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Boris Johnson perd un vote crucial et annonce le dépôt d'une motion pour des élections anticipées

Le Premier ministre britannique a perdu un vote crucial à la Chambre des communes ce mardi quelques jours avant la suspension du Parlement qu'il a décidé afin d'empêcher les parlementaires de bloquer un éventuel "no deal". Il a déposé dans la foulée une motion pour des élections anticipées.
  • La livre sterling reste stable

    La livre sterling, tombée ce matin à un plus bas en trois ans face au dollar avant de se redresser, restait stable après le vote. Vers 23h30, elle évoluait en hausse de 0,18% par rapport à la clôture de lundi, à 1,2088 dollar.

  • 21 députés conservateurs rebelles ont voté contre Boris Johnson

    Les 21 députés rebelles, dont les plus connus sont Philip Hammond - ancien ministre du Trésor -, David Gauke - ex-secrétaire d’État à la Justice - ou encore Kenneth Clarke, Dominic Grieve et Rory Stewart - tous les trois anciens ministres -, seront tous exclus du parti tory, conformément à ce qu'avait déclaré Boris Johnson avant le vote.

    Une source gouvernementale a toutefois laissé entendre que la décision pouvait être postposée après le vote décisif de demain et qu'en cas de soutien au gouvernement, les députés ne seraient plus menacés d'exclusion du parti.

  • Deux milliards de livres supplémentaires pour le Brexit

    On a appris par ailleurs que le Trésor britannique allait consacrer deux milliards de livres supplémentaires (2,2 milliards d'euros) pour la période 2020/2021 afin de financer les préparatifs du Brexit.

    L'annonce, qui sera faite mercredi lors de la présentation du budget, porte ainsi à plus de 8,3 milliards de livres (9,1 milliards d'euros) l'enveloppe totale consacrée depuis le référendum de juin 2016 par le Royaume-Uni à sa sortie de l'UE. Les fonds supplémentaires seront notamment destinés à la police aux frontières et aux ports.

  • Boris Johnson annonce au Parlement le dépôt d'une motion pour des élections anticipées

  • La motion des opposants au "no deal" adoptée à la Chambre des communes

    La motion déposée au Parlement britannique par les opposants à une sortie sans accord de l'Union européenne a été adoptée, malgré les menaces d'élections anticipées brandies par le gouvernement.

    Elle leur permettra de contrôler mercredi l'ordre du jour parlementaire et de tenter de faire adopter une proposition de loi pour contraindre le Premier ministre Boris Johnson à demander un report de la sortie de l'UE jusqu'au 31 janvier 2020, à moins qu'un accord soit approuvé d'ici là par le Parlement ou qu'il accepte le principe d'une sortie sans accord.

    → Le texte a été adopté par 328 voix pour (301 contre), réunissant députés de l'opposition mais aussi conservateurs hostiles à une sortie de l'Union européenne sans accord évoquée par Boris Johnson qui est résolument opposé à un report.

  • Le point de la situation avant le vote de ce soir

    • Le Premier ministre britannique Boris Johnson a perdu la majorité absolue au Parlement, après la défection d'un député.
    • Les députés de l'opposition et des rebelles conservateurs hostiles à un Brexit dur le 31 octobre veulent tenter d'obtenir le vote au Parlement d'une loi empêchant le chef du gouvernement de faire sortir le Royaume-Uni de l'Union européenne sans accord. S'ils remportent un premier vote mardi soir, prévu vers 22h, ils pourront présenter mercredi un texte de loi destiné à contraindre le Premier ministre à demander un nouveau report du Brexit au 31 janvier 2020 au cas où aucun compromis ne serait trouvé avec Bruxelles d'ici au 19 octobre et où le Parlement n'aurait pas approuvé une sortie sans accord.
    • Boris Johnson a prévenu qu'il n'accepterait dans "aucune circonstance" de demander à Bruxelles un nouveau report. Si les opposants du "no deal" l'emportent au Parlement, le chef du gouvernement présentera dans la foulée une motion pour organiser des élections législatives le 14 octobre. Cette motion sera soumise au vote des députés mercredi et devra recueillir les deux tiers des voix.
    • En plus du Parlement, la bataille contre un Brexit dur se poursuit devant les tribunaux, avec plusieurs initiatives visant à empêcher la suspension du Parlement, dont deux examinées ce mardi, l'une par la plus haute instance civile d'Ecosse et l'autre par la Haute Cour d'Irlande du Nord.
  • Un Brexit sans accord ferait perdre aux Britanniques 16 milliards de dollars d'exportations vers l'UE

