Combien coûtera au final le Brexit?

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Le président du parlement européen, Antonio Tajani, fustige le manque de clarté de la position britannique face au Brexit. Il fixe aussi le coût de la facture entre 50 et 60 milliards d'euros.

Le président du Parlement européen a fustigé la position du Royaume-Uni sur sa facture de sortie. La première ministre Theresa May s'est bien engagée à respecter les engagements financiers pris par son pays vis-à-vis de ses partenaires de l'Union, mais selon  le bord d'où on se place, la valeur de cet engagement varie du simple au triple.

Alors que Londres est prêt à régler un chèque de 20 milliards d'euros, le président du parlement européen, Antonio Tajani, a estimé lors d'un passage dans l'émission BBC Newsnight que la facture du Brexit à 50 à 60 milliards" d'euros. "Il faut être réaliste mais le gouvernement britannique n'est pas réaliste. Vingt milliards, ce sont des clopinettes. Le problème se situe plus autour de 50 ou 60 milliards, c'est ça la réalité."

50 à 60 milliards d'euros
"Vingt milliards, ce sont des clopinettes. Le problème se situe plus autour de 50 ou 60 milliards, c'est ça la réalité," lance Antonio Tajani.

A la veille de son discours à Florence en septembre dernier, Theresa May avait indiqué être prête à verser 20 milliards à l'Union européenne. La contribution annuelle du Royaume-Uni au budget européen est de 12 milliards. "Nous voulons récupérer notre argent, exactement comme le disait Madame Thatcher il y a 30 ou 40 ans", martèle Antonio Tajani en référence au célèbre "I want my money back" de l'ancienne Première ministre britannique. Les chiffres de 60 à 100 milliards d'euros avaient été énoncés comme montants que l'Europe espérait récupérer.

À la veille d'un sommet européen au cours duquel Londres entend demander plus de souplesse à ses partenaires, l'élu italien fustige aussi le manque de clarté de la position britannique dans les négociations avec la Commission européenne. "Nous voulons savoir ce que souhaite le Royaume-Uni. C'est ça le problème. Ce n'est pas clair." Il déplore aussi le manque d'unité dans les rangs britanniques. "Il y a tellement de positions différentes. Pour nous, c'est assez difficile à comprendre."

Ces divisions ont également été critiquées par le Premier ministre irlandais, Leo Varadkar. "C'est assez compliqué de négocier quand ceux qui souhaitent quitter l'UE ne semblent pas vraiment d'accord entre eux."

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