Comment la douane belge se prépare au Brexit

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L'impact du Brexit sur la douane belge sera important, selon les autorités fédérales. Les ports et les aéroports seront les points les plus concernés au moment où le Royaume-Uni quittera l'union douanière.

L’administrateur général des Douanes, Kristian Vanderwaeren, et le vice-Premier ministre et ministre des Finances Alexander De Croo ont présenté, ce mardi en commission, le travail des Douanes pour préparer le Brexit en Belgique et l’impact sur les entreprises. Selon M. Vanderwaeren, le Brexit aura pour conséquence de faire augmenter de 14% le nombre de déclarations à l’export et de 47% à l’import. "L’impact du Brexit sur la douane belge est important. Les points les plus concernés sont les ports et aéroports, notamment Zeebruges mais aussi la gare du Midi", commente l’administrateur général.

Pour faire face à cet afflux de travail supplémentaire, les Douanes ont prévu l’embauche de 386 équivalents temps plein. Tous n’ont pas encore pu être effectivement embauchés vu la concurrence sur le marché du travail.

Les Douanes ont également contacté 300 entreprises britanniques qui exportent vers la Belgique. Elles ont aussi pris attache avec 1.700 des 7.000 sociétés qui n’avaient pas encore de numéro Eori (Economic operator registration and identification) pour leur proposer une déclaration douanière simplifiée et un contrôle des marchandises à l’endroit où la société est établie et pas à Zeebruges ou Anvers afin de pallier l’encombrement attendu. Un call-center (0257 55 555) a enfin été mis en place et a déjà reçu 500 appels.

L’administrateur général des Douanes a aussi évoqué le recrutement de 40 personnes au service recherches. Les 28 nouveaux douaniers arrivant à la gare du Midi pour le contrôle des passagers débarquant de l’Eurostar ont subi un stress test permettant de mieux évaluer les besoins. Ce stress test s’est avéré insuffisant, explique Kristian Vanderwaeren,et des aménagements sont en cours. Et si le Brexit ne se fait pas? "Une fois que vous êtes embauché et que vous faites le travail que l’on vous demande, vous restez dans la douane", sourit M. Vanderwaeren.  

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