Bone Therapeutics n'a pas de quoi finir l'année

©Bone Therapeutics

Après l'échec du placement privé fin 2017, il reste 8,4 millions dans les caisses de Bone Therapeutics alors qu'elle en a dépensé 11,9 l'an dernier.

En voyant un communiqué de presse de Bone Therapeutics tomber dans notre boîte mail ce matin, on se disait "ça y est, ils ont trouvé un moyen de lever des sous". Que nenni. Pourtant le temps presse pour la biotech carolo spécialisée dans la thérapie cellulaire osseuse. La fin de l’année s’était très mal terminée pour elle. Chose rarissime, elle a dû interrompre un placement privé de 8 millions d’euros en raison de la défection, en dernière minute, d'un nouveau partenaire russe Pharmastandard International.

Bone Therapeutics, dont le titre a malgré tout cela grimpé de 20% depuis le début de l’année, signale qu’elle a démarré 2018 avec une position de trésorerie nette de 8,4 millions d’euros. Pour 2017, elle s’est élevée à 11,9 millions d’euros, en deçà des prévisions et inférieure à 2016 (13,3 millions d’euros). Actuellement, elle ne dispose donc pas des moyens financiers pour arriver au bout de l'année.

La biotech rappelle, si besoin en était, que la gestion de la trésorerie et le financement restent ses priorités clés.

Elle fait également le point sur les perspectives 2018 avec quatre événements à retenir.

  1. Bone Therapeutics prévoit d’achever, au cours du premier trimestre 2018, le recrutement des 32 patients pour l’essai clinique de phase IIa avec ALLOB dans la fusion vertébrale.
  2. La communication des résultats finaux de l’étude de phase I/IIa avec ALLOB dans les fractures avec retard de consolidation est attendue au cours du premier semestre 2018.
  3. La société prévoit de communiquer les résultats intermédiaires du suivi à un an des 44 premiers patients de son essai de phase III avec PREOB dans l’ostéonécrose au second semestre ce qui constitue "un levier de création de valeur potentiel". L’obtention de résultats d’efficacité robustes, à l’occasion de cette analyse intermédiaire, pourrait permettre de mettre fin à l’essai dès ce stade, affirme la biotech.
  4. Elle a initié la préparation d’une étude de phase IIb pour le traitement des fractures difficiles avec ALLOB, dont le lancement est prévu au second semestre 2018.

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