Quand les régulateurs font chuter deux biotechs cotées à Bruxelles

©Bloomberg

Acacia aux Etats-Unis et Kiadis en Europe subissent des contretemps, a priori sans gravité, dans le processus de reconnaissance de leur candidat-médicament. La Bourse n’a toutefois pas apprécié.

Gérer une biotech n’est pas chose aisée. En plus de veiller au bon développement des essais cliniques et de s’assurer de moyens financiers suffisants, il faut aussi, point essentiel, décrocher le feu vert des autorités sanitaires pour mettre son traitement sur le marché.

Ce qui peut parfois poser problème et engendrer des retards ou un surcroît de travail. Deux biotechs cotées à Bruxelles en ont fait les frais cette semaine.

Nausée

Pour Acacia Pharma qui attendait pour le 5 octobre l’accord de la FDA pour la mise sur le marché de son Barhemsys, un antivomitif et antinauséeux postopératoire, ce fut la douche froide en début de semaine. Le lancement commercial devra attendre.

Les autorités américaines ont effet constaté des déficiences auprès du fabricant sous contrat du principe actif du médicament. Ce souci technique pourrait être résolu rapidement, estimait une analyste mais cela n’a pas empêché l’action d’avoir la nausée (-23%) le jour de l’annonce.

Avis reporté

Aujourd’hui, c’est au tour de Kiadis de connaître un fâcheux contretemps qui selon la biotech ne devrait pas engendrer de retard dans le calendrier annoncé pour la commercialisation de l’Atir101 toujours prévu pour le second semestre 2019.

Mais, comme souvent avec les biotechs, le marché a surréagi à cette annonce en début de séance, le titre perdant jusqu’au 17% avant de limiter son repli à 9,3% vers 11h. Avant la claque de ce vendredi, l’action totalisait un gain de 65% depuis le début de l’année.

©L'Echo

Spécialisée dans le domaine des greffes de moelle osseuse, Kiadis attendait pour le quatrième trimestre de cette année l’avis du Comité des médicaments à usage humain (CHMP) de l’Agence européenne du médicament pour son traitement phare. En lieu et place, elle a reçu une seconde liste de questions de ce comité dont elle n’attend plus l’avis que pour le premier semestre 2019.

"Pas de risque"

"Bien que ce délai pour l’approbation potentielle est décevant, nous ne pensons pas que la seconde salve de questions constitue un risque pour celle-ci" écrivent Lenny Van Steenhuyse et Sandra Cauwenberghs de KBC Securities. Les analystes évoquent le cas d’une biotech dont le produit a été approuvé après trois rounds de questions.

Ils soulignent toutefois que le déménagement de l’Agence européenne du médicament de Londres vers Amsterdam pour cause de Brexit pourrait sérieusement perturber ses activités surtout au premier trimestre. Dans cette optique, tabler sur un avis du CHMP pour le premier semestre semble une évaluation correcte, estiment-ils.

Tous à l'achat

Ils maintiennent donc leur recommandation à "acheter" avec un objectif de cours de 20,5 euros. Idem chez Kempen qui reste à l’achat avec un "target" de 23 euros. Les cinq analystes recensés par Bloomberg qui suivent la valeur sont sur la même longueur d’onde avec un objectif de cours moyen de 22,3 euros.

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