"C'est la fin du début des négociations sur le Brexit"

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La Commission européenne estime que les négociations autour du Brexit ont abouti à des "progrès suffisants". Elle recommande le passage à la deuxième phase des négociations.

Les négociations sur le Brexit vont pouvoir rentrer dans leur deuxième chapitre. La Commission européenne a en effet estimé ce vendredi que les "progrès suffisants" ont été atteints sur les conditions du divorce avec le Royaume-Uni.

Il revient désormais au Conseil européen, instance qui regroupe les dirigeants des Etats membres, de valider le constat de la Commission. "Si les 27 États membres acceptent notre évaluation, nous, la Commission européenne et notre négociateur en chef Michel Barnier, sommes prêts à entamer immédiatement les travaux de la deuxième phase des négociations", a précisé Jean-Claude Juncker qui rencontrait Theresa May à Bruxelles ce matin.

Compromis

Les négociations ont été difficiles et se sont poursuivies toute la nuit. Mais à l'aube, l'accord qui a été couché sur le papier permet de débloquer une nouvelle porte. "C'est la fin du début des négociations", a résumé le Premier ministre irlandais Leo Varadkar. 

Jean-Claude Juncker précise qu'"il s'agit d'un compromis" qui aborde les trois dossiers jugés prioritaires (les détails ici). Concrètement:

Citoyens expatriésles droits des Européens vivant au Royaume-Uni et des citoyens du Royaume-Uni vivant dans l'Europe des 27 ne changeront pas.
Irlande: il ne devrait pas y avoir de frontières dures
 entre l'Irlande et la province britannique d'Irlande du Nord.
Règlement financier: le montant de la facture du Brexit est estimé entre 40 et 45 milliards d'euros, selon Downing Street, mais aucun montant n'est présent dans cet accord même si les deux camps affirment s'être accordés sur une "méthodologie"

Mais d'autres aspects ont également été abordés pendant ces négociations, dont celui des relations commerciales après le divorce. Michel Barnier a ainsi annoncé que l'UE travaillera sur un accord commercial avec le Royaume Uni sur le modèle de celui conclu avec le Canada.

Il y a certainement encore du pain sur la planche. Mais le négociateur en chef ne compte pas chômer et prévoit un accord final pour octobre 2018.

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