Curetis a rempli ses caisses et ne va pas s'arrêter là

Le comité exécutif de Curetis. ©Curetis

Via deux opérations distinctes, la biotech Curetis s'est assuré un financement de 14 millions de dollars. Mais elle compte encore renforcer son assise financière cette année.

C’était dans l’air. C’est désormais chose faite comme pour d’autres entreprises du même secteur ces derniers mois (MDxHealth, Biocartis, Kiadis…) avant elle: la biotech Curetis est passée par la case Bancontact.

Comprenez par là qu’elle a fait le plein de liquidités afin de pouvoir financer la poursuite de ses activités et de ses recherches. Ici, il s’agit plus particulièrement de soutenir le lancement commercial et le déploiement de son mini-labo de diagnostic Unyvero et de cartouches aux Etats-Unis et de poursuivre son développement déjà entamé en Europe.

D’origine allemande mais cotée sur Euronext Bruxelles, Curetis a donc obtenu des engagements de la part d’investisseurs qualifiés aux Etats-Unis et en Europe pour souscrire 854.166 actions nouvelles au prix unitaire de 4,8 euros, ce qui représente un total de 4,1 millions d’euros. Vendredi, l'action a clôturé à 5,96  euros.

La biotech a également conclu avec Global Corporate Finance un accord lui permettant de lever un maximum de 10 millions de dollars sur une période de 36 mois en fonction de prix planchers pré-définis. Curetis ne donne pas davantage de détails sur ces deux opérations dans son communiqué.

Dépenses de 30 millions en 2018 

En 2017, la biotech a dégagé des revenus de 1,2 million d’euros contre 1,3 million un an plus tôt. Avec des dépenses s’élevant à 20,1 millions, la perte d’exploitation s’est élevée à 18,6 millions contre 15,2 millions d’euros un an plus tôt.

Fin 2017, le total des liquidités atteignait 16,3 millions d’euros, soit 6,5 millions de moins qu’un an auparavant.

Pour l’exercice en cours, Curetis espère au moins doubler son niveau de revenus en 2018. Son cash-burn (dépenses de liquidités) devrait aussi doubler en raison, notamment de son expansion aux Etats-Unis, passant de 15,7 millions en 2017 à quelque 30 millions d’euros cette année.

La biotech signale également qu’elle ne va pas s’arrêter en si bon chemin pour assurer son financement. Elle compte lever des fonds supplémentaires en 2018 soit via des actions soit via de la dette et cela afin afin de garantir la poursuite de ses activités pour 12 mois au moins.

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