Pas d'argent frais pour Bone Therapeutics

©Bone Therapeutics

La biotech Bone Therapeutics doit faire l'impasse sur le placement privé qui lui aurait permis de lever environ 8 millions d'euros après le départ surprise d'un gros investisseur. A la Bourse de Bruxelles, le titre est toujours suspendu.

La cotation de l’action Bone Therapeutics est suspendue depuis ce jeudi 13h45. Les investisseurs attendaient un communiqué pour apprécier les résultats de la levée de fonds lancée par l'entreprise cotée à Bruxelles.

Celui-ci vient de tomber. Mais, c'est une mauvaise nouvelle pour la biotech basée à Gosselies.

Le spécialiste de la thérapie cellulaire osseuse avait un besoin relativement urgent de liquidités. Ses caisses seront vides dans le courant du 2e trimestre 2018. Il espérait donc lever 8 millions d'euros via une offre de constitution accélérée d’un livre d’ordres, et, en dépit d'"un intérêt marqué des investisseurs", Bone Therapeutics se voit contraint d'annuler son placement privé, apprend-on dans le communiqué diffusé ce vendredi après-midi. 

Après cette opération réservée aux investisseurs institutionnels, Bone Therapeutics espérait donc disposer de suffisamment de trésorerie pour poursuivre ses activités jusqu'à la fin 2018. Au début de la semaine, la biotech belge a annoncé son intention de conclure une collaboration avec les Russes de Cellthera Pharm. Filiale du premier producteur pharmaceutique russe Pharmastandard, cette dernière est également focalisée sur la thérapie cellulaire comme Bone.

Mais les choses se sont compliquées en coulisses. "Pharmstandard international, filiale détenue à 100% par Pharmstandard, JSC et véhicule d’investissement d’un groupe d’entreprises qui inclut Cellthera Pharm LLC, avait exprimé publiquement son intention de participer à l’Offre", explique Bone Therapeutics en précisant que "cette intention a été retirée de façon inattendue sans préavis.

Par conséquent, Bone Therapeutics a décidé de cesser ses discussions avec Cellthera Pharm LLC pour une collaboration potentielle. Deux actionnaires existants de la biotech, SFPI et la SRIW, avaient l'intention de souscrire à de nouvelles actions. Avec Pharmstandard International, ils auraient pu couvrir eux trois la moitié des titres offerts.

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