Rory Stewart éliminé de la course au leadership tory

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Le plus proeuropéen des candidats au leadership du parti conservateur et à la succession de Theresa May à Downing Street a été éliminé lors du troisième vote interne.

Sa prestation réussie, lors du débat télévisé de la veille, n’a pas suffi à qualifier Rory Stewart pour le dernier carré. Un sondage de YouGov a pourtant indiqué qu’il avait emporté l’adhésion de 35% des téléspectateurs, loin devant Boris Johnson (21%).

Les députés conservateurs lui ont finalement préféré Boris Johnson (143 votes), Jeremy Hunt (54 votes), Michael Gove (51), et même Sajid Javid (38). Avec 33 voix, Rory Stewart a perdu 10 unités par rapport au vote de la veille, une érosion qui pourrait s’expliquer par la volonté de certains anciens remainers de sécuriser la qualification de Jeremy Hunt.

Rory Stewart a peut-être trop ébranlé certaines bases de l’idéologie tory, en remettant en question la pertinence des impôts bas. Il a aussi trop insisté sur l’idée que la stratégie des quatre candidats dans le processus du Brexit – sortir de l’UE quoi qu’il arrive le 31 octobre – était irréaliste.

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La première phase de ce processus de désignation d’un nouveau leader se termine ce jeudi, avec deux votes organisés en milieu (14h) et en fin de journée (19h), pour éliminer un candidat à chaque fois et désigner les deux finalistes, qui auront ensuite un mois pour convaincre les 160.000 membres du parti conservateur. Le successeur de Theresa May à Downing Street sera connu le 22 juillet. Malgré une entrée en campagne menée au ralenti, la qualification de Boris Johnson pour cette deuxième phase est quasiment acquise.

Le vrai duel de ce "super Thursday" opposera Jeremy Hunt à Michael Gove.

  • Actuel ministre des Affaires étrangères, Hunt se dit prêt à assumer un Brexit sans accord, tout en affirmant sa volonté de l’éviter. Il considère la montée du parti du Brexit comme un danger supérieur à celui d’un Brexit sans accord.
  • Michael Gove était le co-leader de la campagne du Leave en 2016. Il avait dissuadé Boris Johnson de se présenter à la succession de David Cameron, deux semaines après le référendum, en annonçant sa candidature surprise. Il compte réclamer un nouveau délai à Bruxelles pour négocier un meilleur accord de retrait.

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