On négocie aussi chez Belfius: salaires et flexibilité

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Regroupés sous l’intitulé "Drive 2020", trois volets sont avancés par Belfius: organisation du travail, réorientation des collaborateurs lorsque nécessaire et politique salariale. Sur ce point, Belfius entend "maîtriser l’évolution du coût salarial".

Chez Belfius aussi, l’heure est aux négociations entre direction et syndicats, a appris L’Echo. Les négociations à proprement parler n’ont pas encore démarré; pour l’heure, la banque expose ses intentions, regroupées sous l’intitulé "Drive 2020". Trois volets sont au programme: l’organisation du travail, la réorientation des collaborateurs lorsque nécessaire et la politique salariale.

Sur ce dernier point, Belfius entend "maîtriser l’évolution du coût salarial", nous explique-t-on du côté de la direction. Il n’est pas pour autant question de modération salariale. "Nous prévoirons toujours un budget raisonnable permettant d’assurer une progression salariale au-delà de l’index", assure la maison.

"Répartition plus équitable"

Belfius veut aussi revoir la manière dont cette progression salariale est répartie entre collaborateurs, "pour la rendre plus équitable et tenir compte des responsabilités exercées" par chacun.

Plus personnalisée aussi. Certains devraient donc voir leur progression salariale ralentie, quand d’autres devraient la voir s’accélérer. En fonction de leurs responsabilités et de leurs prestations.

Qui, quoi, combien? C’est précisément l’objet des discussions qui commencent à peine. "Tant la hauteur du budget que la répartition de celui-ci sont soumises à la concertation sociale", indique la banque, qui ne souhaite pas chiffrer ses intentions.

Belfius rappelle que sa masse salariale est structurellement orientée à la baisse par le simple fait du "papy-boom": sur 4.450 équivalents temps plein actifs dans la banque, 400 seront partis en retraite ou préretraite d’ici 2022 et 1.000 d’ici 2025.

Sur le thème de l’organisation du travail, la banque veut également revoir une série de points, pour plus de flexibilité, pour coller davantage aux "besoins des clients, étendus en matière de disponibilité et d’accessibilité".

Belfius veut par exemple développer des "services centers commerciaux" (fonctionnant de 8 à 22 heures, le samedi de 9 à 17h) où sera déplacé du personnel d’agences statutaires (L’Echo, 19/11). On y traite à distance des questions bancaires courantes, que ce soit par e-mail et chat, téléphone ou vidéoconférence.

Le premier centre de ce type fonctionne à Bruxelles depuis juin, avec 25 personnes. Un deuxième devrait suivre à court terme à Gand, puis ailleurs (Liège, Anvers,…), au fur et à mesure des besoins. "Nous voulons développer cette activité en interne mais cela suppose que nous puissions négocier un statut spécifique avec nos partenaires sociaux", nous indique la banque.

Il sera aussi question de fixer un cadre pour généraliser le télétravail au sein de la banque, comme c’est déjà le cas chez Belfius Insurance, où la possibilité de travailler à distance est prévue depuis 2013, jusqu’à 2 jours par semaine.

Pour rappel, le groupe travaille aussi à rapprocher une série de départements (ressources humaines, communication, etc.) entre la banque et l’assurance. Cela en fait, des points à négocier.

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