"Il n'y a pas d'action à prévoir, si la direction d'ING va dans le bon sens"

Les représentants syndicaux d'ING ont rencontré ce matin la direction d'ING ©Doc

L'ambiance se détend chez ING. Au lendemain des assemblées générales, leur donnant mandat de poursuivre leur opposition au plan de restructuration, les syndicats ont retrouvé la direction de la banque. Une direction plus ouverte au dialogue.

Forts du soutien des salariés, les syndicats retrouvaient ce mercredi matin la direction d’ING. Objectif: que la banque accepte de réfléchir aux contre-propositions des représentants du personnel.

Il semble que ce soit chose faite. A l'issue de cette rencontre, les syndicats ont pris acte de l'ouverture de la direction à rediscuter de certains points pour limiter la facture sociale.  Les syndicats proposent notamment une réduction du temps de travail à 30h/semaine; de quoi limiter les 1.700 licenciements secs prévus. Des mesures de départs anticipés "à la ING", de préservation des agences statutaires sont également sur la table.

Du côté de la direction, on précise que de nouvelles concessions n'ont pas été faites. "En ce qui nous concerne, la porte n'a jamais été fermée", souligne une porte-parole. La direction ne souhaite pas évoquer le contenu des discussions mais dit apprécier l'atmosphère constructive qui prévaut.

Lors d'une conférence de presse, plutôt improvisée dans le hall du siège de la banque, les syndicats ont salué l'ouverture de la direction. "La direction est sortie du bois. Il y a une ouverture pour remettre en cause certains points", explique Eric Caufriez, CNE. "Il n'y a pas d'action à prévoir si la direction va dans le bon sens."

Les représentants du personnel affirment être également prêts à retourner à la table de négociations à deux conditions:

-> Contrairement à ce qu'avait laissé entrevoir la direction, la phase d'information, telle que prévue dans la Loi Renault, n'est pas clôturée. Les discussions portent actuellement sur l'information donnée par la direction et la concertation permettant aux syndicats d'amener des contre-propositions. Une fois ces deux étapes clôturées débutera réellement la négociation, explique-t-on chez ING.

-> Les discussions se font avec la direction actuelle. Depuis l'annonce vendredi du départ du CEO Rik Vandenberghe, les syndicats craignent l'arrivée d'un manager de crise pour mettre en œuvre ce plan de restructuration.

Un nouveau conseil d'entreprise est donc programmé lundi avant deux journées complètes de négociations mercredi et jeudi. La direction souhaite en effet avancer dans les discussions toujours avec cette ambition d'arriver à un accord avant la fin du mois de février, date à laquelle Rik Vandenberghe, qui assistait ce matin à la réunion, quittera la banque.

 "On verra très rapidement si la direction a la volonté de négocier", souffle-t-on dans les rangs syndicaux. "On sera discret sur la suite des négociations", conclut Eric Caufriez.

©BELGA

 

Reprise après la suspension

Jusqu'ici, la direction restait sourde à toute contre-proposition. Les syndicats avaient alors décidé la semaine dernière de suspendre les discussions et d'interroger les salariés sur la voie à suivre.

Lundi et mardi, les syndicats avaient réuni les salariés en assemblée générale. Le personnel leur a ainsi donné mandat pour continuer à refuser le plan et trouver des alternatives permettant de réduire les 1.700 licenciements secs.

En octobre, le groupe ING avait lancé un vaste plan de restructuration affectant principalement les Pays-Bas et la Belgique. ING Belgique se voyait ainsi dans l'obligation de supprimer d'ici 2021 3.150 emplois équivalents temps plein, soit un emploi sur trois. La filiale Record Bank est vouée à la disparition via une intégration dans la banque. Enfin, le réseau d'agences sera réduit de moitié.

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