Brexit: "pas de progrès suffisants"

©Photo News

Selon Michel Barnier, il n'y a "pas de progrès suffisants" pour passer à la 2e phase des négociations sur le Brexit.

Les eurodéputés réunis en séance plénière à Strasbourg appellent le Conseil européen (qui regroupe les dirigeants des Etats membres) à "retarder son évaluation pour savoir si des progrès suffisants ont été effectués" lors des négociations ouvertes fin août avec le Royaume-Uni.

Selon Michel Barnier, le négociateur en chef de l'UE pour le Brexit, il n'y a "pas de progrès suffisants" pour passer à la 2e phase des négociations:

"Nous n'avont pas encore réalisé aujourd'hui les progrès suffisants pour entamer en toute confiance la deuxième phase de la négociation, d'abord sur ce que serait (...) une éventuelle période de transition (...) puis ensuite une discussion sur le cadre de notre future relation."

D'après le texte soutenu par les principaux groupes politiques, le Parlement "est d'avis que lors du quatrième round de négociations (du 25 au 28 septembre) il n'y a pas eu de progrès suffisant sur les trois dossiers prioritaires. Quels sont ces trois dossiers?
→ les droits des citoyens européens installés au Royaume-Uni
→ la question de l'Irlande et de la province britannique de l'Irlande du Nord (en particulier de leur frontière commune)
→ le règlement des obligations financières du Royaume-Uni, évaluées à Bruxelles entre 60 et 100 milliards d'euros.

Barnier a énuméré devant les eurodéputés les "divergences sérieuses" qui persistent dans les discussions, "en particulier sur le règlement financier". "Nous n'accepterons pas de payer à 27 ce qui a été décidé à 28", a-t-il martelé. Son analyse bénéficie d'un large soutien au sein de l'hémicycle européen.

En quoi consistera cette deuxième phase de négociations? Elle  devrait notamment se pencher sur ce qu'une période de transition représenterait, et ensuite sur le cadre des futures relations" avec Londres.

Si Michel Barnier se réjouit de "la nouvelle dynamique" impulsée depuis les propositions de Mme May présentées à Florence, il reconnaît que "nous sommes loin encore d'atteindre le moment - il faudra plusieurs semaines ou plusieurs mois - où nous pourrons constater des progrès suffisants sur le principe du retrait ordonné" du Royaume-Uni. Ce n'est pas l'avis de Theresa May, plus optimiste, pour qui "de très bons progrès ont été faits".

Pour rappel, c'est le Parlement européen qui doit avoir le "dernier mot" dans les tractations entre Bruxelles et Londres en donnant - ou pas - son feu vert à l'accord de retrait négocié.

Lire également

Publicité
Publicité
Publicité
Publicité

Contenu sponsorisé

Partner content