Un premier tour de table généreux pour Confo Therapeutics

Jan Steyaert, fondateur de Confo Therapeutics, avait également créé Ablynx, vendue pour 3,9 milliards d'euros au français Sanofi. ©Guy Puttemans

La biotech Confo Therapeutics lève 30 millions d’euros lors d’un premier tour de table. Créée en 2015, la société gantoise produit des molécules basées sur des anticorps de lama. Tout comme Ablynx.

Confo Therapeutics, une spin-off de la VUB et de l’Institut flamand de biotechnologie (VIB), accélère son développement grâce à une levée de fonds (série A) de 30 millions d’euros. La société gantoise avait démarré en 2015 avec 6,7 millions. Le fondateur était Jan Steyaert, le scientifique qui a également créé Ablynx, vendue pour 3,9 milliards d’euros au français Sanofi. L’entrepreneur a indiqué vouloir créer "un nouvel Ablynx".

Confo a sollicité ses actionnaires existants, dont Capricorn, Qbic, MINTS (University of Michigan), le VIB et PMV, ainsi qu’une série de nouveaux investisseurs: le fonds néerlandais BioGeneration Ventures (BGV), Wellington Partners, Fund + du professeur Désiré Collen et Perceptive Advisors.

Tout comme Ablynx, Confo Therapeutics travaille sur la base d’anticorps de camélidés. Mais la jeune société en est encore à une étape initiale. Confo Therapeutics utilise de gros fragments d’anticorps de lamas, qu’elle appelle "ConfoBodies", pour faciliter la recherche de nouveaux médicaments. La PME se concentre ensuite sur ce que l’on appelle les récepteurs "GPCR" ou récepteurs couplés aux protéines G.

"Grâce à ces 30 millions d’euros, nous pouvons accélérer nos recherches et préparer une étude de phase 1. Celle-ci devrait débuter en 2022", a fait valoir Cedric Ververken, le CEO de Confo Therapeutics, qui a quitté Ablynx en 2016.

"Nous élargissons notre plateforme avec la technologie ConfoBody, afin de pouvoir rechercher davantage de médicaments. Nous travaillons maintenant sur trois indications: contre la fibrose et contre deux maladies orphelines pour lesquelles le besoin de solutions médicales est pressant", a-t-il encore ajouté sans plus de précisions.

Confo Therapeutics a par ailleurs déjà conclu deux accords avec des partenaires pharmaceutiques. Il y a deux ans, la société de biotechnologie a reçu 5 millions d’euros du laboratoire pharmaceutique danois Lundbeck, qui a pris une option sur deux molécules de Confo. Lundbeck espère pouvoir développer des médicaments contre les maladies du cerveau telles que la schizophrénie, la dépression et les maladies d’Alzheimer et de Parkinson grâce à la technologie de la jeune société belge.

Pour sa part, le suisse Roche a également demandé à Confo Therapeutics de développer des médicaments pour les troubles cérébraux et les troubles du développement. Roche a déjà versé 6 millions d’euros. Quelque 32 personnes travaillent au sein de l’entreprise. Un chiffre qui devrait doubler d’ici deux ans. La société a réussi à engager quelques beaux profils, comme Christel Menet (Galapagos) en tant que responsable scientifique.

5 millions €
Il y a deux ans, Confo a reçu 5 millions d’euros du laboratoire pharmaceutique danois Lundbeck, qui a pris une option sur deux molécules de Confo.

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