    Un Brexit sans accord ferait perdre aux Britanniques 16 milliards de dollars (14,6 milliards d'euros) d'exportations vers l'Union européenne, et plusieurs autres milliards vers les autres pays, a alerté ce mardi l'ONU.

    Dans une étude de la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (Cnuced), les économistes de l'ONU indiquent qu'une perte de l'accès préférentiel "au marché de l'UE à la suite d'un Brexit sans accord se traduirait pour les Britanniques par des pertes d'exportations d'au moins 16 milliards de dollars", ce qui représente environ 7% des exportations totales du Royaume-Uni vers l'UE.

  • Un nouvel accord sur le Brexit avec les Européens?

    Boris Johnson a exhorté la Chambre des communes à rejeter l'initiative des parlementaires hostiles à un Brexit sans accord qui tentent d'éviter un "No Deal" le 31 octobre prochain, affirmant que son succès "détruirait" toute chance de parvenir à un nouvel accord avec les Européens. Le Premier ministre britannique a aussi affirmé qu'une "véritable dynamique" s'était enclenchée depuis le récent sommet du G7 dans ses discussions avec les Européens et a ajouté qu'il était confiant dans la possibilité de conclure un nouvel accord sur le Brexit lors du conseil européen des 17et 18 octobre prochains.

    Boris Johnson a répété que si la Chambre des communes votait la proposition de loi de ses adversaires, elle détruirait la capacité de négociation de Londres "Si cela se produit, tous les progrès que nous avons enregistrés n'auront servi à rien, cela détruira toute chance de négociation", a-t-il indiqué aux parlementaires. Il a également annoncé qu'il se rendrait lundi à Dublin pour discuter avec son homologue irlandais Leo Varadkar. La question de la frontière irlandaise, qui deviendra la seule frontière terrestre entre le Royaume-Uni et l'Union européenne après le Brexit, est au coeur du blocage britannique sur l'accord de retrait que Theresa May avait négocié avec les Européens mais qu'elle a été incapable de faire ratifier par son Parlement.  

  • Un député conservateur fait sécession, Boris Johnson perd sa majorité

    A la suite de la défection de Philip Lee, député du camp des conservateurs, le parti du Premier ministre Boris Johnson perd sa majorité à Westminster qui ne tenait qu'à une voix. Phillip Lee rejoint le Parti libéral-démocrate, europhile et a expliqué son choix dans un communiqué en indiquant que "le gouvernement conservateur poursuit de manière agressive un Brexit (aux conséquences) dommageables. Il met en danger des vies (...) et menace de manière injustifiée l'intégrité du Royaume-Uni".

    Phillip Lee a décidé de rejoindre (physiquement) les bancs de l'opposition alors que Boris Johnson faisait une déclaration devant un Parlement en ébullition. 

  • Le programme

    Au menu ce mardi

    Le Premier ministre britannique fait face à la fronde de députés de son propre parti conservateur hostiles à un Brexit sans accord, en dépit de sa menace de convoquer des élections législatives anticipées à la mi-octobre s'il essuie une défaite au Parlement.

    Les députés reprennent ce mardi à 15h30, heure belge, le chemin de Westminster, et des élus conservateurs "rebelles" s'apprêtent à soutenir l'opposition pour tenter d'imposer un nouveau report du Brexit et empêcher une sortie brutale de l'Union européenne. Une allocution du Premier ministre est à l'agenda aux environs de 16h30. 

