interview

De Croo: "Si nous ne vendons pas Belfius, il n'y aura pas d'argent pour Arco"

©Dieter Telemans

Le Vice-premier ministre Open Vld craint que les coopérants d'Arco ne soient pas dédommagés. Selon Alexander De Croo, cela est dû au fait que le CD&V, partenaire des libéraux au Fédéral, souhaite lier l'entrée en Bourse de Belfius à une solution dans le dossier Arco.

En début de semaine, Alexander De Croo (Open Vld) est revenu à la charge avec le dossier Arco. Pour rappel, l'été dernier, le gouvernement Michel s’était accordé pour l'argent obtenu grâce à l'introduction en bourse de Belfius soit utilisé pour rembourser les coopérateurs d’Arco se sentant lésés par la chute de Dexia, il y a de cela bientôt dix ans.

"Si nous ne vendons pas, il n'y aura pas d'argent"

Cette solution a du mal à faire l'objet d'un consensus au sein du fédéral. "Je regrette le fait que Kris Peeters veut lier l'entrée en Bourse de Belfius au dédommagement des coopérateurs d'Arco. Pour moi, il faut voir les choses dans le sens contraire: s'il n'y a pas d'IPO pour Belfius, il n'y aura pas de solution dans le dossier Arco. La proposition qui circule actuellement pour dédommager les coopérants en question - et qui doit encore recevoir l'aval des autorités européennes - est comptabilisée sur une partie du produit de la vente de Belfius. Donc, si nous ne vendons pas, il n'y aura pas d'argent", explique le ministre libéral.

Alexander De Croo voudrait donc dissocier les deux dossiers de sorte à pouvoir prendre une décision politique avant la fin juillet et entrer dans le vif du sujet au sujet de l'entrée en Bourse de Belfius. Là aussi le ministre Open Vld se distingue de son collègue CD&V, Kris Peeters, qui estime que l'IPO peut avoir lieu après l'été. 

"Il me semble que cela va devenir de plus en plus difficile, prévient Alexander De Croo. Je n'ai pas le don de prédire l'évolution des marchés, mais ce n'est un secret pour personne que les tensions internationales entraînent actuellement plus de risques sur les marchés qu'il y a quelques mois. Et je vois aussi poindre un risque belge avec les élections qui approchent."

 

 

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