Près de 1.000 départs sont déjà acquis chez ING Belgique

©Hollandse Hoogte / Peter Hilz

La banque fait le point en interne ce jeudi après-midi sur les différentes facettes de la restructuration.

Où en est la restructuration un an après son déclenchement? Au cours d'un "comité de suivi", ING Belgique fait le point ce jeudi après-midi avec les syndicats sur l'état d'avancement de ce vaste chantier qui supprimera plus de 3.000 jobs d'ici 2021, soit un sur trois. 

On savait déjà que, pour le plan de départs anticipés proposé aux 1.500 employés de 55 ans ou plus (et comptant au moins 10 ans d'ancienneté), 796 ont demandé à partir à ce stade (soit 53%). La banque les dispense de prestations, leur verse une allocation mensuelle entre 60% et 80% du salaire (selon le niveau de rémunération) jusqu'à l'âge de la pension légale (conservée même si un nouvel emploi est trouvé) et maintient ses cotisations pour la pension complémentaire.

Ce jeudi, la banque a communiqué en interne 'autres chiffres, dont L'Echo a pris connaissance. Au total à ce jour, près de 1.000 départs sont acquis.

Outre les 796 départs anticipés, la banque comptabilise aussi:

- 130 départs volontaires
- 22 licenciements secs
- 40 employés ont décidé de lancer leur propre activité, avec accompagnement de la banque.

Ceux qui restent (et dont le département est concerné par la restructuration) passent en plusieurs vagues par un redéploiement: ils passent un entretien et défendre leurs chances pour décrocher un nouveau job dans la banque. La première vague (2.200 personnes, travaillant dans les départements centraux) prend connaissance depuis quelques jours et jusqu'à ce vendredi du résultat de cet entretien: vous restez ou pas.

"Trois mois pour trouver un nouveau job"

Pour ceux qui ne sont pas retenus, le "job accelerator" commence dès lundi prochain. Ils ont alors trois mois pour trouver un nouveau job, en interne ou en externe. Si la recherche ne donne rien, ce sera le licenciement. La première vague importante de licenciements secs interviendra donc en toute fin d'année. Voilà pourquoi leur nombre est limité à ce stade.

La 2e vague de redéploiement concerne 3.300 employés (dont ceux du réseau d'agences), ils seront fixés sur leur futur à la mi-novembre. La 3e vague (fonctions de support) démarrera début février 2018. D'ici la fin de l'année, 5.200 personnes sauront s'ils ont ou non un avenir chez ING Belgique.

Sur l'ensemble de la restructuration qui court jusqu'en 2021, la banque a convenu avec les syndicats d'un nombre maximum de licenciements secs : pas plus de 932 (tout de même), avec l’objectif de tendre vers 409.

En parallèle, la banque indique aussi avoir recruté 235 nouveaux employés depuis le début de l'année, alors que 305 collaborateurs ont postulé en interne et trouvé un job au sein de la banque.

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