La biotech Argenx à l'abri du besoin jusqu'en 2021

Tim Van Hauwermeiren, le CEO d'Argenx. ©Wouter Van Vooren

Fin septembre, les liquidités de la biotech Argenx s'élevaient à 923 millions d'euros. De quoi financer ses activités jusqu'au lancement commercial de son premier médicament prévu en 2021.

À l’issue des neuf premiers mois de l’année, Argenx a vu ses revenus opérationnels bondir de 150% à 61,2 millions d’euros. Les frais de recherche et de développement ayant plus que doublé à 122,8 millions d'euros, la biotech enregistre une perte opérationnelle de 103,4 millions contre 47,3 millions un an plus tôt.

Les liquidités s’élevaient, fin septembre, à 923,2 millions d’euros contre 564,6 millions d’euros fin décembre.

Cette augmentation résulte principalement de la clôture de la transaction exclusive de collaboration et d’accord de licence pour cusatuzumab avec Janssen, qui ont abouti à une somme de 300 millions de paiement initial et un investissement en capital de 200 millions de dollars en janvier 2019.

Lancement en 2021

Sur la base du plan de développement actuel, Argenx prévoit que ses liquidités serviront à financer les dépenses prévues jusqu’au lancement de l’efgartigimod pour le traitement de la myasthénie grave en 2021.

La biotech précise qu’en raison du développement de l’efgartigimod dans différentes indications, du développement de la société en une organisation commerciale, de l’engagement de financer 40% du développement du cusatuzumab, elle s’attend à voir ses dépenses continuer à croître d’année en année.

Année 2020 "passionnante"

"Nous avons connu un autre trimestre solide dans notre portefeuille de projets en développement. Le reste de l’année sera chargé et devrait ouvrir la voie à une année 2020 passionnante" a indiqué Tim Van Hauwermeiren, le CEO d’Argenx cité dans un communiqué.

D’ici la fin de l’année, la biotech attend les données de la phase I de l’essai clinique "ENHANZE" de l’efgartigimod. Elle compte aussi lancer la phase III de "ADVANCE" dans le traitement de thrombocytopénie immunitaire avec l’efgartigimod et une phase II, avec l’efgartigimod toujours, pour la polyneuropathie démyélinisante inflammatoire chronique (CIDP).

Lire également

Publicité
Publicité