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Brexit: comment s'accorder sur la frontière irlandaise?

Londres comme l'UE veulent éviter le rétablissement d'une frontière physique dans l'île afin de préserver l'Accord de paix du Vendredi Saint qui avait mis fin, en 1998, à trente ans de conflit sanglant entre unionistes majoritairement protestants et républicains catholiques en Irlande du Nord. ©BELGA

Theresa May va réitérer son opposition à l'UE sur le "backstop", solution préconisée par l'Union européenne pour régler le problème de la frontière irlandaise.

La Première ministre britannique Theresa May va réitérer ce lundi son opposition à la solution de l'UE pour résoudre le problème de la frontière irlandaise après le Brexit. Elle va aussi assurer que l'accord de retrait est presque finalisé. C'est ce qu'on indiqué ses services.

La discorde. Pour rappel, les négociations entre l'UE et Londres sur les conditions de leur divorce achoppent sur le sort de la frontière entre la province britannique d'Irlande du Nord et la République d'Irlande (membre de l'UE) après le Brexit, prévu le 29 mars 2019. Londres comme l'Union veulent éviter le rétablissement d'une frontière physique, mais leurs points du vue divergent sur la manière d'y parvenir et les deux parties n'ont pu s'accorder lors du sommet européen des 17 et 18 octobre à Bruxelles.

La position de Theresa May. "Comme je l'ai exposé la semaine dernière, nous ne pouvions accepter la première proposition de backstop de l'UE", doit dire May en informant la chambre des Communes de l'état d'avancement des négociations, selon des extraits de son intervention communiqués par ses services.

Qu'est-ce que le "backstop"? Cette solution, ("filet de sécurité"), prévoit de maintenir l'Irlande du Nord dans l'union douanière et le marché unique si aucune autre solution n'est trouvée. Elle "aurait impliqué la création d'une frontière douanière dans la mer d'Irlande et détruit l'intégrité du Royaume-Uni", selon May."Je crois qu'aucun Premier ministre britannique ne pourrait jamais l'accepter", doit-elle ajouter. "Moi certainement pas".

Au-delà de ce blocage sur la frontière irlandaise, l'accord de retrait du Royaume-Uni est bouclé à "95%", va assurer la cheffe du gouvernement conservateur. "Nous avons un large accord sur la structure et la portée de la future relation, avec d'importants progrès réalisés sur des questions comme la sécurité, les transports et les services".

Comment s'en sortir? Le ministre britannique chargé du Brexit, Dominic Raab, s'est dit ouvert dimanche à une éventuelle prolongation de la période de transition après la sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne, à condition qu'elle soit courte et qu'elle s'accompagne d'une "porte de sortie". Cette extension de la période de transition, actuellement prévue pour durer jusqu'à fin 2020, permettrait de donner un peu plus de temps à Londres et Bruxelles pour négocier leur future relation commerciale, tout en gardant ouverte la frontière entre la province britannique d'Irlande du Nord et la République d'Irlande (membre de l'UE) après le Brexit, principale pierre d'achoppement des négociations de divorce.

A suivre cette semaine. Selon la presse britannique, des députés de la majorité conservatrice s'apprêteraient à contester le leadership de Theresa May au cours de la semaine à venir, mécontents de sa stratégie de négociation sur le Brexit.

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