Entre effervescence et larmes pour l'adieu du Parlement européen aux Britanniques

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Le Parlement européen vote ce mercredi pour ratifier le traité de retrait sur les modalités du divorce entre le Royaume-Uni et l'Union européenne. Une journée particulière chargée d'émotion, deux jours avant la sortie des Britanniques.

Des eurodéputés en larmes s'étreignent sur l'Hymne à la joie, Nigel Farage triomphe devant les caméras: journée intense mercredi au Parlement européen à l'heure du vote historique sur le Brexit, qui marque le départ des élus britanniques.

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"It's not goodbye, it's au revoir": le message s'affiche sur grand écran dans la salle où le groupe des sociaux-démocrates (S&D) a organisé une cérémonie d'adieu en l'honneur des députés du Labour.

À la tribune, la cheffe du groupe parlementaire, l'Espagnole Iratxe Garcia Perez, essuie quelques larmes. Le président du Parlement, David Sassoli, tente de la consoler.

"Unis dans la diversité"

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Face à elle, les eurodéputés du Labour brandissent avec fierté des écharpes rouges et bleues, aux couleurs des drapeaux européen et britannique: "Unis dans la diversité". L'élu Rory Palmer en a eu l'idée. "Je me suis dit qu'une écharpe de football pouvait symboliser l'amitié toute particulière entre le Royaume-Uni et nos amis européens, qui va perdurer après cette semaine si triste".

Certains pleurent, d'autres s'embrassent. Les "standing ovations" se succèdent. Tous veulent croire au retour, un jour, du Royaume-Uni.

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Mr Brexit, l'homme fort du moment

Contraste frappant avec Nigel Farage, l'homme fort du Brexit, qui, lui, ne boude pas son plaisir: "Cela fait vingt ans que j'essaie de perdre mon boulot, ça arrive enfin!" s'amuse celui qui a été réélu à quatre reprises depuis son premier mandat d'eurodéputé en 1999. Mercredi soir, à 20h00, il quittera Bruxelles en Eurostar, direction Londres.

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Pour son ultime conférence de presse bruxelloise, il assure le show, tout sourire devant ses supporters, qui s'esclaffent à chaque bon mot. "Voici l'homme du moment, Mr Brexit", l'introduit son chargé de communication, qui demande à ce qu'il n'y ait dans la salle "ni applaudissements, ni sifflets".

Farage, élu dans une institution qu'il rejette mais qui lui a offert sa notoriété, le reconnaît: il a aimé jouer le rôle du "méchant". Et revendique la théâtralité de son personnage. Il espère que le Royaume-Uni deviendra un concurrent pour l'UE, dont il souhaite la fin, et que le Brexit entraînera d'autres départs, citant la Pologne, le Danemark et l'Italie.

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