La Chambre des Lords adopte la loi pour reporter le Brexit

La Chambre des Lords ©AFP

Après la Chambre des Communes, c'est au tour de la Chambre des Lords de s'opposer catégoriquement à un "No deal". Elle a ainsi adopté ce vendredi la loi, votée mercredi par le Parlement, visant à reporter le Brexit.

La Chambre des Lords britanniques a adopté définitivement ce vendredi le texte de loi visant à bloquer une sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne sans accord, infligeant une nouvelle défaite au Premier ministre Boris Johnson, opposé à une telle initiative.

Cette législation, qui demande à Johnson de solliciter auprès de Bruxelles un report de trois mois du Brexit prévu le 31 octobre, doit entrer en vigueur dès lundi après approbation de la reine Elizabeth.

Cette loi donne au gouvernement jusqu'au 19 octobre pour conclure un nouvel accord de divorce avec Bruxelles ou pour obtenir l'aval du Parlement à une sortie sans accord.

Il donne au gouvernement jusqu'au 19 octobre pour conclure un nouvel accord de divorce avec Bruxelles - la date retenue suit le prochain conseil européen des 17 et 18 octobre à Bruxelles - ou pour obtenir l'aval du Parlement à une sortie sans accord, alors que la Chambre des communes a déjà voté à plusieurs reprises contre la perspective d'un "no deal".

Si le gouvernement Johnson ne remplit pas l'une ou l'autre de ces conditions, la proposition de loi engage le Premier ministre à demander un nouveau report du Brexit jusqu'au 31 janvier prochain.

Le bras de fer se poursuit

Le bras de fer entre Johnson et l'opposition va donc se poursuivre la semaine prochaine. Le Parti travailliste et d'autres formations de l'opposition ne voteront pas lundi la motion que Boris Johnson entend soumettre à la Chambre des communes pour obtenir la tenue d'élections anticipées dès le 15 octobre. L'initiative du Premier ministre semble donc une nouvelle fois mathématiquement vouée à l'échec, les règles en vigueur au Royaume-Uni exigeant que la motion soit approuvée par les deux tiers de l'assemblée, soit 434 voix. Or, le Labour représentant à lui seul 247 des 650 élus, sans les voix de ses députés, ce seuil est hors de portée.

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Mercredi soir déjà, une première tentative avait échoué, seuls 298 députés s'y étant déclarés favorables. Les 35 élus du Parti national écossais (SNP) feront de même, a annoncé leur leader à Westminster, Ian Blackford, au micro de la BBC. A l'instar des autres formations de l'opposition, le SNP est partant pour un scrutin anticipé mais pas aux conditions fixées par Johnson. "Nous aurons ces élections quand le moment sera opportun mais je vais vous faire cette promesse: nous n'aurons pas attendre longtemps", a-t-il dit.

Interrogée sur Sky News, la cheffe de file des élus gallois du Plaid Cymru aux Communes, Liz Saville Roberts, a déclaré que cela signifiait que les élections n'auraient pas lieu avant le 31 octobre. Les partis d'opposition redoutent que des élections à la mi-octobre puissent permettre à Boris Johnson de réussir tout de même à faire sortir le Royaume-Uni de l'Union européenne sans accord. Ils veulent d'abord que leur proposition de loi visant à empêcher un Brexit sans accord le 31 octobre ait été définitivement adoptée et promulguée.

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