350 millions pour les biotechs wallonnes en 2018

©Dominic Verhulst/dotch.be

Qu'elle soient le fait d'entreprises cotées, de start-ups locales, de firmes étrangères ou de nouvelles spin-offs, les levées de fonds se sont multipliées depuis six mois.

Le bouillonnement autour des biotechs qui crépite en Wallonie depuis quelques années ne faiblit pas, au contraire. Les premiers mois de 2018 ont été particulièrement fertiles en levées de fonds: près de 350 millions levés, par des entreprises cotées (Mithra, Celyad…), des start-ups déjà à leur second ou troisième tour de table (Synergia), des start-ups étrangères venues s’installer en Wallonie (Miracor, Convert Pharmaceuticals) ou par de nouvelles spin-offs ou spin-outs (Syndesi, A-Mansia, Epics, ChromaCure…). Aujourd’hui, on peut ajouter à la liste iTeos Therapeutics.

Et tout semble indiquer que ce n’est pas fini. "2018 est vraiment une année où se cristallisent certains projets en maturation depuis longtemps, précise Olivier Vanderijst, président du comité de direction de la Société régionale d’investissement de Wallonie (SRIW). Outre le volume important des fonds récoltés, on est évidemment frappé par le montant élevé des premières levées, en forte croissance, et par la présence de fonds spécialisés étrangers, américains, français, ou même chinois, danois ou irlandais. Cette présence forte de fonds est à la fois une excellente chose, puisqu’elle multiplie les moyens disponibles, mais elle annonce aussi des futurs trade sales."

Une bonne nouvelle pour l’économie wallonne puisque les moyens provenant des exits sont souvent réinvestis dans le secteur. "L’écosystème se renforce continuellement", conclut Olivier Vanderijst.

À propos d’écosystème biotech, celui créé de toutes pièces à deux pas de l’aéroport de Charleroi grâce à l’impulsion de l’ULB il y a quasi 20 ans, vit en pleine ébullition. Depuis le début de l’année, trois nouvelles entreprises (BoneVet, Epics, ChromaCure) y ont été créées. Au total, ce sont plus de 110 millions qui ont été levés ces derniers mois tant en création (incubation) qu’en développement (accélération – scaling up) d’entreprises: 2,4 millions pour Univercells, 19,45 millions pour Bone Therapeutics, 7,2 millions pour Epics Therapeutics, 17 millions pour ChromaCure et donc 64 millions pour iTeos.

En phase avec les objectifs du plan Catch, l’ambition du Biopark est de doubler de taille en 10 ans pour s’imposer comme un écosystème de classe mondiale notamment grâce au projet I-Tech 5 (repris dans le plan wallon d’investissements) de 25.000m² pour accueillir de nouveaux projets.

Aujourd’hui, le Biopark, c’est déjà 50 entreprises et 1.500 emplois.

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