Brexit: ce qui changera pour les citoyens le 1er janvier

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À ce jour, le Brexit aura été purement institutionnel, donc indolore pour les citoyens. Le Royaume-Uni coupe le cordon ce 1er janvier : c’est maintenant qu’on va commencer à en sentir les pleins effets.

Dans la nuit de la Saint-Sylvestre, les citoyens britanniques et européens ne bénéficieront plus de règles communes. Voici ce qui va changer.

VOYAGES

-Avant de savoir si un accord serait possible ou non, les deux parties ont adopté des mesures unilatérales qui évacuent certaines questions - pour peu que ces mesures soient prises de manière réciproque. Ainsi, il est prévu que les voyageurs soient exemptés de visa pour un séjour de courte durée (90 jours) de part ou d’autre de la Manche. De la même manière, des dispositions techniques doivent assurer la continuité des liaisons routières et aériennes.

-Mais se déplacer au Royaume-Uni sera moins anodin : des vérifications approfondies pourront être imposées lors des passages de frontières. Les voyageurs devront avoir en tête l’apparition de nouveaux obstacles administratifs: les permis de conduire ne seront plus automatiquement reconnus, et pour se rendre en Angleterre avec son chien, le passeport européen pour les animaux de compagnie ne sera plus reconnu.

- Le prix des communications pourrait augmenter: le droit des consommateurs européens à l'itinérance aux tarifs nationaux ne sera pas garanti, et les opérateurs mobiles britanniques pourront donc facturer des frais supplémentaires aux clients européens en itinérance.
-Le niveau de protection des passagers devrait être garanti. Les Européens devraient être protégés par des droits équivalents à ceux de l’UE quand ils voyageront vers le Royaume-Uni.

Il n’y aura pas de gros obstacle à voyager outre-Manche, par contre s’y établir deviendra beaucoup plus complexe.

MOBILITÉ

Il n’y aura pas de gros obstacle à voyager outre-Manche, par contre s’y établir deviendra beaucoup plus complexe, puisque le 1er janvier sonne le glas de la libre-circulation des personnes au Royaume-Uni. Les Européens qui résident depuis cinq ans sur les îles britanniques peuvent y obtenir un statut de résident permanent (settled status), en vertu de l’accord de divorce. Le statut donne le droit de résider de manière illimité au Royaume-Uni, d'y travailler, de bénéficier des services de santé publique (NHS), de poursuivre ses études, de bénéficier d'aides publiques.

Pour les autres, les déplacements vers le Royaume-Uni seront régis par la législation britannique sur l'immigration, et inversement. La coordination des régimes de sécurité sociale européenne cessera d'exister avec le Royaume-Uni, à l’exception d’un certain nombre de mesures prévues par l’accord de libre-échange, par exemple sur les pensions, la parentalité et les accidents de travail.

► ÉTUDES

Le Royaume-Uni abandonne le programme d’échange d’étudiants Erasmus. Les diplômes ne seront d’ailleurs plus reconnus de part et d’autre de la Manche.

► DONNÉES

Les transferts de données personnelles pourront continuer, mais devront respecter le RGPD et les règles et garanties de transfert vers les pays tiers. L'Union pourrait adopter une décision d'adéquation unilatérale si elle estime que le Royaume-Uni assure un niveau de protection adéquat.

Dossier Brexit

Quelles sont les conséquences du Brexit sur le commerce et sur votre portefeuille? Quelles relations l'Union européenne et le Royaume-Uni vont-ils entretenir à l'avenir? Voici un dossier pour suivre l'actualité du Brexit et en comprendre les enjeux.

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