont visé des personnes fichées pour radicalisation ou susceptibles d'être proches de la mouvance islamiste et n'ont pas été ordonnées dans le cadre de l'enquête sur les attentats. Elles se sont déroulées dans les agglomérations de Toulouse, Lille, Lyon, Marseille, Strasbourg et Grenoble.

  • La COP21 sera "sans doute réduite à la négociation" (Valls)

    Le Premier ministre Manuel Valls a annoncé sur RTL que la COP21 à Paris serait "réduite à la négociation" mais que les "concerts et manifestations festives" annexes "seraient sans aucun doute annulés".

    "Paris sera la capitale du monde (...) "Aucun chef d'Etat, aucun chef de gouvernement de la planète n'a demandé de reporter".
    Manuel Valls
    Premier ministre français

  • La Belgique poursuivra l'action militaire contre l'EI

    La Belgique n'envisage pas actuellement de réduire sa participation aux actions militaires contre l'Etat islamique (EI), a indiqué lundi matin le ministre de la Défense Steven Vandeput sur les ondes de la VRT. "Nous devons montrer que ça nous tient à cœur", a-t-il indiqué, estimant que l'organisation terroriste devait "être mise à genoux".

    La Belgique est notamment impliquée dans la lutte contre l'EI via ses F16 ainsi qu'avec la frégate Leopold I, qui accompagne le navire français Charles de Gaulle. Est-ce que notre pays encourt en conséquence un danger particulier, dans la lignée des attentats de Paris? "Notre pays est une cible potentielle comme tous les autres pays occidentaux le sont", a réagi Steven Vandeput. 

    Selon lui, la Belgique est impliquée "depuis le premier jour" dans la coalition internationale contre l'EI, et il ne peut être question de réduire cette participation. Vandeput préconise une diversité d'approches, parmi lesquelles l'action militaire est indispensable mais qui comprend également des tentatives de solutions diplomatiques.

    "L'EI n'est pas un 'Etat'. C'est un groupe de terroristes qu'on doit mettre à genoux par la force", a conclu le ministre. 

    ©BELGA

  • "Nous craignons des répliques terroristes."

    Martin Buxant (L'Echo) recevait ce lundi le Premier ministre Charles Michel sur les ondes de Bel RTL.

    Ce dimanche, nous avons publié dans notre édition digitale dédiée aux attentats de Paris l'interview de Charles Michel.

  • "La France peut encore être frappée, dans les jours qui viennent", selon Manuel Valls

    La France doit se préparer à de nouveaux attentats, a affirmé lundi le Premier ministre français Manuel Valls, en soulignant que le pays pouvait être encore frappé "dans les jours qui viennent, dans les semaines qui viennent".

    "Nous allons vivre longtemps avec cette menace", "il faut s'y préparer", a-t-il dit à la radio RTL en évoquant "de nouvelles répliques" françaises.

    Les attentats ont été "organisés, pensés, planifiés depuis la Syrie", a-t-il ajouté.

  • "Le fanatisme n'a pas sa place chez nous"

    Le Premier ministre Charles Michel a affirmé vouloir faire preuve d'une "fermeté implacable contre la montée du radicalisme" sur les ondes de la RTBF lundi matin, à l'heure où Bruxelles, et plus particulièrement la commune de Molenbeek, est perçue comme une plaque tournante pour le terrorisme.

    "Il faut être d'une fermeté implacable contre cette montée en puissance de l'extrémisme", a affirmé le Premier ministre libéral, refusant que la Belgique soit une base du djihadisme ou du terrorisme. Il a toutefois appelé à éviter les raccourcis, car "partout en Europe, en Belgique aussi, il y a une radicalisation", pointant notamment les combattants étrangers qui reviennent des zones de conflits en Syrie et sont un "danger potentiel". 

    Charles Michel a assuré être déterminé à prendre des mesures avant d'annoncer qu'un plan d'action serait déployé pour Molenbeek et que des propositions sont attendues du Conseil de sécurité. "Un dispositif de lutte contre le radicalisme, à Molenbeek comme dans d'autres communes," sera déployé, a-t-il encore précisé.  Il a martelé que "le fanatisme n'a pas sa place chez nous", insistant sur le fait que son gouvernement est le premier à "avoir expulsé des prédicateurs et prêcheurs de haine". 

    Interrogé sur les relations de la Belgique avec des pays comme l'Arabie Saoudite ou le Qatar, M. Michel a souligné que, sans faire "ami-ami", il fallait aussi pouvoir "convaincre sur base des valeurs que nous défendons" et être en mesure de "parler avec des gens dont on ne partage pas les valeurs".

  • Les liens avec la Belgique sont désormais clairs

    Le ministre de l'Intérieur français Bernard Cazeneuve a rencontré ce dimanche à Beauvau son homologue belge Jan Jambon. Sept personnes sont en garde à vue en Belgique, où l'enquête se concentre sur la région bruxelloise.

     

  • L'enquête se concentre sur un homme

    Après avoir identifié Omar Ismaïl Mostefaï, né à Courcouronnes (Essonne) et fidèle d'une mosquée de la banlieue de Chartres, comme un des assaillants du Bataclan, deux autres des sept kamikazes ont été identifiés dimanche. Tous deux, résidant en Belgique, sont de nationalité française.

    L'un, Bilal Hadfi (30 ans) est l'un des trois qui se sont fait sauter au Stade de France. L'autre, Brahim Abdeslam (31 ans), s'est fait exploser boulevard Voltaire, sans faire de victimes.

    Ce dernier fait partie d'une fratrie sur laquelle se concentrent les enquêteurs: un de ses frères, Mohamed, a été placé en garde à vue en Belgique.

    Les services antiterroristes sont sans nouvelle d'un troisième, Salah, qui pourrait être un des kamikazes ou en fuite, selon des sources proches du dossier. La justice belge a émis un mandat d'arrêt international et la police française a lancé un appel à témoin à l'encontre de cet "individu dangereux". Il a été identifié comme ayant loué une Polo noire immatriculée en Belgique retrouvée garée devant le Bataclan, où une prise d'otage sanglante a fait au moins 89 morts.

  • Bonjour

    Bonjour à tous,

    Nous reprenons ici notre suivi en direct de l'actualité des attentats de Paris.

    La France renoue ce lundi avec son quotidien après les plus sanglants attentats de son histoire. Le pays se figera à midi pour une minute de silence, au lendemain d'une première riposte de Paris qui a bombardé un fief du groupe Etat islamique (EI) en Syrie.

    De leur côté, les enquêteurs poursuivent leur travail d'identification des kamikazes jihadistes, qui ont causé la mort d'au moins 129 personnes, et de leurs connexions en Belgique et Syrie.

    Sur le plan politique, le président François Hollande s'adressera à 16H00 aux députés et sénateurs réunis en Congrès à Versailles pour "rassembler la Nation dans cette épreuve".

    Après un week-end de sidération et de recueillement, les Français tenteront de reprendre le cours d'un quotidien désormais placé sous très haute surveillance.

Plus sur Les Marchés

Messages sponsorisés

Messages sponsorisés