Bruxelles appâte le secteur audiovisuel britannique

©REUTERS

La Région bruxelloise lance une campagne visant à attirer sur son sol les entreprises britanniques de l’audiovisuel touchées par le Brexit.

Le Royaume-Uni quittera l’Union européenne le 31 janvier 2021, si le processus de ratification de l’accord de retrait aboutit au Parlement britannique et au Parlement européen. Dans ce contexte, la Région bruxelloise s’engage dans une campagne visant à attirer sur son territoire le secteur audiovisuel britannique. Initiée par le secrétaire d’État bruxellois au commerce extérieur Pascal Smet (one.brussels), cette campagne a pour but de démontrer que le climat d’investissement à Bruxelles est particulièrement favorable au secteur audiovisuel. "Pourquoi choisir Bruxelles? Plus de créativité, moins de paperasse", peut-on notamment lire en anglais sur l’un des visuels de cette campagne post-Brexit.

"Bruxelles est en plein développement. Nous sommes enthousiastes à l’idée d’accueillir toutes sortes d’entreprises de l’audiovisuel. Cette campagne permettra de confirmer une fois encore l’attractivité de Bruxelles comme site d’investissement incontournable", déclare Pascal Smet. Bruxelles incontournable pour le secteur audiovisuel, vraiment? Une étude commandée par la Région pour comparer le climat d’affaire le plus attractif entre Bruxelles et d’autres villes européennes démontre, en effet, que le cadre réglementaire et d’octroi de licences pour le secteur audiovisuel est particulièrement attrayant dans la capitale belge.

1,7 milliard €
La valeur estimée de l’industrie créative pour Bruxelles en 2018. Soit 39% de la valeur totale du secteur en Belgique.

Effectué par le cabinet Analysys Mason, spécialisé dans le secteur des TMT (telecommunications, media and technology), le benchmarking compare les règles en vigueur à Bruxelles avec celles de Paris, Amsterdam et Dublin. Un volet du rapport est consacré à la manière dont ces villes appliquent la directive européenne sur les services de médias audiovisuels (AVMSD) qui concerne tant les diffuseurs linéaires (télévision) que non linéaires (Netflix par exemple) ainsi que les plateformes de partage de vidéos comme YouTube à partir de septembre 2020. Il ressort de la comparaison que le régime réglementaire de l’audiovisuel à Bruxelles est une mise en œuvre légère de la directive européenne avec des obligations supplémentaires minimales telles que l’interdiction de faire du placement de produits dans les programmes destinés aux enfants.

En outre, le régime d’octroi de licences audiovisuelles à Bruxelles est relativement simple. Sous contrôle de l’Institut belge des services postaux et des télécommunications (IBPT), celui-ci ne prévoit aucun frais de licence et une durée de licence illimitée (à condition que les critères d’établissement soient remplis). Ce n’est pas le cas dans les autres villes où le coût des licences et leurs conditions d’octroi dépendent du type de service audiovisuel proposé par le prestataire. Analysys Mason souligne encore les mesures incitatives existantes à Bruxelles pour promouvoir le secteur des médias comme le projet Media Park à Reyers, le Tax Shelter au niveau national ou encore screen.brussels, coupole de support régional regroupant des aides financières et logistiques pour développer l’industrie créative à Bruxelles.

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