ING Belgique se sépare de la moitié de ses informaticiens

Salle des marchés chez ING

Le nombre de travailleurs du département IT va passer de 1.200 à 632 personnes, alors que la banque veut développer sa digitalisation.

ING Belgique, la 4e banque du pays, filiale du groupe néerlandais, a chiffré les pertes d’emploi à 3.158 équivalents temps plein (ETP) d’ici fin 2021, dont 1.700 licenciements secs, ce qui ramènera les effectifs à 6.267 ETP. Les premiers détails du plan social de la banque ING par département commencent à fuiter.

Un total de 1.081 jobs sera supprimé dans le segment "retail" d’ING, soit une baisse de 33%. "Retail" inclut le réseau d’agences salariées de la banque (elles sont 458 à ce stade).

Les effectifs en IT vont baisser de moitié: 568 suppressions de postes sur 1.200. Ces coupes peuvent poser question étant donné qu'une des raisons de cette restructuration est le développement de la digitalisation des services... pour lesquels des informations peuvent être particulièrement utiles. Mais selon ING, il n'y aucune contradiction. La banque néerlandaise peut en effet se permettre de réduire ses effectifs étant donné la création d'une plateforme IT commune aux Pays-Bas et à la Belgique pour un investissement de 800 millions d'euros. 

Même sabrage pour la division finances, où 258 jobs seront effacés sur 454.

On continue? Au sein de "financial markets", deux tiers des emplois vont disparaître (216 sur 312). C’est là que se situe la salle des marchés de Bruxelles, qui devrait être ramenée à peau de chagrin.

Le réseau de la filiale Record Bank (536 agences indépendantes) va quant à lui disparaître, le gros des effectifs salariés passant chez ING.

En ajoutant les départs naturels déjà intervenus depuis début 2016 chez ING, les pertes d’emploi atteignent un total de 3.500 équivalents temps plein.

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