Berenberg enthousiaste pour le pipeline d'UCB

Un bâtiment UCB à Monheim en Allemagne. ©BELGA

Le broker estime que les médicaments actuellement en développement permettront de compenser plus que l'érosion des ventes des traitements phares d'UCB. Il a relevé son objectif de cours à 84 euros mais reste à "conserver" sur la valeur.

2017 fut une année difficile pour UCB . L’Evenity, un candidat au traitement pour l’ostéoporose chez les femmes ménopausées présentant un risque élevé de fracture, avait subi un important revers.

Les résultats principaux d’un essai clinique de phase III du romosozumab, son principe actif, avaient en effet laissé apparaître un déséquilibre dans les événements cardiovasculaires considéré comme un nouveau signal de sécurité négatif. L’action avait dévissé de plus de 18% et la confiance des investisseurs s’était écornée. Mais depuis lors, le titre s’est refait une santé affichant une progression de 32% sur 12 mois et de 16% depuis le début de l’année.

Dans une note détaillée, les analystes de Berenberg se montrent confiants pour l’avenir du groupe.

"Alors que le Cimzia et le Vimpat vont connaître une concurrence accrue dans les trois à cinq années à venir, nous nous attendons à ce que le pipeline actuel compense plus que l’érosion des ventes que les moteurs de croissance actuels du groupe rencontreront dans les années 2020."

Ils voient un risque baissier limité pour l’Evenity pour lequel ils attendent désormais une décision en juillet 2019 et mettent en avant le potentiel de trois molécules.

• Le Bimekizumab qui est le produit le plus avancé après l’Evenity a affiché des données solides pour le psoriasis, l'arthrite psoriasique et la spondylarthrite ankylosante. Il est actuellement testé en essai clinique de phase III. Les analystes tablent sur un lancement en 2021, sur un pic des ventes de 2,6 milliards d’euros et sur des chances de réussite de 75%.

• Le Rozanolixizumab est le produit à surveiller. Il est en phase II de développement pour le traitement de la thrombocytopénie idiopathique et pour la myasthénie grave. Il va être testé lors d’un essai de phase II pour la polyradiculoneuropathie inflammatoire démyélinisante chronique. Avec peu de données disponibles, les analystes de Berenberg visent des ventes de 850 millions d’euros toutes indications confondues et un taux de réussite de 35%.

• Le Padsevonil vise le traitement de l’épilepsie qui ne réagit pas aux médicaments actuels. Une phase IIa a montré une réduction de 50% dans les crises hebdomadaires. Les résultats de la phase IIb sont attendus pour la mi-2020. Les auteurs de l’étude tablent sur un lancement en 2022 avec des ventes de 760 millions d’euros et des chances de succès de 50%.

Ils préviennent aussi qu’en raison de l’accroissement des frais de recherche et développement, ils s’attendent à voir les marges opérationnelles passer sous les 30% en 2019 et 2020 avant de repasser au-dessus de ce seuil en 2021.

Avec un objectif de cours relevé à 84 euros contre 66 euros avant, Berenberg est désormais le broker le plus ambitieux sur UCB. Parmi ceux qui suivent la valeur, cinq recommandent un achat, douze (dont Berenberg) conseillent de la conserver et quatre de la vendre. Le plus sceptique est Barclays avec un "target" de 59,50 euros. L'objectif de cours moyen s'élève à 70 euros.

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