Jean-Claude Juncker est triste

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Les eurosceptiques crient victoire après le "non" néerlandais sur l'Ukraine alors que la menace du Brexit plane. Mais où va l'Union européenne?

Les Néerlandais ont dit "non" hier soir. "Non" à un accord entre l'UE et l'Ukraine (un nouveau camouflet pour l'unité européenne) et en filigrane, "non" à l'Union européenne. Depuis, les eurosceptiques jubilent, quelques mois avant le vote des Britanniques sur un éventuel "Brexit". 

• "Il s'agit d'une nouvelle motion de défiance du peuple contre les élites de Bruxelles et de La Haye", a déclaré le député néerlandais eurosceptique Geert Wilders.

• La présidente du parti français d'extrême droite Front national, Marine Le Pen, a qualifié la victoire du non de "triomphe des forces patriotes", ajoutant sur Twitter soutenir "de toutes (ses) forces" la sortie de l'UE de la Grande-Bretagne.

• Pour le Britannique Matthew Elliott, directeur du mouvement "Vote Leave" en faveur du Brexit, "les citoyens à travers l'Europe en ont marre de donner plus d'argent et plus de pouvoir à des bureaucrates sans visages".

Jean-Claude Juncker, le président de la Commission européenne, s'est dit "triste" du résultat. Relativisons toutefois: avec un taux de participation de seulement 32%, ce vote ne peut toutefois être considéré comme représentatif de l'ensemble de l'électorat néerlandais.

23 juin 2016

Cette défiance des Néerlandais vis-à-vis de Bruxelles va-t-elle motiver les Britanniques à voter pour une sortie de l'Union? Le Premier ministre britannique David Cameron espère que non. Il s'agit selon lui, "d'une question très différente".

La Grande-Bretagne organise un référendum le 23 juin prochain et le chef d'État a appelé les jeunes Britanniques à voter en faveur du maintien du Royaume-Uni dans l'Union européenne, affirmant qu'ils seraient les premières victimes d'un éventuel Brexit.

"C'est vous qui avez le plus à gagner au maintien du Royaume-Uni dans une Union européenne réformée, mais aussi le plus à perdre si nous nous en allons."
David Cameron
Premier ministre britannique

Une sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne constituerait un dangereux saut dans "l'inconnu", a estimé mercredi la patronne du Fonds monétaire international (FMI) Christine Lagarde. "Le risque d'un Brexit est source d'inquiétude, parce que c'est synonyme d'incertitude et d'appréhension et parce que le système qui en découlerait est totalement inconnu", a estimé la dirigeante lors d'un forum à New York.

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