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Le SETCa dit "oui" à la nouvelle CCT de BNP Paribas Fortis

©Frank Toussaint

Un système de rémunération pour limiter le salaire brut à 4.700 euros, des primes pour les jeunes, un régime de fin de carrière pour les plus anciens et surtout une garantie d'emploi, le projet de convention collective de BNP Paribas Fortis a désormais l'accord de principe de la LBC et du SETCa. On attend toujours la position de la CNE.

On attendait encore la position du SETCa et la CNE sur la nouvelle convention collective de BNP Paribas Fortis, c'est chose faite pour le SETCa. "Le SETCa-BBTK a décidé de marquer son "accord de principe" à la poursuite de la réalisation d’une nouvelle CCT", indique le syndicat socialiste dans un communiqué.

Certes, il reconnaît que tout n'est pas rose dans l'accord. Il souligne la difficulté des éléments "cafétéria" de ce dossier. Il avance notamment la transformation pour une catégorie"imitée" de personnes d’une partie du salaire (au-delà de 4700 euros indexés) en "units". Ceux-ci permettent de financer entre autres des éléments en nature (voiture, warrants, formation, matériel informatique, etc.).

A contrario, il souligne la garantie d’emploi pour les prochaines années, les primes et les possibilités de promotion pour les bas salaires, ou la garantie d’un régime de départ en fin de carrière pour les plus âgés.

"Le SETCa-BBTK est d’avis que, à ce stade de la discussion, refuser aujourd’hui de finaliser un projet de CCT serait peut-être de nature à se forger une virginité de façade d’un point de vue idéologique, mais en occultant les enjeux liés à l’emploi et avec le risque que, sans le cadre d’une convention collective, les mesures pourraient s’organiser de manière individuelle hors concertation sociale."

L'avis des autres syndicats

Le syndicat chrétien flamand, LBC-NVK, avait été le premier à se positionner sur l'accord en annonçant son soutien au texte. Son pendant francophone, la CNE, se réunira d'ici vendredi pour prendre position. La CGSLB a, elle, rendu mercredi un avis négatif sur le projet. "Trois éléments essentiels devraient être modifiés pour nous permettre de donner cet accord de principe: l’index, une réelle et transparente revalorisation des bas salaires et une garantie d’emploi individuelle renforcée".

La CGSLB signera toutefois la convention collective de travail remaniant les horaires d’ouverture des agences, qui deviennent accessibles jusqu’à 20 heures sur rendez-vous (et sans rendez-vous le jeudi pour quelque 186 agences).

Techniquement, il semble que l'aval d'une fraction syndicale était suffisante pour permettre à la direction d'avancer avec sa nouvelle convention. On se doute qu'un second oui, la conforte  davantage.

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