"Le timing de cette annonce est sans doute inopportun", dit Rik Vandenberghe (ING)

©BELGA

Le CEO d'ING Belgique, qui a annoncé sa démission vendredi dernier pour rejoindre le groupe de construction Besix, a donné plus de précisions à ses employés dans un courrier interne. Il explique notamment que "les calendriers d’ING et de Besix étaient inconciliables".

Dans un email envoyé mardi soir au personnel, le CEO d’ING Belgique, Rik Vandenberghe, revient sur sa décision annoncée vendredi de quitter fin février la banque en pleine restructuration, pour prendre la tête du groupe de construction Besix. "Le timing de cette annonce est sans doute inopportun: mais y a-t-il jamais un moment idéal pour ce genre d’annonce?", écrit-il.

"Les calendriers d’ING et de Besix étaient inconciliables, le CEO de Besix s’étant engagé à annoncer le nom de son successeur en début d’année." Et d’insister sur le fait que cette décision est "entièrement personnelle". Rik Vandenberghe mentionne alors "la combinaison d’une nouvelle opportunité à 55 ans, d’un univers qui me passionne depuis toujours, et d’une relation de confiance avec le CEO actuel et actionnaire de référence de Besix Group".

Le futur ex-CEO redit ensuite être "à 100% derrière notre plan de transformation, qui est un plan ambitieux certes, mais solide et réaliste, pour donner un avenir à notre banque."

Suit un autre message, faisant intervenir les autres membres du comité de direction de la banque. Le patron des ressources humaines, Ivo Pareyns souligne ainsi que "c’est au Groupe de décider de la succession de Rik, selon différents critères. Ensuite, le processus de validation par les organismes de réglementation (BNB-BCE) doit avoir lieu."

"Presque un compliment?"

Pour sa part, Johan Kestens, patron de l’IT, veut positiver: "Le départ de Rik à ce moment-ci de notre transformation n’est sans doute pas ce dont nous avions rêvé. Mais derrière chaque nouvelle contrariante, il y a des opportunités. Nous perdons un CEO mais gagnons un ambassadeur hors pair dans le monde économique belge. N’est-ce pas presque un compliment qu’une entreprise dynamique et florissante comme Besix ait choisi notre CEO comme nouveau capitaine?"

Après les assemblées du personnel tenues lundi à Bruxelles (Cours Saint-Michel), Namur, Anvers et Gand, une dernière assemblée a eu lieu mardi à Marnix, l’autre siège bruxellois d’ING. Ici comme partout, le personnel a soutenu les syndicats dans leur refus du plan de restructuration, qui prévoit notamment 1.700 licenciements secs.

Une réunion a lieu ce mercredi entre direction et syndicats.

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