IBA maintient ses prévisions, le marché doute

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Malgré un premier semestre difficile, IBA vise toujours un Ebit récurrent positif et un bénéfice net pour l’ensemble de l’année. Les analystes sont partagés.

C’est la question que le marché se pose désormais à propos d’IBA . Le spécialiste du traitement du cancer par protonthérapie sera-t-il capable d’atteindre son objectif pour l’ensemble de l’année à savoir un Ebit récurrent positif (Rebit) doublé d’un bénéfice net?

A voir la réaction du cours de Bourse ce matin après la publication des résultats semestriels du groupe néolouvaniste, la réponse ne coule pas de source et le doute est permis. Le titre a touché un plus bas de 20,24 euros ce matin, soit une chute de plus de 8%.

La première partie de l’année a été plutôt décevante pour IBA avec un chiffre d’affaires amputé de 24% à 114,7 millions d’euros et un Ebit récurrent qui s’est enfoncé dans le rouge à -4,5 millions d’euros. Le groupe explique cette situation par l’étalement de la conversion du carnet de commandes et par le fait qu’un seul nouveau contrat de protonthérapie a généré des revenus lors de cette période.

Pour soutenir sa prévision d’un bénéfice annuel, Olivier Legrain, le CEO d’IBA mentionne des projets signés en attente de financement, un solide pipeline de projets à court terme et cinq installations qui doivent débuter lors du second semestre.

Cela suffira-t-il?

Stéphanie Put de Degroof Petercam estime que la société sera dans les temps pour fournir les nouvelles installations mais que le financement des contrats actuels et la signature de nouveaux contrats risquent de prendre plus de temps dans le climat actuel. "Nous restons donc prudents sur les perspectives annuelles et attendons plus de confirmation sur le second semestre pour revoir éventuellement notre recommandation sur la valeur". Elle est actuellement à "réduire" avec un objectif de cours de 14,9 euros.

Chez ING, Giel-Jan Triest souligne que tant les ventes que le Rebit sont nettement inférieurs à ses prévisions. Il s’attend donc à ce que sa propre estimation d’un Rebit annuel de 9 millions d’euros ainsi que celle du consensus des analystes (9 millions) soient encore être abaissées significativement. "En outre, le marché de la protonthérapie continue d’être faible engendrant une baisse de 7% du carnet de commandes par rapport au premier semestre 2017." Son conseil sur l’action reste à "vendre" avec un "target" de 15 euros.

Seuls Lenny Van Steenhuyse et Sandra Cauwenberghs de KBC Securities sont ouvertement confiants sur la capacité d’IBA à transformer l’essai lors du second semestre. Ils signalent que pour les quatre contrats qui n’ont pas encore généré des revenus, IBA a reçu l’assurance des deux clients concernés que leurs financements seraient finalisés avant la fin de l’année. A cela s’ajoutent le démarrage de 5 installations et la livraison de deux autres lors du deuxième semestre. Et l’apport des autres accélérateurs et de la dosimétrie.

"De cette façon, un Rebit positif et un bénéfice net restent des objectifs atteignables" estiment-ils. Ils réitèrent leur recommandation à "accumuler" avec un objectif de cours de 23,5 euros.

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