Le "fan club" d'Argenx s'agrandit: les trois atouts de la biotech selon Kepler

©Argenx

Kepler Cheuvreux a entamé la couverture d'Argenx en conseillant un achat de la biotech et en fixant un objectif de cours de 140 euros. Voici ce qui a séduit le broker chez Argenx.

Ce jeudi matin, l’action de la biotech Argenx a connu un brutal accès de fièvre. Elle grimpé de 8% à 115,4 euros avant de refluer quelque peu. La cause de ce coup de chaud : une note de Kepler Cheuvreux qui a entamé la couverture de la valeur avec un conseil d’achat et un objectif de cours de 140 euros.

Mais il s’agit là d’une tempête dans une éprouvette dans la mesure où le broker s’aligne sur l’avis quasi unanime de ses confères (10 à l’achat et un à " conserver ") et que son "target" s’inscrit dans la moyenne 139 euros, ce qui représente un potentiel de hausse de 25%. Le plus enthousiaste parmi les analystes reste celui de Piper Jaffray qui cible un cours de 161 euros.

Spéculation sur un rachat

Malgré le fait que l’action a déjà grimpé de 31% depuis le début de l’année, Damien Choplain de Kepler Cheuvreux estime que la dynamique devrait rester positive grâce à l’intérêt croissant pour la classe des anti-FcRn, à la publication attendue, l’an prochain, des résultats d’une phase III décisive et, enfin, à la spéculation sur un possible rachat.

Rappelons ici qu’Argenx a développé des produits à base d’anticorps de lamas qui visent les maladies auto-immunes et le cancer.

Valorisation jusqu'à 165 euros l'action

Le plus avancé dans le développement clinique est l’efgartigimod qui occupe la place de leader dans une nouvelle classe thérapeutique baptisée FcRn. En bloquant le FcRn, il offre un moyen innovant de traiter rapidement et en toute sécurité les auto-anticorps pathogènes IgG qui sont responsables de lésions des tissus et des symptômes de la maladie, explique l’analyste. "Des données médicales intermédiaires suggèrent que l’efgartigimod et plus sûr et plus puissant que les vieilles thérapies utilisées depuis des dizaines années comme les corticostéroïdes et les immunosuppresseurs."


L’efgartigimod a été développé dans quatre indications, dont la myasthénie grave. Les résultats de la phase III dans cette maladie sont attendus pour le second semestre de 2020 et devraient constituer le prochain catalyseur majeur, souligne Damien Choplain qui évalue à 80% les chances de succès. Si ce dernier se concrétise, la valorisation théorique de l'action Argenx pourrait atteindre 165 euros. L’analyste estime le pic des ventes de ce produit à 3 milliards d’euros avec un premier lancement aux Etats-Unis fin 2021.

Un milliard de cash

Le cusatuzumab, pour sa part, vise le traitement de la leucémie myéloïde aiguë, un cancer du sang particulièrement mortel. Les résultats intermédiaires de la phase I/II ont permis de conclure un accord avec le groupe Janssen comprenant un acompte de 500 millions de dollars plus 1,3 milliard de dollars pour des paiements d’étape et des royalties potentiels. "Le cusatuzumab a ce qu’il faut pour établir un nouveau standard de soins pour cette maladie" juge Damien Choplain. Une phase II sera lancée cette année avec les premiers résultats attendus en 2021 et une commercialisation possible en 2023. Le pic des ventes pourrait dépasser les 600 millions d’euros.

En plus de ces deux traitements potentiels considérés comme prometteurs, un autre atout pointé par l’analyste réside dans sa position de liquidités qui atteignait un milliard d’euros fin mars. De quoi lui permettre d’étendre son pipeline de produits et de développer sa propre structure commerciale pour les ventes de l’efgartigimod.   

Lire également

Publicité
Publicité