Des soupçons de corruption qui coûtent cher à ING

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Le groupe ING fait l'objet d'une enquête des autorités néerlandaises sur des soupçons de blanchiment d'argent et de corruption, révèle son rapport annuel, qui précise que les coûts liés à ce dossier pourraient être "importants". Un porte-parole du groupe s'est refusé à tout commentaire.

A la page 232 du rapport 2016 d'ING publié la semaine dernière (voir plus bas), la banque néerlandaise explique qu'elle est actuellement visée une enquête du parquet des Pays-Bas. En cause: des soupçons de blanchiment d'argent et de corruption susceptible de lui valoir de lourdes amendes.

"ING Bank fait l'objet d'une enquête pénale de la part des autorités néerlandaises au sujet de diverses exigences relatives à l'intégration de clients, à du blanchiment d'argent et à des pratiques de corruption."
Le rapport annuel d'ING Bank

ING a confirmé ce mercredi l'existence de cette enquête. "Comme déclaré dans notre rapport annuel", a expliqué Raymond Vermeulen, porte-parole de la banque, "ces investigations portent sur la conformité avec divers prérequis en lien avec l'approche des clients, le filtrage des transactions et le signalement d'activités suspectes, tout cela pour prévenir la facilitation de blanchiment d'argent et de pratiques de corruption".

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L'établissement n'a en revanche pas été en mesure de confirmer les affirmations du journal Het Financieele Dagblad selon lesquelles cette enquête est liée à un dossier relatif à des versements présumés de pots-de-vin à la fille de l'ancien président d'Ouzbékistan de la part de plusieurs entreprises de télécommunications, dont Vimpelcom, basée à Amsterdam.

Le journal s'appuie sur les déclarations d'une porte-parole du parquet néerlandais. La banque aurait enfreint la loi contre le blanchiment d'argent et le financement du terrorisme, a précisé le quotidien dans la nuit de mardi à mercredi.

Le titre ING sanctionné en Bourse

Du côté d'ING ajoute avoir reçu des demandes d'informations de la part des autorités américaines et elle dit coopérer à l'enquête, dont elle ne peut prédire la conclusion. Elle évoque la possibilité d'amendes "importantes", sans pouvoir "déterminer pour le moment comment ces enquêtes et demandes peuvent être résolues ou leur évolution dans le temps, ni estimer de manière fiable le timing possible, l'ampleur ou les montants de toute amende éventuelle, sanction et/ou autre issue" de l'enquête.

 L'action a terminé en baisse de plus de 4% mercredi, à 13,82 euros.

Les investisseurs redoutent le montant d'une possible amende. En 2012, après un accord avec le gouvernement américain, ING a dû verser la somme de 619 millions de dollars dans le cadre d'un contention sur la violation de sanctions économiques. La banque avait, entre 2002 et 2007, manipulé ou détruit des informations sur plus de 1,6 milliards de dollars de transactions que d'autres banques implantées aux Etats-Unis ont menées sans le savoir avec Cuba principalement, mais aussi l'Iran, le Soudan et la Libye.

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