Le duel Galapagos-Argenx: quelle biotech du Bel 20 choisir?

©Bloomberg

L'indice de référence de la Bourse de Bruxelles compte deux biotechs très prometteuses, Argenx et Galapagos qui pèsent chacune plusieurs milliards d'euros. Découvrez les atouts de ces deux sociétés.

La Bourse de Bruxelles s’est taillée une petite réputation en Europe pour les sociétés de biotechnologies cotées. A tel point que notre indice de référence, le Bel 20, en intègre deux : Argenx et Galapagos .

Mais laquelle choisir si vous avez un jour l’intention de garnir votre portefeuille d’une ligne de biotech ou simplement d'en ajouter une? Pour vous guider dans votre choix, voici quelques chiffres-clés de ces sociétés et la position des analystes financiers qui suivent ces deux valeurs.

Pour l’aspect purement scientifique, je ne peux que vous renvoyer aux sites des deux sociétés (Argenx; Galapagos) et à leurs rapports annuels qui vous donneront des explications détaillées sur leur domaine d’activité et l’état d’avancement de leur recherche.

Le filgotinib et l'efgartigimod

En résumé, Galapagos se positionne comme un spécialiste de la recherche et du développement de médicaments à base de petites molécules au mode d’action innovant. Son produit-phare est le filgotinib. Développé avec la société Gilead, il est au stade des essais cliniques de phase III pour trois applications: la maladie de Crohn, la colite ulcéreuse et l’arthrite rhumatoïde (rhumatismes). Pour cette dernière, des résultats concluants récents permettent de lancer le processus de mise sur le marché.

De son côté, Argenx se focalise sur des thérapies à base d’anti-corps pour soigner des maladies auto-immunes et le cancer. Lors d’une journée investisseurs organisée cette semaine à New York, la société a annoncé son intention de devenir une entité intégrée dans le domaine de l’immunothérapie. Galapagos entend aussi se positionner en tant que groupe pharmaceutique.

Si la recherche de traitements contre le cancer peut s’avérer plus porteuse, les candidats médicaments les plus avancés d’Argenx dans ce domaine sont encore au stade de la phase II des essais cliniques. Son produit le plus proche de la commercialisation est l’ARGX-113, appelé efgartigimod, qui cible plusieurs maladies auto-immunes. Il est au stade de la phase III pour la myasthénie grave. Argenx espère le lancer aux Etats-Unis à la fin de 2021 pour cette indication.

Opéables mais...

Pour les biotechs plus que pour toute autre société, le cash c’est le nerf de la guerre. La recherche et, surtout, les essais cliniques de phase III coûtent très chers. Pour remplir leurs caisses nos deux biotechs ont sollicité les investisseurs américains et sont désormais cotées sur le Nasdaq.

A la fin du premier trimestre, les liquidités de Galapagos s’élevaient à 1,2 milliard d’euros et celles d’Argenx à 962 millions. De quoi voir venir. Leur capitalisation boursière respective atteint 5,78 milliards et 4,36 milliards d’euros.

Techniquement, les deux sociétés sont autant opéables l’une que l’autre. Aucun actionnaire seul ne serait en mesure de faire barrage à une offre. Chez Galapagos, Gilead a d’ailleurs déjà un pied dans la place (12,38% du capital), mais son CEO, Onno van de Stolpe, veille farouchement à l’indépendance de sa société qu’il veut transformer petit-à-petit en groupe pharma.

En Bourse, Argenx a connu une folle ascension. Sur les trois dernières années, le titre s’est envolé de 940%. Hier, il a touché un nouveau plus haut en séance à 122,4 euros enregistrant une hausse de 34% depuis de début de l’année.

Cotée depuis plus longtemps, Galapagos affiche un bilan de +587% sur cinq ans et de +107% sur trois ans. Depuis son IPO, fin 2005 à 7 euros, le gain atteint 1.400%. Son parcours en 2019 est assez similaire à celui d’Argenx (+32%).

Les analystes à l'achat

Auprès des analystes financiers, c’est presque l’unanimité qui règne vis-à-vis de ces deux valeurs. Pour Argenx, 9 d’entre eux recommandent un achat et un seul conseille de la conserver. L’objectif de cours moyen de 136,9 euros présente un potentiel de hausse de 18,7% par rapport au cours actuel. Le plus optimiste est Piper Jaffray avec un "target " de 161 euros.

On trouve 14 analystes à l’achat sur Galapagos et deux à "conserver". Le potentiel de hausse est du même ordre (16,5%) par rapport à l’objectif moyen (123,43 euros). Trois brokers dont Berenberg et Barclays visent même les 140 euros.

Lire également

Publicité
Publicité