    Un premier vote autour du calendrier du Brexit pourrait avoir lieu ce mardi soir aux alentours de 22 heures, heure belge, à la Chambre des communes.

    Si son issue est négative pour le gouvernement, Boris Johnson présentera dans la foulée une motion pour organiser des élections législatives le 14 octobre, selon un responsable gouvernemental.

     

  • La livre très volatile

    La devise britannique  est tombée sous le seuil de 1,20 dollar, un plus bas de près de trois ans, en réaction à l'ultimatum du Premier ministre Boris Johnson enjoignant aux parlementaires de lui accorder leur soutien sur le Brexit ou d'être contraints de retourner devant les électeurs. La livre, qui a perdu un cinquième de sa valeur depuis le vote des Britanniques en faveur du Brexit en juin 2016, est tombée jusqu'à 1,1959 dollar, cédant momentanément jusqu'à près de 1% en matinée.

    Peu avant 14 heures, heure belge, elle a réduit ses pertes après l'annonce que des parlementaires hostiles à un Brexit sans accord, issus des rangs de partis d'opposition mais aussi du Parti conservateur de Johnson, avaient soumis leur motion réclamant un débat en urgence sur le retrait de l'Union européenne. 

  • Les dates-clés du Brexit

    LIGNE DU TEMPS | Retracez le cours du Brexit, du vote du 23 juin 2016 à la prise de pouvoir de Boris Johnson, entre accords, votes et reports...

  • Corbyn affirme avoir trouvé une majorité

    Jeremy Corbyn, chef de file du Labour (opposition), affirme disposer de suffisamment de voix pour repousser la date du Brexit à janvier 2020. Cela signifierait qu'un nombre significatif de députés tories hostiles à un "no deal" auraient fait le choix de défier le Premier ministre Boris Johnson, qui a explicitement menacé de les expulser du Parti conservateur s'ils se ralliaient à cette motion. 

    "Nous voulons des élections générales, à l'instar de tous les autres partis. La priorité est d'empêcher une sortie sans accord de l'UE le 31 octobre et nous verrons ce qui se passera après."
    Jeremy Corbyn
    Chef de file des travaillistes

    Un vote sur une loi similaire, en avril dernier, ne s’était joué qu’à une voix, en faveur du report. 14 tories (sur 304) avaient voté pour.

    La motion déposée ce mardi doit recueillir 320 voix pour aboutir.

    ©EPA

  • Les opposants ont déposé leur motion

    Les parlementaires hostiles à un Brexit sans accord, issus des rangs de partis d'opposition mais aussi du Parti conservateur de Johnson, ont soumis leur motion réclamant un débat en urgence sur le retrait de l'Union européenne. Le Speaker (président) de la Chambre des communes, John Bercow, doit se prononcer plus tard dans la journée sur l'opportunité d'y donner suite. 

  • Vers des élections anticipées?

    Les députés britanniques hostiles à un Brexit sans accord vont s'efforcer de mettre à profit la rentrée parlementaire de ce mardi pour tenter de forcer la main de Boris Johnson et éviter au Royaume-Uni qu'il ne quitte l'Union européenne sans accord. Depuis qu'il a succédé à Theresa May à la tête du gouvernement, le 24 juillet dernier, le Premier ministre britannique répète en boucle que le Royaume-Uni quittera l'Union européenne le 31 octobre prochain "coûte que coûte", avec ou sans accord négocié avec Bruxelles, quelles que soient les conséquences.

    La perspective inquiète le Parti travailliste (opposition) et des frondeurs de son propre Parti conservateur qui redoutent les conséquences économiques et financières d'un no deal.

    Boris Johnson a prévenu lundi qu'il n'hésiterait pas à convoquer des élections anticipées le 14 octobre si le Parlement lui dictait sa conduite et a exclu tout report de la date du Brexit.

    Que vont faire les députés? Johnson va-t-il mettre sa menace à exécution? A suivre dans ce direct.

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    Boris Johnson a engagé un bras de fer avec le Parlement. ©EPA

  • Bonjour et bienvenue dans ce direct

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