Au milieu du gué, Mithra va devoir lever des fonds

Le Mithra CDMO se prépare à produire près de 2 millions d'anneaux Myring en 2020. ©Debby Termonia

En attendant la commercialisation de son produit phare, prévue pour l’an prochain, Mithra examine plusieurs options pour financer ses plans de croissance.

Mithra se trouve au milieu du gué. Tout se met petit à petit en place pour la commercialisation de son produit phare, la pilule contraceptive Estelle, avec un lancement prévu pour le premier semestre 2021. Les partenariats pour la mise sur le marché aux États-Unis (Mayne Pharma) et l’Europe (Gedeon) ont été bouclés. Le dossier a été déposé auprès des autorités sanitaires en Europe, qui l’ont accepté, et devrait être soumis au cours du trimestre prochain outre-Atlantique.

En parallèle, la biopharma liégeoise va finaliser, en 2020, le recrutement de la phase III du Donesta, son médicament candidat au traitement contre les effets indésirables de la ménopause et compte lancer, cette année aussi, les études cliniques pour le Perinesta. Mithra se met également en ordre de marche pour les ventes de son anneau contraceptif Myring sur les trois plus grands marchés du monde avec une production de près de 2 millions d’anneaux en 2020.

Les performances de l’Estelle sont désormais entre les mains des partenaires respectifs pour l’Europe et les États-Unis.
KBC Securities

Biotech commerciale

Au milieu du gué, donc, car il faudra attendre encore une année environ avant de comptabiliser les premières ventes de l’Estelle et voir Mithra se transformer en biotech commerciale. "Les performances de l’Estelle sont désormais entre les mains des partenaires respectifs pour l’Europe et les USA", notent, à ce propos, les analystes de KBC Securities ("acheter"; 33,5 euros)

49,7 millions
euros
Fin 2019, la trésorerie de Mithra atteignait 49,7 millions d’euros pour des dépenses totales de 74 millions.

Si l’an dernier, la société a vu son chiffre d’affaires grimper de 47% à 96,5 millions d’euros, le total de ses dépenses a suivi la même tendance à 74 millions d’euros (+52%). "Nous avons remarqué une hausse substantielle des investissements et des dépenses d’exploitation en raison du lancement de la phase III du Donesta, de l’expansion du nombre d’emplois (+42%) et de l’investissement dans la nouvelle unité de production", souligne Benoit Louage de Degroof Petercam ("acheter"; 37 euros). "Nous nous attendons à ce que les dépenses augmentent encore dans un proche avenir."

Nouvelles indications

Avec, fin 2019, une trésorerie qui se limitait à 49,7 millions d’euros, Mithra songe donc tout naturellement à diverses options de financement afin de soutenir ses projets de croissance.

Elle évoque, dans son communiqué, une piste non dilutive (dette?), un financement structuré sur base des fonds propres (placement privé?) et une valorisation des branches d’activités liées aux nouvelles indications basées sur l’E4 – la molécule à la base de l’Estelle – en dehors de la santé féminine (partenariats?) ou une combinaison de ces options. Pour L’E4, Mithra parle de projets dans le domaine de la neuroprotection et de la cicatrisation des plaies.

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