Biotechs: les 12 tuyaux pour investir (suite et fin)

©Bloomberg

Les valeurs de biotechnologie constituent un secteur à part en Bourse avec des risques très élevés mais des gains potentiels à la hauteur de ceux-ci. Voici la suite de notre article qui vous permettra de vous aventurer dans les biotechs en toute connaissance de cause.

Hier, nous avons mis en ligne la première partie d’un article reprenant douze conseils à garder à l’esprit lorsque l’on souhaite investir dans des valeurs de biotechnologie. Ils émanent d’un spécialiste de KBC Asset Management, Pieter Mahieu.

Voici la suite, qui comprend les six derniers conseils avec en bonus un tableau (conçu par nos soins) reprenant les biotechs cotées sur Euronext Bruxelles avec leur capitalisation boursière et leurs performances en Bourse depuis le début de l’année et sur un an.

Règle n°7 : L’ennui n’est pas bon

Certains disent que "boring is beautiful" pour les investissements sur certaines actions comme celles à dividende qui offrent une belle prestation même s’il ne se passe pas grand-chose d’excitant. C’est n’est pas le cas avec les biotechs. Elles vivent grâce à des données positives tirées des essais cliniques. Sans données, pas d’attention. Plus il y a d’infos qui tombent, au mieux c’est.

Règle n°8 : Ne sous-estimez pas le calendrier

La recherche exige du temps. Pour leurs essais cliniques, les sociétés essaient de trouver les meilleurs patients à recruter. Comme la plupart des sociétés visent des pathologies similaires, on se bouscule au portillon. Le calendrier prédéfini est souvent jouable mais un retard provoque des déceptions. Car, entre-temps, le cash continue de partir en fumée.

Règle n°9 : Un bon scientifique n’est nécessairement un bon manager

Les scientifiques qui créent une société de biotechnologie excellent dans leur domaine mais ne sont pas pour autant de bons gestionnaires. Faites donc attention à ce que l’entreprise se soit entourée de spécialistes. Il en va de même pour les actionnaires de référence. Des spécialistes des biotechs qui investissent dans l’entreprise, le font en connaissance de cause. Cela peut donner confiance aux investisseurs.

Règle n°10 : Informez-vous suffisamment

Pour ceux qui n’ont pas de formation scientifique, il existe plusieurs façons de s’informer. Tout simplement, déjà, en consultant le site de la biotech où vous trouverez plein d’infos sur les médicaments en développement et sur la santé financière de la société. Vous pouvez aussi éclairer votre lanterne grâce à des experts sur des forums internet pour médecins ou sur des sites de défense des intérêts des patients. Les brokers publient également des notes sur ces sociétés cotées et sur la façon de bien interpréter les données.

Règle n°11: La panique est mauvaise conseillère

Nous parlons de biotechs, ici, et il est normal que, de temps à autre, les choses ne se déroulent pas comme prévu. Si un produit d’une biotech qui dispose d’un pipeline étendu échoue cela peut faire chuter l’action mais peut-être existe-t-il assez d’autres médicaments en préparation qui pourraient permettre d’inverser la vapeur.

Règle n°12 : Le risque commercial est sous-estimé

Il faut estimer le potentiel de marché d’un médicament pour déterminer ensuite quelle pourrait être sa part de marché et dans quel horizon de temps elle pourrait être atteinte. On obtient alors une idée du chiffre d’affaires à venir ce qui permet de fixer un objectif de cours.

Il reste encore un élément essentiel à prendre en compte : le remboursement. Les gouvernements et les assureurs de soins de santé doivent optimaliser leur budget pour le remboursement des médicaments. Dans ce contexte, il arrive parfois que de bons médicaments n’arrivent pas à percer. Des traitements non-chroniques, ou des médicaments pour lesquels il n’existe pas d’alternatives ont plus de chance de pouvoir déployer leur potentiel que d’autres.

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