"La valorisation d'Argenx est séduisante pour une OPA"

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Selon Bloomberg, trois sociétés de biotechnologie dont la Belge Argenx affichent des valorisations qui pourraient susciter des convoitises dans le chef de groupes pharmaceutiques.

Ces derniers mois ont été relativement calmes sur le front des rachats de sociétés de biotechnologie cotées en Bourse. Et pour cause, le climat boursier actuel où règne l’aversion au risque ne favorise pas ce genre d’initiative. En Belgique, aucune opération n’a été observée depuis les OPA sur Ablynx et TiGenix qui remontent à un peu moins d’un an environ.

Au niveau international, par contre, GlaxoSmithKline (GSK) a annoncé début décembre le rachat du groupe américain Tesaro, spécialisé dans l’oncologie pour 5,1 milliards de dollars.

Cocktail pour les OPA

Plusieurs ingrédients sont réunis pour composer un cocktail potentiel de fusions et acquisitions en 2019. Beaucoup de grands groupes pharmaceutiques ont en effet besoin de plus de médicaments. Certains comme Gilead, GSK, Roche et Pfizer doivent doper une croissance relativement anémique tandis que d’autres comme AbbVie et Celgene se trouvent confrontés à une érosion des produits de masse à cause des biosimilaires et des génériques.

A cela s’ajoute le fait que la valorisation des biotechs, qui était considérée comme trop élevée pendant plusieurs années, a chuté et pourrait se réduire encore si la tendance actuelle sur les marchés se maintient. Enfin, la liste des biotechs qui auront besoin d’un financement au cours des deux prochaines années est longue.

Argenx, Clovis et PTC

Selon Bloomberg, trois sociétés sont remarquablement bien placées, en tant que cibles, si l’aversion au risque venait à s’estomper et que les "big pharmas" décidaient de poursuivre leur shopping :

  • Argenx
  • Clovis  
  • PTC

Pour réaliser cette sélection, les spécialistes de l’agence de presse se sont focalisés sur les entreprises qui pourraient apporter au moins 500 millions de dollars de chiffre d’affaires en 2022. Clovis et PTC affichent la valorisation la plus faible dans les domaines de l’oncologie et de la thérapie génique.

En Europe, où les biotechs sont plus chères si on prend en compte le ratio valeur d’entreprise sur ventes, Argenx se distingue avec un rapport de 3,8. Sur cette base cinq autres biotechs européennes (voir tableau) apparaissent richement valorisées. Le ratio médian de cette sélection s’élève à 6,6 alors que pour des homologues américaines de tailles similaires, on atteint un rapport de 2,9.

Et Galapagos?

Cela ne veut pas dire qu’aucune de ces sociétés ne sera une cible de rachat. Galapagos , par exemple, constitue une proie potentielle pour Gilead qui détient déjà 12,4% du capital. J&J pourrait éventuellement se porter acquéreur de Genmab pour doper la rentabilité du Darzalex sur lequel le groupe paie des royalties à Genmab.

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