En cas de rejet de l'accord de Brexit, "nous pourrions ne jamais sortir" de l'UE

©REUTERS

Theresa May met la pression sur les Européens et sur les députés britanniques pour sortir de l'impasse les discussions sur le Brexit. Et elle commence sérieusement à s'interroger sur l'issue des discussions...

En cas de rejet de l'accord de Brexit, "nous pourrions ne jamais sortir" de l'UE, a lancé la Première ministre britannique Theresa May. Le Brexit pourrait ne jamais se produire si un nouveau référendum était organisé, a-t-elle précisé. En effet, un deuxième référendum pourrait devoir être organisé au Royaume-Uni si le Brexit était repoussé, selon elle. Et l'issue de ce nouveau référendum pourrait empêcher le Brexit de se produire ce qui serait, selon May, une trahison des électeurs.

Mon message (à l'UE) est : c'est le moment d'agir. Nous avons travaillé dur ensemble au cours des dernières années pour aboutir à un accord.
Theresa May
Première ministre britannique

Elle a aussi mis en garde les députés britanniques contre la tentation de rejeter l'accord qu'elle a conclu avec Bruxelles fin novembre, après un premier rejet mi-janvier:

  • "Soutenez cet accord et le Royaume-Uni sortira de l'Union européenne. Rejetez-le et personne ne sait ce qui se produira."
  • "Nous pourrions rester dans l'UE encore de nombreux mois. Nous pourrions sortir sans la protection d'un accord. Nous pourrions ne jamais sortir."

Elle a demandé, aussi, à l'Union un effort supplémentaire pour que l'accord de divorce puisse être adopté par le Parlement britannique au cours d'un vote crucial de mardi prochain.

Backstop

La clause de sauvegarde ("backstop") nord-irlandaise, c'est ce mécanisme de dernier recours qui doit éviter le rétablissement de contrôles douaniers le long des 500 km de frontière entre la République d'Irlande et la province britannique d'Irlande du Nord.

Theresa May se doit de peaufiner sa stratégie. Le temps presse: négociateurs britanniques et européens se trouvent dans une impasse à propos du backstop. Theresa May tente d'obtenir de la part de Bruxelles des garanties sur le caractère temporaire de ce "backstop" afin de convaincre le Parlement britannique d'adopter l'accord de Brexit. 

Une semaine cruciale

Si les députés britanniques rejettent mardi prochain l'accord de retrait, Theresa May leur demandera le lendemain s'ils veulent quitter l'UE sans accord. S'ils rejettent un "no deal", elle leur soumettra jeudi une proposition de report "limité" du Brexit, prévu le 29 mars.

©AFP

Lire également

Publicité
Publicité