Curetis va encore lever des fonds cette année

©Curetis

La biotech Curetis qui a enregistré une hausse de ses ventes de 36% au premier semestre a besoin de liquidités pour sécuriser la poursuite de ses activités. Elle compte renflouer ses caisses au cours du second semestre après un placement privé réalisé en avril dernier.

La société allemande de biotechnologie Curetis spécialisée dans le développement et la commercialisation d’un mini-labo de diagnostic, l'Unyvero, et de cartouches en fonction des maladies a vu ses revenus bondir de 257% au premier semestre dans la zone géographique " EMEA ". Au total, les revenus limitent leur croissance à 36% à 807.000 euros.

Entrée sur le marché US

Aux Etats-Unis, où l’Unyvero a reçu le feu vert des autorités sanitaires (FDA) en avril dernier, la commercialisation est en phase de déploiement. Plus de 125 clients probables sur un total de 1.000 hôpitaux ont été ciblés comme acquéreurs potentiels du mini-labo. Parmi ceux-ci, une cinquantaine ont fait l’objet d’un examen complet. Curetis s’attend à ce que beaucoup d’entre eux se transforment en clients au cours des prochains trimestres. Une dizaine sont même actuellement au stade de la négociation du contrat ce qui signifierait un volume annuel compris entre 700 et 800 cartouches.

Le nombre d’Unyvero installés est toutefois en baisse sur le premier semestre. Cela s’explique par le fait que la société a racheté plusieurs appareils qui ont été utilisés dans le cadre d’un essai clinique. Ils ont ensuite été redéployés ailleurs. Fin du semestre, on en dénombrait 162 contre 175 six mois plus tôt. Curetis espère compenser ce recul grâce, notamment, à ses ventes aux Etats-Unis et via de nouveaux partenariats de distribution.

Besoin de cash frais

Au niveau du compte de résultats, si comme on l’a vu plus haut, les ventes affichent une progression de 36%, la perte opérationnelle se creuse passant de 9,26 millions d’euros à 11,37 millions. Au cours des six premiers mois de l’année, la biotech cotée sur Euronext Bruxelles a dépensé 4,9 millions d’euros en capital.

En avril dernier, elle a levé 4,1 millions d’euros via un placement privé d’actions nouvelles et s’est garanti un accès à un montant supplémentaire de 10 millions de dollars. A la fin juin, sa trésorerie s’élevait à 11,6 millions d’euros contre 16,3 millions fin 2017. Dans son communiqué, Curetis signale qu’elle a l’intention de lever des capitaux sous la forme d’actions ou de dettes en 2018 afin de sécuriser le financement de ses activités pour les 12 prochains mois au moins.

Signalons encore un changement dans le management de la filiale américaine. Chris Emery devient le nouveau président et CEO de Curetis USA dans la foulée de la démission de Christopher Bernard.

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