La solution post-Brexit pour l'industrie britannique

©AFP

Le gouvernement britannique a donné lundi le coup d'envoi de sa nouvelle stratégie industrielle, avec pour objectif d'investir dans des secteurs clés pour en augmenter la productivité et prévenir d'éventuels problèmes causés par le Brexit.

D'abord évoqué du bout des lèvres en janvier dernier par la Première ministre Theresa May, le plan censé donner un coup de fouet à l'industrie britannique entre dans le concret.

Ce lundi, le gouvernement May a dévoilé sa "nouvelle" stratégie industrielle, tournée davantage vers la recherche et l'innovation. Le but est de soutenir une économie qui peine à répondre aux premiers effets du Brexit et qui se distingue par sa faible productivité. Mais alors que certains s'attendaient à des mesures spectaculaires, les annonces du jour tracent la route à suivre pour faire du Royaume-Uni "le pays le plus innovant du monde d'ici 2030".

"Toute stratégie sérieuse doit répondre aux faiblesses qui nous ont bloqués pour atteindre notre potentiel et mettre en valeur nos points forts et c'est ce que fait cette Stratégie Industrielle."
Greg Clark
Ministre britannique des Entreprises

Sur quels secteurs le Royaume-Uni va-t-il miser?

Les sciences de la vie sont l'un des quatre secteurs visés par le gouvernement avec le bâtiment, l'intelligence artificielle et l'industrie automobile.

Theresa May s'est assurée, quelques heures avant la publication des détails de son plan, d'importants investissements de la part de la société pharmaceutique MSD, connue sous le nom de Merck & Co aux Etats-Unis, et du spécialiste allemand du diagnostic Qiagen.

Les deux entreprises n'ont toutefois pas chiffré le montant de leurs investissements. Le Financial Times estime à plus d'un milliard de livres (1,1 milliard d'euros) le montant de ces investissements, mais ni MSD ni Qiagen n'ont donné de chiffres. MSD a annoncé son intention d'ouvrir à Londres en 2020, soit après le Brexit, un centre de recherche. De son côté, Qiagen veut développer un centre dédié au génome et au diagnostic à Manchester, qui pourrait aboutir à la création de 800 emplois. 

2,4%
Le premier objectif d l'exécutif britannique est de faire remonter la proportion d'investissement en R&D au niveau moyen des pays de l'OCDE, en l'élevant de 1,7% actuellement à 2,4% d'ici 2027.

Qu'en pensent les patrons?

Le patronat britannique a réservé un accueil plutôt favorable aux annonces du gouvernement, en espérant une mise en musique rapide. "Le plus dur commence maintenant (...). Le CBI presse le gouvernement de poursuivre sur cette route, en passant rapidement de la stratégie à l'action", a noté la principale organisation patronale britannique.

Reste donc à se retrousser les manches et à faire preuve d'ingéniosité pour dégager des moyens financiers suffisants. Dans le projet de budget présenté la semaine dernière devant le Parlement britannique, le gouvernement a revu en baisse ses prévisions de croissance d'une économie plombée par le Brexit sur les cinq prochaines années. Greg Clark, le ministre des Entreprises, a souligné que ce nouveau plan industriel améliorerait les infrastructures et l'environnement économique pour au final améliorer la productivité du pays.

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