42.000 emplois menacés en Belgique par le Brexit

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L’absence d’accord entre l’Europe et la Grande-Bretagne inquiète Kris Peeters, car l'économie et l'emploi en Belgique en souffriraient.

Alors que les négociations entre l’Union européenne et le Royaume-Uni s’enlisent, le vice-Premier ministre et ministre de l’Emploi Kris Peeters (CD&V) s’inquiète des conséquences désastreuses que pourrait avoir l’absence d’accord entre les deux parties sur l’économie belge.

Faute d’accord en mars 2019, la Grande-Bretagne sortira automatiquement de l’union douanière. Or, selon les experts belges, les frais de douane pour les importations et exportations entre la Belgique et la Grande-Bretagne s’élèvent à 2,2 milliards d’euros. Cette facture pèserait évidemment sur l’économie belge, et les experts estiment qu’en Belgique 42.000 jobs sont directement et indirectement menacés par un "no-deal". En Grande-Bretagne, cette absence d’accord ferait perdre quelque 526.000 emplois et dans toute l’Union européenne, ce sont 1,2 million d’emplois qui sont potentiellement menacés.

"L’impact d’un no-deal est potentiellement catastrophique: nous devons tout mettre en œuvre pour parvenir à un accord."

"L’impact est potentiellement catastrophique: nous devons absolument tout mettre en œuvre pour parvenir à un accord", pointe Kris Peeters. "Entre-temps, nous devons nous armer au mieux pour faire face aux conséquences de ce 'worst case scenario'." C’est en Flandre que l’impact d’une absence d’accord sera le plus lourdement ressenti. Pour le port de Zeebruges, où le trafic maritime avec la Grande-Bretagne intervient à hauteur de 45% dans le total du trafic, 5.000 emplois pourraient disparaître et la facture s’élèverait à 500 millions d’euros. Au niveau des produits impactés, les experts pointent la pharma: ces produits sont la deuxième exportation belge vers l’Angleterre. En cas de Brexit, l’absence d’autorisations mutuelles plomberait lourdement ces échanges.

Un groupe de haut niveau sur le Brexit a été mis en place par Kris Peeters en 2016 mais le ministre demande que leurs travaux s’intensifient. Dans l’intervalle, il est essentiel, plaide le ministre en charge de l’Economie, de renforcer les capacités douanières, au niveau informatique et en personnel.

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