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Brexit: "Nous sommes à 90% d'accord avec les Britanniques"

"La recherche qui est la mienne est celle d'un accord avec les Britanniques, cet accord il est possible, il est souhaitable, il est difficile", a déclaré vendredi Michel Barnier . ©REUTERS

Michel Barnier, négociateur en chef de l'UE, prévient: la question de la frontière entre l'Irlande et la province britannique d'Irlande du Nord peut faire échouer les négociations sur l'accord autour du Brexit.

Après le sommet pour rien, après les propositions pour prolonger la période de transition, où en est la tentative d'accord autour du Brexit? Les Européens sont à 90% d'accord avec les Britanniques sur un accord de sortie qui reste cependant incertain en raison notamment de la question de la frontière irlandaise, à en croire Michel Barnier, négociateur en chef de l'Union européenne pour le départ du Royaume-Uni.

Nous sommes a 90% d'accord avec les Britanniques.
Michel Barnier
Négociateur de l'UE pour le Brexit

Theresa May et d'autres dirigeants européens se sont aussi dit confiants, jeudi, de pouvoir éviter un Brexit sans accord le 29 mars prochain, mais la Première ministre britannique devra pour cela surmonter le désordre au sein de sa propre majorité, ont prévenu plusieurs de ses partenaires européens.

"La recherche qui est la mienne est celle d'un accord avec les Britanniques, cet accord il est possible, il est souhaitable, il est difficile", a encore déclaré Michel Barnier sur France Inter. "Nous avons beaucoup travaillé sur cette première étape de la négociation, le traité je l'ai entre les mains", a-t-il dit, précisant que le texte comptait pour l'heure 168 articles et trois protocoles sur Chypre, Gibraltar et l'Irlande.

Il reste un point extrêmement grave qui est l'exigence de garantir qu'il n'y aura pas de frontière en Irlande.
Michel Barnier

LA PIERRE D'ACHOPPEMENT. "Il reste un point extrêmement grave qui est l'exigence de garantir qu'il n'y aura pas de frontière en Irlande." Le négociateur européen a reconnu que cette question sensible était susceptible de compromettre la conclusion d'un accord: "La réponse est oui." "Il faut un accord, je ne suis pas encore sûr que nous l'obtiendrons", a-t-il déclaré, démentant que les négociateurs européens soient animés par un esprit punitif: "A aucun moment il n'y a un esprit de revanche ou de punition."

Michel Barnier a cependant prévenu qu'"il n'y a pas de valeur ajoutée au Brexit, c'est une négociation négative" et estimé que si les Européens ne veulent pas imposer "un Brexit dur", "le Brexit ne peut pas être doux de toute façon".

Le Brexit ne peut pas être doux de toute façon.

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